Categories

Accueil > France contemporaine > France contemporaine politique > Union nationale

Union nationale

lundi 2 juillet 2018, par René Merle

"Union nationale", clament paraît-il les Français depuis l’épreuve de la semaine dernière [1]. Union nationale contre le terrorisme évidemment, et puis, pourquoi pas, pour nous sortir de la crise ? J’en vois qui sourient en pensant à l’échéance de 2017 [2], mais en tout cas, c’est ce qu’en haut(s) lieu(x) on sert au bon peuple. Sans autre précision : ne parlons pas de programme, parlons de l’Union nationale...
Grande nouveauté pour la France, s’exclament les commentateurs attitrés, grande nouveauté pour un pays scindé par l’opposition droite – gauche, et qui n’avait pas connu cela depuis l’Union sacrée de 1914…
Grande nouveauté ? Voire...
Il faudrait rappeler aux plus jeunes générations que sous la IVe République, la France connut bien des gouvernements où se retrouvaient les socialistes S.F.I.O, les radicaux de gauche et de droite, les démocrates-chrétiens du Centre droit (MRP), les représentants de la droite dite républicaine, sans compter les clubistes ne représentant à vrai dire qu’eux-mêmes, comme le futur président Mitterand.
Le glorieux résultat de ces rafales d’Union nationale fut l’enlisement que l’on sait de la IVe République et l’arrivée au pouvoir du général de Gaulle, après le coup de force du 13 mai 1958. Lequel s’empressa de former un gouvernement... d’Union nationale, avec la droite évidemment, mais aussi avec les démocrates-chrétiens du Centre droit (MRP) et les socialistes S.F.I.O...
Et puis, comme me le disait mon ami Louis Vaisse à propos d’un billet sur le même sujet, « nous avons déjà aujourd’hui ce genre d’union : le gouvernement est à gauche, sa politique est à droite.. Alors, que demander de plus ???? Autant rester comme ça, puisque l’inverse (une politique de gauche faite par un gouvenement de droite !) ça n’arrive JAMAIS !
Précision : je galèje. Ou pas... »

Notes

[1L’attentat contre Charlie hebdo

[2J’écrivais bien sûr ce texte du temps de la résidence Hollande

Répondre à cet article