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Jules Guesde : naissance de "L’Égalité", 1877

dimanche 12 janvier 2020, par René Merle

Première affirmation publique d’un courant guesdiste, soutenu par la social démocratie allemande et critiqué par les libertaires jurassiens

Vous avez pu approcher dans deux articles précédents les débats qui agitaient le socialisme français au tournant des XIXe et XXe siècles.
Congrès unitaire des organisations socialistes, Salle Japy, 1899
Jaurès – Guesde - discours de Lille, 1900
Tout éparpillé qu’il soit, le socialisme est alors devenu une force.
Il pouvait avec fierté se retourner sur sa fragile naissance, vingt ans auparavant.
Comment à ce sujet ne pas évoquer la grande figure de Guesde et la naissance de son journal, l’Égalité ?
Ce sera le sujet de cet article.

Après la terrible saignée de l’écrasement de la Commune, en 1871 et les longues années de répression et d’étouffement, les courants socialistes, souvent opposés, renaissent au grand jour avec la fin de la République autoritaire et conservatrice, et les premières amnisties de Communards (l’amnistie entière n’aura lieu qu’en 1880).
Jules Guesde [1845], journaliste républicain sous le Second Empire, avait soutenu la Commune dans la presse de Toulouse et Montpellier, ce qui lui valut condamnation. Pour échapper à la prison, il se réfugia en Suisse, puis à Milan. Dans cet exil, il entra en contact avec des militants de l’Association internationale des Travailleurs. Il fut d’abord proche des internationalistes de la Fédération jurassienne, opposés aux conceptions de Marx quant à la structure et la finalité de l’organisation ; ces libertaires condamnaient l’organisation centralisée, et selon eux autoritaire, que Marx voulait mettre en place, et demandaient l’autonomie entière des groupes de l’Internationale. Progressivement cependant, Guesde s’initie aux thèses marxistes, sans les partager entièrement.
Il a l’autorisation de rentrer en France en 1876, et écrit dans la presse radicale avancée (la majorité des ouvriers politiquement sensibilisés votent alors radical). Mais il voit au-delà, et envisage la création d’un parti ouvrier, indépendant des partis républicains bourgeois, centristes ou radicaux, et pour cela il envisage de créer un journal qui apporterait à la classe ouvrière la connaissance des fondamentaux de la théorie marxiste. Ce sera l’hebdomadaire l’Égalité.
Sur Guesde, on consultera l’ouvrage indispensable : Claude Willard, Jules Guesde, l’apôtre et la loi, Éditions ouvrières, 1991

Soyons clairs, revenir sur ces lointains, oh combien lointains débuts du socialiste moderne, ne consiste pas à baiser des reliques sacrées, bien que l’émotion soit là devant le courage de ces quelques-uns qui, dans un climat particulièrement hostile, ont su relever la tête et comprendre les temps nouveaux. Mais, de même qu’un individu ne peut se comprendre sans ce qu’il faut dans sa prime enfance, il m’apparaît pertinent de situer le socialisme du XXe siècle, et ce qu’il en reste au XXIe siècle, par rapport à ses origines. Je donne ici des documents, et, je le dis encore une fois, je renvoie à la lecture des historiens spécialistes de la période [1].
L’Égalité devait paraître tous les samedis, elle se heurtera aussitôt aux amendes, aux perquisitions, et enfin à la suspension de parution...

Voici des extraits du premier numéro, 18 novembre 1877.
Il faut évidemment le situer dans son contexte politique immédiat.
Dans la bataille ouverte par la crise du 16 mai 1877, qui opposa le Président Mac Mahon à la Chambre des députés républicaine nouvellement élue après sept ans de république conservatrice et autoritaire, les républicains modérés ou radicaux ont fait bloc. Mais quid des socialistes ?
L’éditorial de ce n°1 précise clairement la position de Guesde et de ses amis, déjà affirmée par le « et » du sous-titre : « Journal républicain et socialiste ». Dans la bataille contre les conservateurs et royalistes, les socialistes sont aux côtés des républicains bourgeois. Mais, instruits par l’histoire, ils conserveront et affirmeront leur autonomie afin de défendre les intérêts économiques et sociaux du prolétariat, dont les républicains bourgeois se soucient peu.
« En paraissant en pleine crise politique, L’Égaliténe se fait pas d’illusion sur les objections qui l’attendent de la part du parti républicain gouvernemental, et dont le dernier speech de M. Jules Ferry suffirait à nous donner un avant-goût.
Le moment est « mal choisi », diront les plus honnêtes, ceux qui n’ont pas élevé la calomnie à la hauteur d’un principe.
A quoi nous répondrons tout d’abord, en appelant au témoignage de tous nos amis, que nous n’avons pas choisi le moment. Voilà plus d’un mois que nous renvoyons de samedi en samedi notre premier numéro, dans l’espérance que le verdict du 14 octobre [1] aura reçu sa pleine exécution. Et ce n’est pas notre faute si, par suite de l’attardement des gauches dans la voie parlementaire, cette lutte scandaleuse d’une coterie [2] contre une nation n’a pas encore pris fin.
Nous adressant ensuite à la franchise des républicains bourgeois, nous leur demandons si jamais un moment leur eût paru « bien choisi » pour battre en brèche les privilèges économiques de leur classe, en les mettant au défi, pour peu qu’ils soient sincères, de nous répondre autrement que par la négative.
Les seuls à avoir qualité pour nous prendre à parti en cette circonstance, seraient donc les travailleurs, dont nous devons être l’organe.
Mais, de ce côté, nous sommes parfaitement tranquille.
La classe ouvrière a une conscience trop nette de ses intérêts pour ne pas comprendre que c’est précisément à la veille de la bataille qu’il importe de ne pas laisser de doute à la bourgeoisie libérale sur les conditions du concours que nous sommes décidés à lui donner jusqu’au bout contre l’ennemi commun, et de proclamer bien haut qu’il ne s’agit pas pour le prolétariat de tirer une fois de plus les marrons du feu pour le compte des politiciens de profession, mais de déblayer le terrain sur lequel puissent dignement et utilement se produire ses revendications, celui de la République républicaine. »
L’éditorial n’est pas signé, et le journal s’en explique un peu plus loin :
« La rédaction de l’Égalité se compose d’écrivains démocratiques dont le public connaît déjà la plume et les convictions. Plus soucieux de proposer des idées justes que de faire du bruit autour de leurs noms, ils ne croient pas devoir s’astreindre à cet usage de la signature individuelle, qui a tant fait pour substituer les questions de personnes aux questions de doctrines, la presse de scandales à la presse de principes. Le journal y gagnera en cohésion et en dignité. Ses rédacteurs se consoleront sans peine de ce qu’ils pourront y perdre en banale renommée. »


Le journal présente ensuite ses principaux collaborateurs :
En ce qui concerne les collaborateurs français du déjà vétéran Jules Guesde (1845), on rencontre une jeune brigade d’étudiants parisiens radicaux peu ou prou gagnés aux thèses collectivistes, qui aimaient se retrouver dans le même café et qui avaient participé déjà à l’aventure de la publication républicaine avancée née en février 1876, Les droits de l’Homme, journal politique et littéraire : l’étudiant en droit Deville, le professeur de droit Girard (pseudonyme : Gerbier), l’étudiant en médecine Massard, le journaliste Oudin. Il ne s’agit pas d’un engagement sans risques : le gérant, Darrieux, sera condamné quelques mois plus tard à un an de prison et 1000 F. d’amende pour délit de presse (il fuira en Espagne pour échapper à la prison et mourra peu après).
Donc, on le voit, cette proclamation éditoriale n’émane en rien de la classe ouvrière. Nous sommes dans le schéma classique de la conscience théorique et politique apportée de l’extérieur à un mouvement ouvrier spontanément corporatiste.

Quid maintenant des collaborateurs étrangers ?
« Voulant donner une place de premier ordre à l’étude du mouvement social à l’étranger, l’Égalité s’est assurée, dans ce but, un personnel de correspondants tel qu’aucun journal n’en a possédé depuis nombre d’années.
Des correspondances d’Allemagne nous seront adressées par les citoyens Bebel et Liebknecht, les deux députés socialistes au Parlement allemand qui protestèrent en 1870-71, au prix de leur liberté, contre la guerre franco-prussienne et l’annexion de l’Alsace-Lorraine [3], et à qui plus qu’à nul autre revient l’honneur d’avoir organisé cette démocratie socialiste allemande qui compte aujourd’hui douze députés et plus d’un demi-million d’électeurs.
Notre correspondant de Belgique est le docteur César de Paepe, le célèbre collectiviste dont les rapports sur la propriété foncière et l’organisation des services publics excitèrent jadis une si grande sensation.
Nos correspondants d’Italie sont deux hommes aimés et estimés du prolétariat italien : le citoyen Tito Zanardelli, le fondateur de l’Agitatore, qui fit une si belle campagne à Lugano, et le citoyens Gnocchi-Viani, le principal rédacteur de la Plèbe de Milan, aujourd’hui arrivée à sa quatorzième année d’existence. »

Donnons quelques précisions biographiques sur ces collaborateurs allemands et italiens.

— Allemagne :
Wilhelm Liebknecht [1826]. Étudiant, Liebknecht avait participé à la Révolution allemande de 1848-1849 dans les corps francs ouvriers, il y avait rencontré Engels. Exilé à Londres après l’échec de la Révolution, il y rencontre Marx, adhère à la Ligue des Communistes. Avec l’amnistie de 1862, il peut retourner en Allemagne. Il adhère à l’Association Internationale des Travailleurs, fondée en 1864, et y rencontre un autre militant, l’artisan tourneur August Bebel [1840]. En 1867 tous deux fondent le Sächsische Volkspartei, (Parti populaire saxon) puis en 1869 le Sozialdemokratische Arbeiterpartei (SDAP, Parti social-démocrate des travailleurs), quise réclame des thèses marxistes. En 1875, le SDAP fusionne avec la socialiste réformiste ADAV (Allgemeiner Deutscher Arbeiterverein, Association générale des travailleurs allemands) pour former le SAP (Sozialistische Arbeiterpartei, Parti ouvrier socialiste).

— Italie :
La Plebe, journal initialement démocrate et républicain mazziniste, était devenu socialisant après la Commune de Paris. Benoît Malon l’avait encouragé à se dégager des positions bakouninistes. Engels y avait publié. Animé notamment par le journaliste Tito Zanardelli [1848], le journal avait été rejoint en 1876 par le journaliste Osvaldo Gnocchi-Viani [1837]. Sous leur impulsion est créé la même année la Fédération internationaliste des travailleurs de l’Italie du Nord, opposée aux anarchistes et à l’action insurrectionnelle sans support populaire. En mai 1877 Gnocchi-Viani signait dans la Plebe un manifeste pour la création d’un Parti socialiste italien.
On le voit, les collaborateurs allemands et italiens sont des pionniers de l’organisation du parti socialiste ouvrier dont rêve Jules Guesde.

Le journal précise enfin :
« Nos lettres d’Espagne nous seront fournies par le citoyen Digeon, le proscrit de Décembre, qui, à la suite du mouvement communaliste de Narbonne, fut en 1872 acquitté, par la cour d’assises de Rodez, après avoir prononcé une si courageuse défense.
Nos correspondances de Suisse, d’Angleterre, de Russie, d’Amérique, sont également confiées à des hommes de savoir solide et de fortes convictions, grâce auxquels nous serons tenus intégralement au courant de tout ce mouvement social étranger sur lequel il est si difficile d’obtenir, dans notre pays, des renseignements sincères et précis [4]. »

Répercussions de la parution de L’Égalité

Il est intéressant de voir quelles ont été les répercussions immédiates, tant du côté du jeune et vigoureux Parti socialiste des ouvriers allemands, se réclamant du marxisme, que du côté des internationalistes bakouniniens, hostiles aux marxistes et à l’organisation des travailleurs en partis ouvriers. Je reviendrai plus en détail sur cet antagonisme entre les deux courants du mouvement ouvrier, entériné par la scission de l’Association internationale des Travailleurs (AIT) en 1872.
L’annonce de la parution de l’Égalité est ainsi commentée dans le Bulletin de la Fédération jurassienne de l’Association internationale des Travailleurs (4 novembre 1877), qui est en fait l’organe international des« antiautoritaires » bakouniniens :
« France – On nous écrit de Paris :
Il va se publier ici un journal qui s’annonce comme socialiste et qui s’appellera l’Égalité ; le premier numéro paraîtra le 10 novembre. Ce sera une partie de la rédaction de feu les Droits de l’Homme et le Radical qui fera ce journal, sous la direction de M. Jules Guesde (ce même M. Guesde qui dans le Radical a traité si injustement les socialistes italiens [5] ; cela suffit pour que vous puissiez juger des véritables tendances de cette nouvelle publication. On annonce que les correspondants pour l’Allemagne seront Bebel et Liebknecht [6], pour l’Italie Gnocchi et Zanardelli [7]. Les chambres syndicales n’auront rien à voir dans ce journal, ni les ouvriers révolutionnaires non plus : ce sera une feuille tout simplement radicale, représentant un petit groupe d’hommes qui, dans les dernières élections, s’étaient joints à la coalition bourgeoise des 363 contre le gouvernement de Mac-Mahon. Un article que Guesde a récemment publié dans la nouvelle revue allemande de Berlin, die Zukunft[le Futur], disait positivement que les ouvriers doivent voter pour les candidats de la république bourgeoise parce qu’il s’agit avant tout de maintenir la forme républicaine contre les tentatives des monarchistes ? voilà ce qui indique suffisamment la couleur et les intentions de ce groupe de journalistes et d’ambitieux qui désirent arriver à la chambre. »

On le voit, au nom de la pureté révolutionnaire, l’on condamne ici le soutien tactique aux républicains bourgeois, devant la menace du coup d’État conservateur et monarchiste, soutien qui n’impliquait en rien, l’éditorial de l’Égalité le soulignait bien, la perte de l’autonomie du courant ouvrier. Vieux débat, qui est celui des fronts communs ou de l’isolement contre le pire danger réactionnaire.
Mais, en filigrane de la réaction des « anti-autoritaires » bakouniniens, on lit le refus absolu de l’entrée des courants révolutionnaires dans la vie politique nationale et la constitution de Partis ouvriers, comme l’Allemagne en connaissait déjà, et qui murissaient en Belgique, en Italie, et en France. J’y reviendrai plus longuement.

Tout autre est le ton de la « Correspondance d’Allemagne » que l’Égalité publie dans son premier numéro ; elle émane du Parti socialiste des Travailleurs allemands, créé en 1875 par la fusion du parti réformiste de Ferdinand Lassalle et du parti marxiste de Bebel et Liebknecht. Cette publication attira aux Guesdistes de violentes critiques émanant des courants nationalistes chauvins et antiallemands nés au lendemain de la défaite de 1871.
« Berlin, le 12 septembre.
Je n’ai pas besoin de vous dire avec quelles vives sympathies nous attendons le premier numéro de l’Égalité. L’œuvre que vous fondez, signifie pour nous : Union des classes opprimées et déshéritées de la France et de l’Allemagne ; alliance du pauvre Jacques et du pauvre Konrad ; résistance commune contre les efforts que font les classes dirigeantes des deux pays, par un patriotisme hypocrite et postiche pour nous exciter, les uns contre les autres, pendant qu’eux, unies (sic) dans le même esprit de domination, s’entendent très bien lorsqu’il s’agit de leurs intérêts.
Nous pensons qu’un organe spécial du socialisme français, scientifique et moderne, en discutant avec calme et sincérité les questions internationales qui regardent spécialement les travailleurs, détruira bien des préjugés qui ont pu séparer les deux plus grandes nations du continent européen. Plus nous serons en communication ; mieux nous connaîtrons la situation les uns des autres, - et plus nous trouverons que nos intérêts qu’on s’était plu à nous montrer opposés, sont identiques, et que même les questions qui, en apparence, divisent les peuples, trouveront une solution facile, pratique, juste, simple, équitable et absolument pacifique, aussitôt que nous aurons réduit l’arbitraire, l’ambition personnelle et l’égoïsme effréné qui nous empêchent aujourd’hui de vivre en paix et sécurité.
Voici le but vers lequel nous sentons, ici, et je peux dire que la nation comprend chaque jour davantage que c’est là son salut.
Nos rangs s’accroissent tous les jours ; le nombre et le tirage de nos journaux nous en fournissent une preuve irréfutable. Je me réserve de présenter à vos lecteurs, dans un de nos prochains numéros, une statistique démontrant les progrès que l’idée socialiste fait en Allemagne, ce qui est de bon augure pour nos élections générales de 1879.
Tous les efforts de nos adversaires, toutes les persécutions, tous les procès, actes arbitraires, calomnies et intrigues dirigées contre nous, loin de nuire à la cause du prolétariat, lui servent plutôt de moyens de propagande. C’est ainsi que le fameux congrès antisocialiste de Gera, organisé avec tant de bruit par les libéraux réunis, a contribué à nous rallier complètement même la petite bourgeoisie de cette ville (dont les ouvriers n’avaient jamais cessé un moment d’appartenir à notre parti) ; et c’est ainsi que le suffrage restreint y a nommé notre ami Braetter député au landtag de la principauté dont Gera est la capitale [8].
Naturellement, la bourgeoisie ne voit pas d’un œil satisfait cette invasion du prolétariat dans un corps privilégié ; d’autant plus que ce n’est pas le premier ; car vous savez que la circonscription de Stolberg, que le citoyen Liebknecht représente au Reichstag, a nommé comme député au landtag saxon, et malgré le régime censitaire d’après lequel cette chambre est composée, l’avocat Freitag, de Leipzig, qui défend notre cause avec tant de vigueur et de talent.
Vous comprendrez donc l’empressement avec lequel le parti régnant de Gera s’est emparé de ce prétexte que le citoyen Braetter est inscrit sous un autre nom sur les registres de l’état civil, pour annuler son élection.
Il va sans dire que cette satisfaction, que les libéraux de Gera se sont donnée, sera de courte durée : le 19 courant, un nouveau scrutin aura lieu, et nul doute que Braetter ne soit réélu. »

Notes

[1Premier tour des élections législatives, qui assurent la pleine victoire des Républicains sur les conservateurs monarchistes

[2Les conservateurs monarchistes

[3Deux ans de prison pour haute trahison

[4On consultera avec profit la belle présentation de l’Égalité donnée par la grand historienne et lutteuse Michelle Perrot, l’Actualité de l’histoire n° 28, 1959. Le texte est consultable en ligne : http://archivesautonomies.org/spip.....

[5Guesde avait critiqué comme inutilement aventuriste l’entreprise du communiste anarchiste Malatesta et d’une trentaine de ses compagnons, qui avaient occupé deux villages du Bénévent, en Campanie, brûlé les registres communaux sur les propriétés et déclaré la fin du règne du Roi. Ils obtinrent le support de la population locale, avant d’être capturés par l’armée

[6Les deux responsables du Parti socialiste des ouvriers allemands

[7Jjournalistes socialistes hostiles aux anarchistes, œuvrant pour la constitution d’un parti ouvrier en Italie

[8À l’appel du Dr. Max Hirsch, qui prônait l’harmonie entre le capital et le travail, une cinquantaine de délégués représentant environ 18.000 ouvriers avaient tenu à Gera ce Congrès antisocialiste destiné à combattre le Parti socialiste des ouvriers allemands

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