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Du grand débat national

vendredi 18 janvier 2019, par René Merle

du lexique macronien et de la prise de la Bastille

Le grand débat national est commencé. Je ne vais pas vous raconter des craques : sans déconner, c’est pas Bibi qui vous dira que c’est de la pipe…(vous le constatez, je suis sensible à la richesse lexicale présidentielle)…

Non, comme aux lendemains glorieusement pédagogiques de 1968, nous allons supprimer l’estrade, mettre les tables en rond, et le Président en chemise au milieu.
Et nous allons faire nos doléances, comme en 1789, doléances comme le dit le dictionnaire, sont « plaintes ou réclamations, en général adressées par des subordonnées à un supérieur », en l’occurrence par les braves Français, avides de concorde et d’œcuménisme, à un Président chien de berger, conscient de dominer d’un cran, (ou dix), cette masse sympathique à maintenir dans le droit chemin.
Donc, débattons, dolents que nous sommes.

Seule ombre au tableau, les cahiers de doléances de 1789, que la moulinette universitaire n’a pas encore fini d’inventorier, avaient été initiés par le Bon Roi Louis XVI et sa douce moitié pour autoriser l’augmentation des impôts, et ils se sont achevés sur un événement que les adeptes de la non-violence, dont nous sommes, ne manqueront pas de déplorer : la prise non autorisée de la Bastille. Fait-il ajouter que, après avoir joué les violents défenseurs de l’Ordre, (comme, dans leur diversité, policiers et gendarmes d’aujourd’hui), les Gardes françaises sont passées du côté des émeutiers. On imagine M. Castaner confronté à pareille situation…

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