Categories

Accueil > Religions, croyances > De la servitude religieuse ?

De la servitude religieuse ?

jeudi 16 janvier 2020, par René Merle

Un lien, au double sens du terme..

Cf. : Laïcité
Je sais qu’il y a parmi les fidèles de ce site des amis pour lesquels la foi chrétienne n’est pas incompatible, au contraire, avec leur engagement pour le progrès démocratique et social. Il en est d’autres aussi qui ont perdu la foi de leur enfance, mais en gardent la confiance dans une transcendance qui donne sens à leur vie.
Les uns et les autres n’en voudront pas, je l’espère, au non-croyant que je suis de dire encore une fois mon mot à propos de religion, et de le dire sans prosélytisme [1].
Car je me veux, modestement, disciple du grand Karl : il régla tout jeune ses comptes avec la religion, et je l’ai suivi, mais, contrairement à une idée reçue bien établie, il n’a jamais fait de l’athéisme une condition préalable à l’adhésion à la lutte prolétarienne.
Une des étymologies latines de « religion » donne le double sens de « relier » et de « lier ». On peut tirer le fil de la métaphore en montrant que la religion a été un vecteur efficace, sinon indispensable, pour relier entre eux les hommes, « animaux sociaux » par définition. Et qu’elle le fit en donnant sens à la raison humaine, permanente investigatrice, en la reliant aux volontés de la divinité. Mais on peut aussi, on doit même, mettre en avant le sens de « lier », « lien », qui soumet l’homme au joug de la divinité et entrave sa libre détermination.

Notes

[1À cet égard, j’attire votre attention sur un essai du philosophe Denis Collin, Court traité de la servitude religieuse. Pour une théorie critique du fait religieux, L’Harmattan, 2017

1 Message

Répondre à cet article