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Défaite de Syriza

lundi 8 juillet 2019, par René Merle

Retour à la case départ avec la droite héréditaire

En 2015, avant la grande capitulation de Tsípras et l’assomption de l’austérité, les trois leaders dégagistes européens, l’Espagnol, le Français et le Grec posaient ensemble sur la photo et nous ouvraient un avenir de luttes pouvant enfin renverser la tutelle cynique de la commission européenne.

Syriza et son leader Tsípras viennent d’être jugés par les Grecs, qui l’avaient appuyés par référendum à 61% dans son bras de fer avec Bruxelles. Les Grecs ont dit ce qu’ils pensaient de sa capitulation de 2015. Abstentions, chute du vote « à gauche » même s’il demeure, victoire de la droite héréditaire…
Mais cette condamnation n’est en rien porteuse d’avenir, puisque dorénavant tous les partis dits de gouvernement, et particulièrement ceux de droite qui sortent grands vainqueurs du scrutin, persistent dans le soutien à la politique néolibérale qui a mené à la catastrophe.

Ce triste épisode devrait nous faire réfléchir au crédit que l’on peut apporter aux grands mouvements dégagistes de France et d’Espagne, proclamant haut et fort leur volonté d’accéder au pouvoir. Ont-ils, devant la pression des instances européennes et des « marchés », la capacité de gouverner sans tomber dans le reniement des promesses, comme il est advenu avec Syriza ?

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