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Paris vaut bien une messe...

lundi 17 février 2020, par René Merle

« Paris vaut bien une messe », disait Henri de Navarre en abandonnant ses amis huguenots en rase campagne pour gagner une couronne. « Paris vaut bien la crise de l’hôpital et le coronavirus », dit notre Ministresse de la Santé, qui en deux jours nous annonce qu’elle ne peut en aucune façon abandonner la blouse blanche pour, le lendemain, nous dire qu’elle aime les Parisiennes et les Parisiens, au point de se dévouer à eux désormais...
Nous souhaitons bien du courage au député médecin, ex-socialiste, qui au débotté va reprendre tous ces dossiers brûlants qu’abandonne Mme Buzyn.
Et bien du courage à Mme Buzyn qui va apporter à la campagne jusqu’ici ratée de LaRem, ses multiples auras que chacun détaillera, et auxquels différents secteurs de la population parisienne ne peuvent qu’être sensibles.
Mais enfin, trois jours de piétinement pour trouver à Mr. Griveaux un successeur qui tienne la route !
Il faut vraiment que la Macronie soit vide de « talents » pour racler ainsi les fonds de tiroir, et sacrifier l’intérêt général au profit de ses ambitions municipales.
Mais pardon, pas n’importe quelles ambitions, la mairie de Paris…
Ah, la mairie de Paris !
Les tambours de l’info. n’ont cessé de retentir depuis trois jours, et si nous n’avons pas compris, pauvres provinciaux que nous sommes, que Paris est le marchepied de toutes les ambitions, le cœur du pouvoir, le nœud de toutes les capacités, le lieu de l’entre-soi pour les quelques petits milliers de décideurs, de « spécialistes », de politiques, d’éditorialistes, de cultureux, (et j’en passe), qui font la France, c’est que nous sommes incurablement voués à notre ringardise.
Le cœur bourgeois, de plus en plus muséfié, touristifié, et, vu le prix exorbitant du logement, vidé de son ancestrale vitalité populaire.
Le cœur des mirages aussi, vers lequel affluent les nouveaux misérables qui vont camper sur ses trottoirs de l’Est.
Mais aussi et surtout le cœur d’une agglomération monstrueuse et cosmopolite de millions de Franciliens, dont la récente grève des transports a montré à quel point elle est soumise aux aléas de la circulation (et de la pollution), et qui risque d’en crever à terme.
Les trois Dames qui en appellent attendries aux Parisiennes et Parisiens ont en fait des programmes peu différents : propreté, sécurité, du vélo et de la verdure.
C’est dire que le scrutin se jouera plus des sensibilités politiques en déshérence (Macron « faisait » 35 % et Griveaux 16%), sur des choix de personnalité, que sur une véritable vision de l’avenir de la Cité…
Affaire à suivre.

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