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À une semaine des élections européennes

vendredi 17 mai 2019, par René Merle

Pour un choix politique sans illusions

Alors que notre président nous enferme dans un débat mortifère entre sa liste et celle du RN, (débat dans lequel je n’ai personnellement aucune envie de m’inscrire), alors que la Droite classique tente une remontée affirmée (dans laquelle je ne m’inscris pas bien entendu), quelles options reste-t-il pour l’électeur se réclamant du progrès démocratique et social (je ne néglige pas ici l’écologie, d’autant que toutes les listes ou presque se sont peintes en vert) ?

On peut naturellement se retrouver sur les positions de
Djordje Kuzmanovic qui, pointant l’impuissance absolue du Parlement européen, appelle à ne pas participer à cette mascarade :
Kuzmanovic

On peut aussi, et c’est mon cas, se dire que ne pas voter serait galvauder l’héritage des luttes pour le suffrage universel, et que, même avec un bulletin blanc, il faut voter.
Il m’est déjà arrivé, rarement (mais encore récemment), d’utiliser ce bulletin non comptabilisé, quand il ne s’agissait que de départager « blanc bonnet et bonnet blanc », comme disait Jacques Duclos en son temps.

Mais j’ai envie cette fois de voter.
Le vote étant secret, je ne parlerai pas ici de mon choix et je ne ferai pas de ce site une tribune électorale.
Mais je voterai, sans grande illusion sur le rôle que pourront jouer au Parlement européen ceux que je soutiendrai (si tant est qu’ils soient élus). Car en fait, l’enjeu européen se double ici d’un autre enjeu, celui de la reconnaissance d’expressions politiques minorées ou caricaturées, qui sont pourtant le ferment de ce progrès démocratique et social dont l’espérance court depuis plus de deux siècles…

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