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À propos de la position présidentielle française sur la crise algérienne

mercredi 13 mars 2019, par René Merle

Une durée raisonnable ? Mais de quel droit en parler ?

Depuis Djibouti, le Président français a appelé à « une transition d’une durée raisonnable en Algérie ».
je suis assez d’accord avec le point de vue exprimé par Jean Dominique Merchet, dans l’Opinion.
Le Président aurait mieux fait de s’abstenir, me semble-t-il.
Il faut avoir la naïveté de nos Belles Âmes pour imaginer que la France est reçue de par le monde comme la distributrice légitime du blâme et de l’éloge en matière de morale politique. Qui a quelque peu voyagé a pu vérifier combien le coq gaulois est souvent symbole de suffisance, voire de supériorité malvenue (et pas seulement en matière rugbystique).
J’écrivais récemment dans le billet Démocratie universaliste ? :
« On ne peut qu’être frappé par l’interventionnisme présidentiel dans la situation du Venezuela et la prudence de renard (passé colonial, gaz naturel, terrorisme sahélien, immigration, et j’en passe), avec laquelle le résident traite de la situation algérienne. »
Il est évident que compte tenu de ce passif et de ces liens, il était quasiment impossible que le Président Macron prenne position dans la crise algérienne.
Mais, le naturel reprenant le dessus, après avoir salué la décision du Président algérien, notre Président a cru devoir se mêler de la crise et donner conseil. Un conseil qui risque d’être contreproductif dans un pays où les rapports avec la France oscillent entre rancune (le mot est faible) et fascination.

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