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Nouvelles de l’ex région PACA, désormais région SUD

lundi 6 mai 2019, par René Merle

Les temps sont au désarroi, même sous le soleil

Voici ce que j’ai écrit, il y a peu, en supprimant mon blog « linguistico-régionaliste »

Oui, je sais, il y a dans notre région tant de choses intéressantes à voir et à entendre ; oui, je sais, il y a des paysages, des villages et des quartiers dont on ne se lasse pas ; oui, je sais, il y a plein de braves gens et plein de gens intéressants, qui ne s’occupent pas que de leur nombril : j’en sais quelque chose en tant que père d’une fille handicapée ; oui, je sais...
Mais quand même...
Quand une forte minorité d’électeurs a failli confier la région dite PACA au FN, après lui avoir confié plusieurs municipalités ; quand la poudrière marseillaise ne doit sa relative tranquillité, sociale et religieuse, qu’aux mille et un trafics qui font vivre ; quand tant de femmes, surtout jeunes, tiennent à afficher leur communautarisme ; quand des prosélytes néo-ensoutanés, que Christ ne reconnaîtrait guère, la jouent dans ma ville « Terre de mission » ; quand tant d’enfants d’Italiens, d’Espagnols et de Maltais crient qu’on n’est plus « chez nous » ; quand, ignorante de tout ce qui a pu façonner ce pays, déferle la vague héliotrope, avide de « fun » ou de tranquillité égoïste ; quand je croise des xénophobes qui s’enflamment pour une équioe de mercenaires étrangers ; quand, de la mer à la montagne, spéculation, bétonnage et vulgarité dégradent plus encore des lieux qui furent magnifiques ; quand de proclamés patriotes sang et or recuisent leur fermeture provinciale-provençale, entre deux groupes de gardians ; quand ce qui fut mine, chantier naval, usine, devient « lieu de mémoire » ; quand au regard juste sur le passé se substituent les « médiévales » municipales en costume ; bref, quand tant de constats avivent notre vieille parano, comment ne pas sentir le ridicule qu’il y a à continuer l’égrenage en blog de ses états d’âme vieillissante, de ses souvenirs d’un temps révolu et de ses coups de cœur pour happy few (comme on dit en provençal...).

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