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Les communistes français, le cinéma et la littérature, 1932

dimanche 16 décembre 2018, par René Merle

Guerre de classes dans le cinéma et la litérature...

J’écris plus ce billet pour le confronter à ma jeunesse militante que pour intéresser des lecteurs actuels sont les préoccupations sont à des années lumières de ces débats révolus. Voici donc.
Les lignes qui suivent n’apprendront rien aux historiens de la politique culturelle du Parti communiste entre les deux guerres (Bernard Frederick, Jean-Charles Ambroise, Jean Relinger, Pierre Juquin, et bien d’autres…Lire en particulier sur le Net la mise au point de Jean-Pierre Bernard). En complément à tous ces travaux, je veux seulement ici présenter trois documents sur le débat engagé en 1931-1932.
Je signalais récemment le point de vue de l’Humanité sur le film de Tourneur, Au nom de la Loi. Je lis sur la même page culturelle, 6 mai 1932 :
« A propos de Spectateurs.
A la suite de la note parue vendredi dernier ici même et condamnant la nouvelle orientation de Spectateurs, nous avons reçu du camarade Jean-Paul Dreyfus [1], la mise au point suivante :
… « Dès qu’il a été question d’un changement de ligne politique dans la rédaction de Spectateurs dont j’avais jusqu’ici assumé la responsabilité comme rédacteur en chef, j’ai quitté Spectateurs avec mes collaborateurs Jacques Prévert [2], Jacques Brunius [3], Jean Lévy, G.L. Georges, Georges Weinstein, Georges Martell [4], Maurice Henry [5], Jacques Berne [6], Jean Brune, Yves Bolorec [7] et Amable Jameson [8], pour la plupart membres, comme moi-même, de l’A.E.A.R [9]… »

Pour éclairer cette mise au point plutôt énigmatique pour le lecteur actuel, je me suis donc reporté à l’article évoqué, L’Humanité, page culturelle, 29 avril 1932. Il se présente, comme souvent lorsqu’il s’agit pour le journal de trancher en matière culturelle, sous forme de réponse dans le courrier des lecteurs.
« Réponse aux camarades Georges A., Guy D., G.L., à Paris et L.B., à Vanves, au sujet du journal Spectateurs.
Nous avions annoncé que nous jugerions Spectateurs sur son activité. On a semblé quelque temps vouloir éliminer nettement ce qu’il y avait encore de confus dans certains articles. Le journal prenait de plus en plus un caractère combatif assez proche de celui que nous pouvions désirer nous-mêmes. A la suite d’une tentative de rapprochement avec la section cinéma de l’A.E.A.R qui n’a pas abouti, Spectateurs prend aujourd’hui une position que nous ne pouvons que dénoncer [10].
Voici, en effet, comment se qualifie désormais dans une circulaire, Spectateurs lui-même :
« … Il apparaît urgent d’élargir l’esprit et la formule de notre libre critique, de manière que sans rien perdre de son indépendance absolue, elle s’évade d’un certain automatisme de parti pris qui risquerait de la rendre inopérante.
… Nous pensons que le cinéma, que le spectacle sont avant tout des manifestations humaines…
… C’est à ce nouvel effort de libération et de création que nous travaillons actuellement de toutes nos forces. Le chemin est désormais déblayé. Nous sommes à pied d’œuvre. »

De telles déclarations sont suffisamment claires pour qu’il ne soit pas nécessaire de dire longuement pourquoi nous dénonçons de « nouvel effort de libération » de Spectateurs qui rejoint du coup le camp du confusionnisme, de Monde à Nouvel Age, à Plans et à l’Association des Ecrivains prolétariens [11] ».
On mesure quel bouillonnement intellectuel et créatif ont pu porter ces revues, aujourd’hui peut-être injustement oubliées, hormis des spécialistes de ce créneau d’histoire.
En cette période où le jeune Parti communiste, totalement isolé mais très combatif, campe sur ses positions « classe contre classe », qu’en est-il de ce « confusionnisme » dénoncé par cet article de l’Humanité ?
D’octobre à décembre 1931, le quotidien communiste avait publié plusieurs articles sur les questions de la littérature prolétarienne et révolutionnaire en France.
Reportons nous à l’article en quelque sorte final de Jean Fréville [12], « Réponse à un manifeste », publié dans l’Humanité, le 15 décembre 1931.
« Le numéro spécial de la revue La Littérature de la Révolution mondiale, consacré à la Conférence de Kharkov, en nous faisant connaître par le détail les débats qui eurent lieu en novembre 1930 dans la capitale de l’Ukraine, a mis à l’ordre du jour la création d’un mouvement littéraire prolétarien en France [13]. 
Dans son numéro du 5 décembre dernier, Monde publie sur la question de la littérature prolétarienne un manifeste qui s’efforce de diriger la littérature prolétarienne naissante dans les voies du confusionnisme et de l’asservissement à la littérature bourgeoise.
Qu’est-ce que la littérature prolétarienne d’après Monde ? « Toute œuvre qui parvient jusqu’au sens profond de la révolte contre l’ordre des choses actuelles a une valeur révolutionnaire. C’est dire qu’en approfondissant la notion de classe jusqu’à trouver son contenu largement humain, une œuvre ayant pour sujet la vie et les espoirs de la classe ouvrière prend place parmi celles de la littérature qu’on peut appeler, dans ce pays et dans cette époque, prolétarienne. »
Cette phraséologie noie les données du problème. La littérature prolétarienne, dit Monde, est celle qui approfondit la notion de classe jusqu’à trouver son contenu largement humain. Pour nous, la littérature a été de tout temps une littérature de classe, elle reflète l’idéologie d’une classe déterminée. Il n’est pas vrai de dire, comme l’affirme Guéhenno, que Sophocle est au-dessus des classes, qu’il n’est ni bourgeois ni prolétaire [14]. Sophocle a exprimé la façon de penser et de sentir des propriétaires d’esclaves de la Grèce antique, la morale des maîtres. En France, par la voix de Molière, c’est la bourgeoisie montante qui raille les petits marquis, les précieuses ridicules, la société aristocratique du dix-septième siècle. Balzac, c’est l’accession aux affaires de la bourgeoisie qui conquiert les postes de commande économiques et sociaux. Proust, c’est la bourgeoisie parasitaire à son déclin.
Ainsi, il n’y a pas de littérature en dehors des classes, comme il n’y a pas de culture en dehors des classes, n’en déplaise à Guéhenno. Consciemment ou inconsciemment, l’artiste et l’écrivain traduisent dans leurs œuvres les préoccupations et les aspirations de leur classe.
La littérature n’est pas seulement le reflet des conditions économiques et sociales, c’est aussi un champ de bataille. Engels reconnaît dans la préface de la Guerre des Paysans en Allemagne trois terrains de luttes des classes ; les terrains politique, économique et théorique. Pour lui, la théorie, la science, la littérature ne se trouvent pas en dehors de la lutte des classes comme pour ses prétendus disciples de Monde. On pourrait avancer que les plus fortes productions de l’esprit humain ont été dictées par la lutte des classes. Le Don Quichotte de Cervantès est une satire du féodalisme, Beaumarchais écrit Le barbier de Séville contre la noblesse. L’œuvre des Encyclopédistes français du dix-huitième siècle et de Voltaire notamment est tout entière dirigée contre l’ancien régime, elle est une arme de combat aux mains de la bourgeoisie révolutionnaire.
Il est donc faux de parler d’objectivité littéraire. La littérature n’est jamais objective, elle ne peut l’être. Aujourd’hui, l’objectivisme soi-disant scientifique n’a qu’un but : assujettir le prolétariat et lui présenter la réalité du point de vue des intérêts de la bourgeoisie. La résolution de Kharkov a fortement insisté là-dessus.
Il n’existe pas, il ne peut exister de littérature humaine dans une société reposant sur l’exploitation et scindée en classes. Ce n’est que dans l’avenir, quand les classes auront disparu avec l’avènement de la société communiste, qu’on assistera à l’épanouissement d’une littérature sans classes, pleinement humaine.
Pour le moment, parler de littérature humaine est un non-sens, Considérer une littérature de parti et de classe comme « un service subalterne de propagande » que l’on condamne au nom de la perfection artistique et de la prétendue richesse d’un contenu largement humain, est une attitude objectivement contre-révolutionnaire.
« Qu’une œuvre, continue Monde, aille jusqu’à l’appel le plus profond des révoltes et des exigences humaines dans le monde qui nous entoure, nous lui demandons avant tout cette justification. Dans la mesure où elle parvient à les supprimer, elle est pour nous révolutionnaire ». A ce langage « humain, trop humain », nous opposons le langage révolutionnaire de Lénine :
« La littérature doit être une littérature de parti. Face aux mœurs bourgeoises, face à la presse mercantile de la bourgeoisie, face à l’arrivisme et à l’individualisme littéraire bourgeois, face à « l’anarchisme aristocratique » et à la course au profit, le prolétariat socialiste doit affirmer, réaliser et développer, sous une forme aussi complète et aussi totale que possible, le principe d’une littérature de parti. Quel est ce principe ? Aux yeux du prolétariat socialiste, la littérature ne peut devenir une source d’enrichissement pour des personnes ou des groupements, ni une affaire individuelle, indépendante de la cause générale du prolétariat. A bas les littératures sans parti ! A bas les surhommes de la littérature ! La littérature doit devenir un élément de la cause prolétarienne. »
A ce critérium politique d’une littérature révolutionnaire, Monde substitue un critérium confus qu’il appelle humain. Rien de ce qui est humain ne saurait lui demeurer étranger. Il loue le récent roman de Marc Bernard, Au secours, d’un « caractère prolétarien », « profondément réel, profondément humain » [15], mais il loue sur la même page (Monde, 12 décembre) le lauréat du prix Femina, Saint-Exupéry, l’auteur de Vol de nuit, qui a « un profond accent humain ». Or, ce livre est écrit à la gloire de l’impérialisme français.
La formule équivoque de Monde escamote la lutte de classe et la transformation révolutionnaire de la société par la dictature du prolétariat. Elle s’efforce d’entraîner la littérature prolétarienne dans l’orbite bourgeoise. Ce « révolutionnarisme » sans doctrine révolutionnaire, ce « réalisme prolétarien » sans esprit prolétarien qui « élargit les horizons et brise les cloisons de nos vies » n’ont rien de commun avec l’idéologie révolutionnaire du prolétariat et servent en fait ses ennemis.
Monde sous-estime l’importance du mouvement des rabcors comme base de la littérature prolétarienne [16]. Ici s’exprime le dédain de l’écrivain professionnel petit-bourgeois pour la nouvelle classe montante dont la littérature est appelée à détruire les bases mêmes de l’individualisme petit-bourgeois représenté par le manifeste de Monde. Les difficultés du métier d’écrivain, « le conflit de l’homme et du papier », comme a dit Chamson, sont surtout pénibles pour l’ouvrier qui sort brisé de l’usine où il a travaillé à la chaîne. Le rôle d’éducateurs littéraires incombe justement aux organisations et aux revues qui se rangent sous le drapeau de la littérature prolétarienne. Cette humble tâche semble par trop inférieure aux vedettes de Monde.
Le manifeste de Monde montre combien Barbusse est loin de nos conceptions sur la littérature prolétarienne. Ecrivain formé alors que le naturalisme brillait d’un vif éclat (« j’ai mis une rallonge au naturalisme », il a gardé de cette époque le goût des abstractions philosophiques et des « Evangiles » sociaux à la Zola, un lyrisme révolutionnaire dépourvu de toute charpente théorique, l’individualisme traditionnel et aristocratique de l’écrivain. Mêlé au prolétariat des armées quand il écrit son chef-d’œuvre Le Feu, il s’isole ensuite dans son labeur littéraire, et il donne Les Enchaînements, Jésus, Elévation.
Barbusse garde une conception idéaliste de l’histoire : il croit à la force révolutionnaire de la vérité, à l’action des hommes de bonne volonté, aux clairons de la pensée :
A la septième fois, les murailles tombèrent…
A quoi bon alors le Parti communiste ? La doctrine communiste, pense-t-il, est irréfutable, tout lecteur de bonne foi, en confrontant les diverses doctrines, deviendra un marxiste révolutionnaire. Toutes les erreurs politiques et littéraires de Barbusse viennent de là : au lieu de partir d’une analyse exacte des rapports économiques et sociaux des classes en présence, il proclame la toute puissance de l’idéologie qui transformera ces rapports à son gré. Aussi, comme Diogène, Barbusse cherche-t-il une lanterne à la main les « sympathisants sincères », les hommes au grand cœur qui affirment leur sollicitude pour le prolétariat ; Les uns opineront pour la révolution violente, d’autres comme Vandervelde [17] et Renner [18] pour l’évolution. Mais tous paraissent également sincères, également convaincus, également amis du prolétariat…
La « vérité » de Barbusse fait songer à l’esprit absolu de Hegel. Elle est antimarxiste au premier chef. Il n’y a pas une vérité immuable, qu’il suffit de découvrir pour être touché de la grâce. Le développement dialectique de l’histoire, voilà la vérité du prolétariat.
Cet idéalisme doucereux recouvre un contenu réactionnaire, hostile au prolétariat. La conférence de Kharkov a défini Monde « un journal petit-bourgeois, réactionnaire au fond, ennemi du prolétariat révolutionnaire, de par sa nature même, en dépit des mots d’ordre révolutionnaires qu’on pouvait rencontrer dans ses colonnes ». La politique confusionniste suivie par Monde dans la question littéraire doit être combattue de toutes nos forces si nous voulons hâter l’éclosion d’une littérature prolétarienne en France.
Jean FREVILLE. »
P.S. – L’incident soulevé par deux rédacteurs de Monde, lors du meeting du 7 décembre, et l’article de Monde du 12 décembre, tendaient à créer une diversion, afin de masquer l’abîme qui sépare la plate-forme de Kharkov de la plate-forme de Monde. Nous ne serons pas dupes de cette manœuvre, et nous continueront à lutter sur le terrain de la littérature prolétarienne, et sur ce terrain seulement. »
Ainsi s’opposent clairement la ligne "Kharkov", exigeant du PF le ralliement à une conception étroitement militante de la création artistique, et la "ligne Barbusse", qui refuse de manier l’anathème et s’efforce de rallier un maximum d’intellectuels et de créateurs autour des idéaux progressistes.
Loin de se laisser abattre par la violente philippique de Fréville, Barbusse persistera dans sa politique d’ouverture. Elle se concrétisera bientôt, en mai 1932, par un appel qu’il signe avec Romain Rolland, contre les menaces de guerre impérialiste. Ainsi initiait-il la stratégie qui, après l’étape de 1933, devait aboutir au Mouvement Amsterdam-Pleyel, pacifiste et antifasciste, qui regroupera tant d’intellectuels et de créateurs que l’on retrouvera bientôt levés pour défendre la République espagnole en 1936. Je reviendrai peut-être sur cette étape passionnante.

Notes

[1IIl sera connu plus tard sous le nom de Jean-Paul Le Chanois [1909], scénariste et cinéaste bien connu

[2C’est Prévert qui avait entraîné Dreyfus vers le communisme

[3acteur, auteur, assistant directeur de Buñuel dans l’Age d’or, ami de Jean Renoir

[4Critique de cinéma

[5Fondateur avec Roger Vailland de la revue Le Grand Jeu, scénariste

[6critique de cinéma

[7Un des pseudonymes de Jacques Prévert

[8Pseudonyme de Jean-Jacques Auriol, critique de cinéma

[9La revue Spectateurs revue des spectateurs d’avant-garde, créée en 1931, venait d’opérer un changement de ligne de la revue, en se séparant de la conception étroitement « utilitaire » politiquement préconisée par le Parti communiste. Elle n’y survivra pas.

[10L’Association des Écrivains et Artistes Révolutionnaires, qui venait de se créer, était la branche française de l’association mondiale dont le siège était à Moscou. Sa section cinéma était animée par le critique et animateur culturel communiste Léon Moussinac, 1890

[11Fondée een 1928 par Henri Barbusse [1873] (communiste depuis 1923), la revue Monde « hebdomadaire d’information littéraire, artistique, scientifique et sociale » n’était en rien un organe du Parti. Au-delà de la stricte orthodoxie communiste, elle se voulait le ferment d’un regroupement critique des écrivains et intellectuels progressistes. Son comité directeur était prestigieux : A. Einstein, M. Gorki, U. Sinclair, M. Ugarte, M. de Unamuno, L. Bazalgette, M. Morhardt, L. Werth.

Nouvel Âge, Revue mensuelle de littérature et de culture, pacifiste et volontiers anarchisante, fondée en janvier 1931 par Henri Poulaille [1896], regroupait dans l’"Association des écrivains prolétariens" des auteurs souvent marqués par la guerre, dont certains étaient déjà fort connus. Elle comptait dans son comité de rédaction Eugène Dabit, Lucien Gachon, Jean Giono, Lucien Jacques, Édouard Peisson, Tristan Rémy.
Elle sera bientôt remplacée en mars 1932 par le Bulletin des Écrivains prolétariens.
Poulaille et son groupe voulaient organiser et promouvoir des écrivains issus du peuple ouvrier et paysan, autodidactes ou n’ayant reçu qu’une éducation « primaire », et témoignant dans leurs œuvres des conditions d’existence populaires. Mais ces auteurs, plutôt indifférents au débat théorique et au marxisme, étaient jugés assez sévèrement par le PC.

Plans, initialement revue mensuelle d’avant-garde sur l’architecture, avait été fondée en 1930 par Philippe Lamour, avec Le Corbusier et Hubert Lagardelle. Il lui arrivait de flirter avec les fascistes du Faisceau. Outre les urbanistes, on y rencontrait les cinéastes Claude Autant-Lara, Cayatte, René Clair, le metteur en scène Georges Pitoëff, les peintres Raoul Dufy et Fernand Léger, le musicien Honegger…

[12Jean Fréville, de son vrai nom Eugène Schkaff, Kharkov, 1895. Ses parents avaient fui en France la révolution bolchevik. Fréville, naturalisé en 1927, converti ardemment au communisme, devint journaliste à l’Humanité où il traite particulièrement des problèmes littéraires

[13LLa Conférence internationale de Kharkov, initiée par l’Union internationale des écrivains révolutionnaires, avait défini la ligne du mouvement communiste international en matière littéraire, en se basant sur l’expérience de la littérature soviétique. Avec l’aide du surréaliste et représentant autoproclamé du PC Aragon, elle procéda à l’exécution de la ligne Barbusse (absent) et du groupe Poulaille, non représenté également. La direction du PC avait hésité un an avant de répercuter. Finalement, en décembre 1931, Fréville profite d’un article de Monde pour appliquer les consignes de Kharkov

[14Le cas Guéhenno, 1890, est particulièrement intéressant, car ce fils d’un pauvre cordonnier avait dû quitter ses études à 14 ans pour travailler en usine. Il passa son bac. en solitaire, entra à l’ENS, et devint le professeur et auteur que l’on sait. Il n’en trouve pas pour autant grâce aux yeux de Fréville

[15Avant de devenir un écrivain reconnu, Marc Bernard, fils d’un pauvre émigré espagnol, avait travaillé dès l’âge de 12 ans ; le cheminot Marc Bernard avait adhéré au PCF en 1924

[16Rabcors : abréviation du russe « correspondants ouvriers », censés nourrir l’Humanité de textes reflétant la condition ouvrière et la lutte militante. Ils tinrent en fait une bien modeste place dans le journal

[17Dirigeant réformiste du Parti Ouvrier Belge, POB

[18Dirigeant social démocrate réformiste autrichien

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