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Deuils

mardi 21 janvier 2020, par René Merle

Ceux qui s’en sont allés

Et nous y sommes…
Quand on est très jeune, on n’y pense guère, sinon par rapport à ses parents dont on appréhende l’absence, qu’il s’agisse d’une sortie vespérale ou d’une vraie disparition.
Quand on est adulte, on fait avec la mort des parents, car les forces de la vie nous semblent inépuisables. Sauf quand viennent les briser la mort inconsolable de l’enfant.
Mais chaque génération doit connaître cela, quand l’existence arrive à son terme, de voir disparaître tant de compagnons de la couche d’âge, et, plus douloureux encore, tant de proches, de très proches, de tout proches.
Que pèsent donc alors philosophie de pacotille, psychanalyse de bazar, biographies « factuelles » et regrets éternels devant cette béance, versée aux pertes et profits de l’inéluctable relève de la jeunesse ?
Faut-il répéter, avec Victor Gelu, dans son Crèdo dé Cassian, "A peri tout entié, qué servirié dé neisse !"
Au moins que quelqu’un se rappelle de nous...

1 Message

  • Deuils Le 22 janvier à 11:24, par jean yves salmeron

    Les gens meurent vraiment, quand on ne pense plus à eux.
    Ce qui me fait dire aussi qu’il y a des morts vivants.
    La mort qui nous attend, qui attend nos proches, est incluse dans un fatalisme qui épargne notre cerveau, jusqu’à l’électrochoc de la vérité.
    Cette objectivité totale de la mort, m’a toujours fasciné.
    Au début, mes morts étaient nés bien avant moi, puis plus tard un peu avant moi, et peu à peu ils sont nés avec moi.
    La pire épreuve de mort, que j’ai eu à ressentir, est celle de l’enfant d’une sans abri en pleine fleur de l’âge : 16 ans.
    Double peine pour la Mère.

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