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L’insurrection des Canuts (1834)

vendredi 28 décembre 2018, par René Merle

Un texte de Fernand Rude

J’ai plusieurs fois évoqué dans la rubrique rub les secousses insurrectionnelles des années 1830. Je reviens ici sur les deux insurrections des Canuts lyonnais, 1831 et 1834, qui posèrent dramatiquement la « question sociale » à la France bourgeoise triomphante de Louis Philippe.
Et j’en profite pour rendre hommage à l’historien des Canuts, Fernand Rude[Cf. Claude Latta, Fernand Rude, note biographique,
]]. (Je reviendrai dans un article ultérieur sur notre rencontre.)

En 1989, Fernand Rude me fit l’honneur de collaborer à l’édition que j’avais entreprise d’un long texte en patois de Rive-de-Gier, dénonçant la répression de l’insurrection des Canuts lyonnais en 1834 [1]
Voici son texte :

« Fernand Rude - L’insurrection lyonnaise d’avril 1834 et sa résonance littéraire.

Le soleil de juillet 1830 avait aussi "éclairé l’atelier" ; les tisseurs en soie de Lyon, les "canuts", qui s’étaient soulevés contre Charles X, pour la liberté et le drapeau tricolore, déçus par les lendemains de cette révolution un peu trop "bourgeoise", s’insurgent seize mois plus tard, les 21 et 22 novembre 1831, pour arracher un tarif minimum des salaires. Sur le drapeau noir qu’ils avaient arboré, une devise demeurée fameuse : « Vivre en travaillant ou mourir en combattant ». Le 23 novembre, les ouvriers restent maîtres de la ville qu’au bout de dix jours réoccupera le maréchal Soult et l’héritier du nouveau trône, le duc d’Orléans, à la tête d’une armée de vingt mille hommes.

Leur victoire éphémère avait fait des travailleurs une "classe politique". L’organisation des maîtres-ouvriers ou chefs d’ateliers, le Devoir Mutuel ou Mutuellisme (créé en 1827-1828), se renforce ; et les compagnons se groupent en une société de Ferrandiniers. La propagande républicaine et sociale sinon socialiste (Saint-Simoniens, puis Fouriéristes) trouve dans ces milieux un accueil de plus en plus favorable ; la Société des Droits de l’Homme surtout (qui se fonde sur la Déclaration rédigée par Robespierre) s’implante à Lyon.

De leur côté, les autorités entouraient la ville d’une ceinture de bastilles : le fort de Montessuy, le fort Lamothe, le fort Saint-Irénée... Les républicains assurent que ces fortifications sont dirigées bien moins contre des envahisseurs étrangers que contre le peuple lyonnais. Un historien "juste milieu" reconnaîtra que l’on avait "pensé à l’ennemi intérieur autant qu’aux Sardes et aux Autrichiens" et prévu ainsi "une nouvelle attaque à main armée des ouvriers contre nos institutions" (Montfalcon).

Vingt-six mois après la première insurrection, une diminution de vingt-cinq centimes par aune de peluche déclenche le 14 février 1834 une grève générale des ouvriers en soie. Vingt-cinq mille métiers cessent de battre. Des troupes accourent de toutes parts. "Rentrer dans le devoir ou périr sous la mitraille, telle est l’alternative posée aux rebelles" (Blanqui). Au bout de dix jours, la reprise du travail est totale. C’était donc un échec. Mais jamais encore on n’avait vu un mouvement d’une telle ampleur, à la suite duquel sont arrêtés treize meneurs, dix Mutuellistes et trois Ferrandiniers.
A Paris, le ministre de la justice dépose un projet de loi sur ou plutôt contre les associations. A Lyon, les organisations économiques et politiques, se sentant menacées, se rapprochent et finalement constituent un "Comité d’ensemble" pour la défense de leur droit à l’existence.

Le samedi 5 avril, commence le procès des canuts poursuivis pour la coalition de février ; le tumulte est tel qu’il est renvoyé au mercredi suivant. Le conseil exécutif du Mutuellisme appelle pour ce jour-là à la grève générale et le Comité d’ensemble décide de riposter à toute attaque. Et l’on adopte pour mot d’ordre commun : "Association. Résistance. Courage". Tandis que le préfet Gasparin et le lieutenant-général Aymard prennent toutes dispositions pour "en finir" avec le désordre.

Le 9 avril, vers dix heures, une foule compacte se presse sur la place Saint-Jean, près du tribunal. Des proclamations sont affichées et circulent, que des ouvriers lisent à haute voix, montés sur des bornes. A l’entrée de la rue Saint-Jean, s’élève une barricade. Un homme armé de pistolets fait feu sur un gendarme dont les camarades ripostent ; l’émeutier tombe, mortellement blessé ; on le reconnaîtra bientôt pour un agent de police nommé Faivre. Ce qui atteste le rôle de la provocation dans le déclenchement de l’insurrection. Plusieurs décharges suivent et vident la place en un instant, tandis que retentit le cri fatidique : "Aux armes, on assassine nos frères".

Commence ce que le carliste Adolphe Sala appellera la "sanglante semaine". Des combats s’engagent dans la presqu’île, entre Saint-Nizier et les Célestins. Place des Jacobins, la préfecture est assaillie. L’armée "nettoie" au canon le passage de l’Argue, la rue de l’Hôpital, où le génie fait sauter les portes des immeubles avec des pétards qui allument des incendies. Au centre, la place des Cordeliers et l’église Saint-Bonaventure constituent pour la révolte une sorte de place d’armes. Là commande un ardent militant républicain, Charles Lagrange, de la société du Progrès. Il sauve la vie d’un agent de police démasqué nommé Corteys. Les quartiers ouvriers de Saint-Georges à Saint-Paul, les pentes et le plateau de la Croix-Rousse, se hérissent de barricades.

Le 10 avril, l’insurrection gagne Saint-Just, où les ouvriers occupent le télégraphe, et surtout la Guillotière. Pour se procurer des armes et des munitions, les insurgés lancent des expéditions vers les communes voisines. L’armée riposte, attaque au canon la Grande Rue de la Guillotière solidement barricadée. Un obus met le feu à une maison et l’incendie, aidé par le vent, gagne rapidement les immeubles d’alentour ; il devait durer trois jours. "Les lueurs de ce vaste foyer ... se reflétaient pendant la nuit sur le coteau de Fourvière et répandaient au loin un éclat rougeâtre et sinistre" (Genton, Greppo et Allut).

A Vaise, un détachement d’insurgés désarme un poste de dragons, s’empare de la mairie au nom de la République et soulève ce faubourg, coupant ainsi la route de Paris.

Dans la matinée du 11 avril, les insurgés de Saint-Just occupent le fort Saint-Irénée, évacué par la troupe durant la nuit. Ils y trouvent deux canons mal encloués qu’un serrurier remet en état de servir et qu’ils trainent à bras sur la terrasse de Fourvière. Ils tirent alors en direction du quartier général de la place Bellecour. Si l’effet matériel était assez peu sensible, l’effet moral fut considérable.

Les combats continuent. Les soldats construisent eux aussi des barricades, montent sur les toits et, selon la pittoresque expression d’Adolphe Sala, ils font avec les ouvriers la "guerre des cheminées".
C’est aussi le 11 avril que se produisent les tentatives d’insurrection de Saint-Etienne et de Vienne, rapidement matées.

Le lendemain 12, le général Aymard passe à l’offensive. Trois colonnes se dirigent sur la Guillotière et prennent possession du faubourg où sont commises les premières atrocités.
Puis l’assaut est donné à Vaise ; là, les soldats tuent ou blessent grièvement toute personne plus ou moins suspecte. Dans la rue Projetée, près de la place de la Pyramide, c’est un véritable massacre d’innocents.

Ensuite, au centre de la presqu’île, une attaque convergente emporte les barricades de Saint-Nizier, puis de la place des Cordeliers. Avec l’église Saint-Bonaventure, où les insurgés avaient établi une ambulance et une fabrique de poudre et de balles. Horrible le spectacle de ce nouveau cloître Saint-Méry. "Du sang, du sang partout" (abbé Pavy).
La journée du 12 avril est donc décisive. Mais les rebelles sont encore maîtres de Fourvière et des quartiers les plus ouvriers, la rive droite de la Saône et la Croix-Rousse.

Au cinquième jour de l’insurrection, le 13 avril, les troupes enlèvent Saint-Just, Fourvière, et reprennent les canons. Tandis qu’à Paris, les républicains tentent une diversion, trop faible et trop tardive ; après deux jours de combat, ce soulèvement sera écrasé avec autant d’implacable rigueur qu’à Lyon. Le célèbre massacre de la rue Transnonain, immortalisé par une lithographie de Daumier, est le digne pendant des scènes moins connues mais non moins atroces, qui ont ensanglanté les rues de Lyon et de ses faubourgs.

Au matin du 14 avril, l’armée achève la reconquête de la rive droite de la Saône sans rencontrer de résistance. Mais la Croix-Rousse tient toujours ; ainsi que, sur les pentes, un dernier carré situé entre l’église Saint-Polycarpe et la montée des Carmélites ; les insurgés de ce quartier délibèrent et décident de se disperser dans la nuit.

Enfin, le 15 avril, après négociations entre l’autorité municipale et le général de Fleury, la troupe put occuper le faubourg presque sans coup férir. La République de la Croix-Rousse avait duré presque une semaine.
Disputant pied à pied place après place, rue après rue, traboule après traboule, quelques centaines d’insurgés, mal armés, avaient tenu tête à une garnison considérable, donnant un remarquable exemple de guérilla urbaine.

A la différence du premier, ce second mouvement n’était pas resté totalement isolé : il eut des répercussions non seulement à Paris mais dans plusieurs villes de province (Grenoble, Marseille, Arbois, Besançon, Lunéville, Epinal, etc.), beaucoup moins graves d’ailleurs.

Un "procès monstre" (164 accusés dont 43 contumaces, du 5 mai 1835 au 23 janvier 1836) devant la Chambre des Pairs érigée en Haute Cour et les lourdes condamnations qui suivirent, matèrent pour dix ans le mouvement ouvrier et le mouvement républicain.
La répétition des révoltes lyonnaises donna au mot local "canut" une notoriété et une résonance nationales (voire internationales) et acheva de bouleverser les consciences des contemporains qu’avaient déjà beaucoup frappées les événements de 1831. Se posait en toute netteté la question du prolétariat sur laquelle se penchaient déjà les premiers penseurs socialistes. Et les écrivains s’émeuvent.
Dans ses Mémoires d’un Touriste, Stendhal qualifie de "beaux drames" les "deux grands événements de Lyon". Déjà dans Lucien Leuwen, il évoquait à plusieurs reprises le soulèvement d’Avril, le combat inégal, les maisons ruinées, les morts sur les quais, et jusqu’à l’affaire de l’agent provocateur Corteys (qu’il appelle Kortis). "Dans cette ignoble lutte, écrit-il, l’admiration pour la bravoure sera toujours, comme à Lyon, pour le parti qui n’a ni canon ni pétard".
Balzac constate que l’émeute de Lyon, de purement industrielle devenue politique, "n’a pas éclairé la bourgeoisie et le gouvernement" (La Maison Nucingen et La Revue Parisienne).
Trois semaines après l’insurrection, Lamennais avait publié ses Paroles d’un Croyant, qui consolaient dans les prisons les détenus d’Avril. Et, après le "procès-monstre", il glorifiait les vaincus qui tendaient "à établir sur la large base de l’égalité et de la liberté bien comprises le règne de la vraie justice sociale" (Du Procès d’Avril et de la République).
Témoin direct des deux révoltes, Marceline Desbordes-Valmore abandonne un moment sa plainte élégiaque pour écrire des vers brûlants :

J’étais là ! J’écoutais mourir la ville en flammes

Et cet admirable cri de douleur que devait révéler Sainte-Beuve et qu’il jugeait sublime :

Nous n’avons plus d’argent pour enterrer nos morts...

Combien plat en comparaison nous semble le poème anonyme qu’imprima Louis Perrin et qu’édita à Lyon en 1834 Louis Babeuf (un descendant de Gracchus, le chef de la conspiration pour l’Egalité) : une brochure de 12 pages, 144 vers qui découragent toute citation.

En revanche, deux ans plus tard, à Givors, paraît un long et curieux "poemo burlesquo" de six chants (1.102 vers), en patois de Rive-de-Gier (très proche de l’ancien langage franco-provençal des Lyonnais) : Breyou et so disciplo, par un "écrivain patuais", Guillaume Roquille,. Cet "ouvrier ferblantier", un "pauvre lanternier", fils d’un crocheteur au port du canal, né à Rive-de-Gier le 4 brumaire an XIII (26 octobre 1804), avait 31 ans en 1836.
Le "héros" (ou plutôt l’anti-héros) du poème, le décrotteur Breyou est surtout un "mochord", un mouchard appointé. Avec son "disciple", l’escamoteur Bartaud, et d’autres encore (le ménétrier Gripan, le meneur d’ours Bridon, le chaudronnier Clapé, le savetier Carton, les chiffonniers Jean et Farbela , le marchand de chrysocal Faubrillant et le ferrailleur Barro), il déclenche l’insurrrection (le coup de pistolet. Cf l’agent de police Faivre) et souffle sur le feu de la révolte.

Tout en affichant son mépris pour ces vauriens, le poète ripagérien place dans leur bouche des discours incendiaires qui sont parfois authentiques. Ainsi Bridon, le meneur d’ours, lit tout haut une proclamation, celle même, datée du 8 avril (rédigée par un des chefs républicains lyonnais, Antide Martin), que la Société des Droits de l’Homme avait fait imprimer et afficher un peu partout dans la ville.

Je vais tant bien que mal, dans mon jargon sauvage,
Traduire le propos de ce gueusard d’ouvrage
.

Une traduction presque mot à mot, avec quelques amplifications.

La thèse expliquant l’insurrection par la provocation du pouvoir et de ses agents est en effet le principal moyen de défense des accusés d’Avril eux mêmes, durant le "procès-monstre". Le 18 juillet 1835, dans sa plaidoirie, l’avocat des Lyonnais Jules Favre s’efforçait d’établir que, "soit par imprudence, soit même par provocation, c’est le pouvoir qui a amené une collision violente". Il rappelait la mort de l’agent de police Faivre : "La première victime, c’est un agent de l’autorité, mêlé à l’insurrection, cachant ses insignes, et qu’on vous a signalé comme excitant à la sédition ... Si nous avons cru apercevoir le doigt de la police dans les fatals événements de Lyon, notre droit est de le signaler". Un fait lui paraît ainsi démontré, la "présence d’agents provocateurs". A la Croix-Rousse, c’est un "sieur Picot", "un agent soldé et encouragé par un pouvoir occulte", qui incite la population au désordre. Parmi "les agents provocateurs qui ont été répandus parmi les insurgés", Jules Favre cite encore un certain Mercé et, bien sûr, "l’agent de police Corteys" .

Guillaume Roquille connaît bien Lyon, où il a probablement résidé et travaillé, et il promène ses personnages dans les différents quartiers insurgés : le vieux Lyon (de Saint-Georges à Saint-Jean et à Saint-Paul, sans oublier Saint-Just), la presqu’île (le passage de l’Argue, la rue de l’Hôpital et la rue Petit-David, le quartier Saint-Vincent, les Cordeliers et l’église Saint-Bonaventure), les faubourgs Saint-Clair et surtout la Guillotière ("un second Moscou") et Vaise.
L’auteur résume en deux vers la base sociale du conflit, la lutte pour les salaires :

Disant que vingt-un sous pouvant pas leur suffire
Pour vivre chaque jour et pour se faire rire
.

Les poursuites contre les Mutuellistes et les Ferrandiniers, meneurs de la grève générale de février, sont bien, nous l’avons vu, à l’origine de la révolte. Avec le vote de la loi sur les associations (dont le Garde des sceaux "Barthe le renégat" et son successeur Persil sont les principaux responsables), qui visait aussi bien les associations pré-syndicales que les sociétés républicaines comme celle des Droits de l’Homme.

Roquille est très au courant des faits. Il n’ignore pas que le fer de lance de la répression, notamment à Vaise, le 28° de ligne, avait perdu son chef, le colonel Mounier, blessé mortellement dans le quartier Saint-Vincent le 11 avril et décédé le surlendemain. C’est d’ailleurs le régiment qui a le plus souffert : 41 morts, 32 soldats, 4 sous-officiers et 5 officiers (un colonel, deux capitaines, un lieutenant et un sous-lieutenant ), soit près du tiers des 131 militaires tués à Lyon, et près du quart des blessés : 45 sur 192. Cela permet de comprendre, sans les justifier, les excès d’une troupe exaspérée par une aussi dure bataille de rues.

L’auteur, qui ironise amèrement sur la "clémence" et le "grand cœur" de "Philippe le Grand (p.8-9), laisse éclater plus loin son indignation contre les incendies et les massacres :

Tel est l’ordre public et la loi du plus fort ...
Jamais Napoléon, en ravageant la terre,
N’a fait aux étrangers une pareille guerre
...

et à propos de Vaise :

Toutes les cruautés, les excès de fureur,
Furent exécutés dans ce séjour d’horreur
.

Quant à l’église Saint-Bonaventure :

Ce temple, le séjour de la miséricorde,
N’est plus qu’un lieu d’horreur régi par la discorde,
Un lieu d’assassinats et de profanation,
De meurtre, de forfaits et de désolation
.

En vain, les insurgés avaient cru trouver là un refuge, en se disant :

Jamais soldat d’un roi, surtout d’un roi de France,
N’a violé du bon Dieu l’auguste demeurance.

Le général Aymard pourra vanter
les exploits de ses dix régiments
Qu’ont si bien triomphé de six cents combattants
.
Ainsi se termine ce poème, évidemment l’œuvre d’un pseudo-naïf, d’un républicain bon teint. Avec peut-être aussi, nous l’avons vu, quelque nostalgie de l’épopée napoléonienne ("Napoléon, en qui j’ons tant eu foi")

Mais, après les lois sur la presse de septembre 1835, la prudence s’imposait :
Tu sais que le fin mot ne doit jamais s’écrire.
Je vais me contenter, parlant naïvement (?),
D’expliquer certains tours de cet événement
.
Dès le début, nous voilà donc bien prévenus : l’auteur a pris ses précautions.

Saluons enfin cette résurgence du genre burlesque, tant à la mode en France deux siècles auparavant, avec Scarron (Virgile travesti) surtout et les Mazarinades. Masque commode pour la dérision et la contestation. De même l’usage du "patuais", d’un "jargon sauvage" peu accessible aux fonctionnaires du "juste mitan".

Ce qui du reste n’a pas évité à Roquille une "poursuite correctionnelle", comme nous l’apprend Onofrio. Ce juriconsulte, magistrat de Louis-Philippe et de Napoléon III et philologue distingué, estime que ce récit ou plutôt ce pamphlet sur l’insurrection lyonnaise d’Avril est "fait dans un déplorable esprit politique" ; ce qui ne l’a pas empêché d’admirer l’auteur de Breyou et so disciplo, qui manifeste, dit-il, "un talent véritable".

Fernand RUDE. »

Notes

[1René Merle, Fernand Rude, Guillaume Roquille, Breyou et so disciplo, Poëmo burlesquo, S.E.H.T.D, 1989. Voir présentation et extraits sur mon blog http://archivoc.canalblog.com/

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