Categories

Accueil > Medias > De la presse quotidienne

De la presse quotidienne

mardi 5 mars 2019, par René Merle

De mon intérêt variable pour la presse quotidienne

J’évoquais le 3 mars mon rapport à la formule blog et aux réseaux sociaux, et j’ai lu avec grand intérêt les réactions de deux lecteurs.
De la formule Blog

Peut-être aurais-je dû aussi évoquer les relations avec la presse nationale quotidienne papier, dont on sait combien elle pâtit de la concurrence d’internet. Rachetés par des puissances financières, ces quotidiens tiennent le coup par le bon vouloir de ces nouveaux patrons, par les aides gouvernementales, et par la fidélité de lecteurs s’il s’agit de journaux clairement d’opinion (Le Figaro, L’Humanité, La Croix…) ou de journaux jouissant d’une réputation de sérieux tous terrains (Le Monde par exemple).
J’ai longtemps été boulimique de cette presse. Pendant des années j’ai acheté trois journaux chaque jour. Évidemment, des journaux d’opinion dans lesquels je reconnaissais plus ou moins les miennes. Mais comme, dans une vie antérieure, j’ai beaucoup fréquenté les hôtels, je me souviens aussi avec plaisir de la découverte de la presse offerte au petit déjeuner, Le Figaro au premier chef…

Petite incidente, dans cette fréquentation des hôtels, j’ai pu vérifier combien les journaux régionaux (ceux que la masse des lecteurs appellent innocemment LE journal, tant il ne leur vient pas à l’idée que l’on puisse en lire un autre) étaient interchangeables dans leur présentation, leur traitement de l’information, leur déséquilibre entre le local et le national, leurs passions sportives et leurs conceptions de la vie quotidienne…

Mais revenons à ma boulimie de lectures… Il y a une dizaine d’allées les choses se sont calmées. Histoire de me faire tomber la tension, j’ai même passé par des phases de diète absolue de quotidiens. Ce qui bien sûr renforçait l’addiction au blog commentateur d’actualité. En gros, je me suis mis au régime de la lecture sur internet des principaux quotidiens, (lecture frustrante de plus en plus car hors abonnement ou achat d’article, il reste bien peu à lire). En fait, j’ai peu à peu privilégie la lecture des hebdomadaires et des mensuels, en n’achetant plus qu’occasionnellement un quotidien.

Justement, hier, j’ai acheté L’Humanité menacée de disparition et qui mène un rude combat de survie.
Dans les messages de soutien, j’ai été frappé, entre autres, par celui de Jean-Jacques Seymour, éditorialiste à Tropiques FM, qui disait en conclusion : « C’est un journal d’opinion et il le revendique – quand tant d’autres qui se disent généralistes ne nous servent au final que la soupe des copains de leur patron ».
Et aussi par le message de Pierre-Antoine Fabre, directeur d’études, Ehess, qui se terminait ainsi : « L’Humanité disparue, nous n’aurions bientôt plus que le flux ininterrompu des images sans visages et le rejet que leur oppose le conspirationnisme bon enfant ou diabolique des réseaux »

Répondre à cet article