La Seyne sur Mer

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Métamorphoses élyséennes

mercredi 26 février 2020, par René Merle

Si Ovide quittait le royaume des ombres pour se retrouver parmi nous, sans doute ajouterait-il quelques pages à ses célèbres Métamorphoses.
Première Métamorphose : celle d’un jeune financier de bonne famille, mortel ordinaire ma foi bien que financier, soudain transformé en Jupiter, maître des horloges, dispensateur d’une parole rare (aux deux sens du mot). Loin des mortels « qui ne sont rien », un Jupiter (sans barbe) trônant en majesté, avec, comme tout Ζεύς qui se respecte, quelques obligés et quelques déesses de deuxième catégorie qu’il a engendrées…
Mais Zeus n’est-il pas le roi des métamorphoses, lui qui changea si souvent d’apparence pour séduire les belles mortelles ?
Seconde métamorphose donc, que nous vivons, celle de Zeus descendu vite fait de l’Olympe pour séduire les mortels ordinaires sous l’apparence d’un intarissable bavard, et mortel plus qu’ordinaire.
Un Zeus qui substitue à la démocratie la logorrhée des « Vous allez bien ? », et la leçon faite en micro trottoir à ceux « qui ne sont rien ».
Jamais deux sans trois. Qui de la troisième métamorphose ?

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