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Interrogations sur le maintien de l’Ordre

vendredi 22 mars 2019, par René Merle

Du jeu dangereux du pouvoir

Je n’ai pas la fibre complotiste, mais quand même…
Dans un communiqué martial, notre (provisoire ?) ministre de l’Intérieur assure que dorénavant l’Ordre sera maintenu par tous les moyens. D’où mes interrogations de citoyen inquiet, et, ma foi, quelque peu suspicieux.
J’enfonce dans doute des portes ouvertes, mais comment ne pas s’interroger sur le fait que l’Ordre (?) n’ait pas été maintenu précédemment alors que le Pouvoir avait tous les éléments en main pour l’assurer ?
Pourquoi a-t-on laissé agir les casseurs, en laissant venir et en coinçant les manifestants sur les Champs Élysées ? Et même, peut-on se demander, qui manipule certains de ces casseurs ? L’histoire des provocations utile est vieille comme Vidocq. Sauf à imaginer l’impéritie totale de nos dirigeants, ce qui serait dramatique, on est bien obligé de se poser la question : « à qui profite le crime ? »

Nous sommes dans une situation vraiment paradoxale (à première vue à tout le moins). Mardi, la C.G.T et F.O ont réuni des foules importantes dans des manifestations pacifiques. Qui en parle ? Qui en fait vraiment écho à la télé ou dans la radio ? Le pouvoir est parfaitement indifférent à ce type de démonstration, et l’expérience de décembre nous a montré qu’il ne cède un peu que devant la violence.

Normalement, dans ces conditions, le pouvoir n’aurait aucun intérêt à tolérer une violence qui le contraindrait à nouveau à céder.
Pourquoi alors laisser perdurer la violence, sinon pour laisser le sentiment qu’il faut absolument sauver le soldat Macron, coincé dans son one man show permanent, en le présentant comme le seul rempart contre le chaos. Utiles casseurs…

Il semblerait bien que, du côté du pouvoir, nous avons affaire à des apprentis sorciers qui ne mesurent pas ce qui leur pend au nez. Car à force d’ignorer qu’il y a des manifestations pacifiques et des revendications légitimes, il risque de pousser vers la violence des salariés, des chômeurs et des retraités qui jusqu’à présent ne se sont pas joints aux manifestations des Gilets jaunes.

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