La Seyne sur Mer

Accueil > France contemporaine > France contemporaine politique > Macronisme > Le jour d’avant et le jour d’après

Le jour d’avant et le jour d’après

mardi 17 mars 2020, par René Merle

Cette crise est le marqueur d’une faillite, celle du capital-libéralisme mondialiste dont on nous a rabattu les oreilles.
Macron, qui semble en avoir pris conscience, sait que l’idéologie sur laquelle il s’appuie depuis 2017 n’est plus de mise, et que, désormais, le sol se dérobe sous ses pieds.
Ne soyons pas dupes de sa rhétorique guerrière, qui le pose en père de la Nation. Acceptons et appliquons les indispensables mesures de protection contre l’épidémie. Protégeons notre santé et nos vies.
Mais si, comme il l’a dit hier soir, le jour d’après ne sera pas comme le jour d’avant, donnons-lui rendez-vous au jour d’après.

1 Message

  • Le jour d’avant et le jour d’après Le 17 mars à 08:50, par MP

    Je crois que l’expression "Le jour d’après" sort tout droit des références hollywoodiennes de notre président. En 2004 sort un blockbuster au titre évocateur "Le jour d’après" (en anglais : The Day After Tomorrow) Le film raconte les conséquences de la catastrophe planétaire engendrée par le réchauffement climatique, et le combat d’un père de famille (qui est aussi scientifique, et sportif accompli bien sûr, bref Monsieur Tout-le-monde) pour sauver sa progéniture coincée à New-York (dans le cinéma américain, c’est moi d’abord, et ma famille, c’est à dire ceux que j’ai engendrés. Tout le reste peut crever, c’est secondaire ...) Film bien larmoyant avec beaucoup d’effets spéciaux. Dans un sursaut de conscience pré-apocalyptique, le scénariste a imaginé que les US étaient obligés de se réfugier au Mexique (on ne sait trop pourquoi, épargnés par la catastrophe) Et il fait prononcer un discours au Président des US dans lequel il se repent, explique tout contrit que l’ancien monde (capitaliste, le mot n’est évidemment pas prononcé, mais c’est ce qu’il faut comprendre) a vraiment abusé de la terre et de ses ressources, remercie les peuples du Sud de les avoir accueillis (si, si !) et dit que le jour d’après (la catastrophe), rien ne sera plus jamais comme avant ("nous avions tort, j’avais tort" = emploi de la 1ère personne, si ça vous rappelle quelque chose). Tout va repartir, et nous serons régénérés. Youpi !
    Exactement le discours de Macron dans ses deux dernières interventions. Bon, c’est pas du Pindare (que feu Raymond Barre citait en grec) c’est pas non plus du Paul Ricoeur, c’est du Roland Emmerich.

    Répondre à ce message

Répondre à cet article

| Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0 | SPIP