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Des premières "réussites" du Président Macron

vendredi 7 décembre 2018, par René Merle

Ou de l’émerveillement d’être français

Je parcourais hier, dans l’Obs du jour, l’édito de Jean Daniel, « Le frisson de la révolution », nourri de réflexions intéressantes. Je lis sur la fin : « C’est une période difficile, parce que, avec les premières réussites de Macron, nous étions dans l’émerveillement d’être français. Tout semblait réussir à cet homme providentiel après que tout eut semblé devoir échouer dans une France déjà rebelle ».

Mes souvenirs de jeunesse font que, quelque distance que j’aie pu prendre par la suite avec les points de vue de Jean Daniel, je lui dois un grand respect pour les positions courageuses qu’il prit publiquement lors de la guerre d’Algérie.

Mais là, je suis triste de constater cet émerveillement devant le brillant jeune homme repéré et mis en place par les chasseurs de tête du grand capital, pour appliquer la politique la plus « libérale » qui soit, le jeune homme jupitérien qui a su jouer de nos institutions pour devenir le seul candidat face au FN, et donc le président démocratiquement élu. Triste de constater que Jean Daniel, comme tant de figures marquantes de notre intelligentsia plus ou moins « deuxième gauche », ait considéré comme des réussites les immédiates mesures anti sociales du président de la Start up nation…

Ou comment la cécité couverte d’humanisme a pu oublier que notre société est une société de classes où les intérêts de la classe dominante étaient, sont et seront farouchement défendus par les possédants, les vrais, pas ceux qui ont (tant bien que mal pour beaucoup) accédé à la possession d’un logement, d’une voiture, et profité de leurs économies pour aider leurs enfants et s’assurer un séjour dans un EHPAD pas trop sordide… Des possédants qui, n’en doutons pas, quelle que soit l’issue de la crise actuelle (le recul, l’anesthésie ou la trique) préparent déjà la relève d’un homme désormais usé, mais qui rêve peut-être de trouver son salut dans une manif géante contre la Chienlit que dénonçait le Général… Mais même après cela, un an après, le Général avait dû prendre sa retraite…

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