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Quand j’étais gosse, j’entendais une amusante et...

dimanche 19 janvier 2020, par René Merle

Quand j’étais gosse, j’entendais une amusante et cinglante dénonciation des ultra individualistes (amis provençalistes et occitanistes, ne m’en veuillez pas si je ne la donne pas dans une de vos (nos) graphies, je l’écris comme l’auraient écrite ceux qui parlaient) :
« Iéou sé vouliéou, mi cagarié ei braillo / Lou cuou es miou, lei braillo soun pagado ».
Même si les locuteurs du provençal se comptent désormais sur les doigts d’une main (non, j’exagère), je ne traduis pas, ce serait un peu grossier.
L’individualisme clos a bien sûr depuis longtemps existé, mais vous conviendrez que le système néo-libéral, en niant les vraies solidarités, enferme chacun dans sa bulle et ses fantasmes, quitte à nous regrouper dans des rassemblements ludiques sans danger. Histoire de mieux gouverner bien sûr.
Mais si le système néo-libéral est une entité bien abstraite, le drame est que cette irresponsabilité ambiante est aussi assumée clairement par ceux qui nous dirigent. La catastrophe écologique en est la triste preuve. Et notre Président, qui nous mène au désastre, nous répèterait bien la comptine… s’il comprenait le provençal.
En tout cas, à leur façon, les mouvements sociaux qui secouent la France depuis deux ans sont aussi un bel antidote contre cet individualisme négatif et ces irresponsabilités.

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