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Néo Nazis en Thuringe

samedi 15 février 2020, par René Merle

On a peine à penser qu’en Thuringe, aux portes de la Bavière qui hébergea Buchenwald et Dachau, des Allemands osent se réclamer du IIIe Reich, et affirmer leur solidarité avec ses pires crimes.
On a encore plus peine à penser qu’au troisième tour de l’élection du président régional, le libéral Kemmerich ait été élu avec les voix de la démocratie chrétienne, du centre… et de l’extrême droite néo nazie. Avant de démissionner devant le tollé suscite en Allemagne et au-delà.
Nous ne pouvons pas nous empêcher de constater que l’on a assisté au commencement de l’indicible : la gangrène brune est de retour.
Et comme lors de l’accession d’Hitler au pouvoir, elle s’est alliée avec les conservateurs [1].
Pour dédramatiser, on nous explique, que les électeurs de l’ex RDA n’ont pas été formés au travail de deuil sur le nazisme (ce qui reste à vérifier), qu’ils ont voulu faire payer au gouvernement central les déconvenues qui suivirent l’annexion par la RFA, que l’opinion a du mal à digérer l’arrivée massive des migrants voulu par Merkel, que de toute façon les néo nazis n’ont pas la majorité et que la majorité de l’opinion les condamne, etc. etc.
Il n’empêche. Voilà un pays où le néo nazisme non seulement a façade légale, mais où il ambitionne ouvertement l’arrivée au pouvoir en décrochant une partie de la droite.
De quoi s’indigner, et de quoi avoir froid dans le dos.

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