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À chacun son Buzz

samedi 12 janvier 2019, par René Merle

Emmanuel Macron et Yann Moix (par ordre alphabétique)

Chacun le sait, aujourd’hui pour exister, il faut faire le Buzz, déclencher le tollé médiatique, et par là se sentir exister et reconnu.
Deux Buzz donc.

Un Buzz hors sol, lévitant quelque part dans les sphères de la Morale et de la sociologie : au lieu de jouer le rôle qui lui est dévolu de rassembler les Français, notre Président (on ne nous le changera pas) a jeté de l’huile sur le feu social, en rappelant que trop de Français n’avaient pas le sens de l’effort, et de l’excellence. Allez les feignasses, encore un effort !
Voilà une exhortation qui ne peut que réjouir toutes celles et tous ceux (j’en suis) qui n’on pas trouvé leur situation, leur savoir faire et leurs diplômes dans une pochette surprise. Je suis un ferme partisan de l’effort nécessaire pour acquérir ses connaissances professionnelles. Merci de vous rappeler ainsi à nous, monsieur le Président, et ne doutons pas que vous appliquerez votre principe aux membres de la caste dorée dont vous participez. Et pourquoi ne pas parler de cette société qui broie tant de destins, qui courageusement ne demanderaient qu’à vivre. Pourquoi encore ne pas parler de l’effort que font quotidiennement tant de personnes au service de la collectivité, et dont vous méprisez les revendications les plus élémentaires... Bref, un buzz qui révèle la vraie nature de cet enfant buté et rancunier, qui n’admet pas qu’on puisse le critiquer, et attaque bassement ses adversaires...

Autre Buzz, au dessous de la ceinture celui-ci, et plutôt dans la région pubienne : un « intellectuel » plus connu par ses provocantes prestations télévisées que par ses œuvres, affole la toile et les réseaux sociaux en nous informant qu’il ne baiserait pas des femmes de plus de 50 ans, mais que, en bon quinquagénaire, il se spécialise dans les jeunes Asiatiques de moins de 25 ans. Voilà une nouvelle qui méritait évidemment de faire la Une, et dont la médiatisation nous permet de juger à quel triste niveau de désinformation et d’abrutissement nous sommes rendus.

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