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Des dîners startup

mercredi 10 juillet 2019, par René Merle

Comme la fin de l’Ancien Régime ?

En bon disciple de l’ex-ministre des finances de François Hollande qui, avec son épouse, avait entrepris une politique de diners-contacts élitaires qui n’étaient pas de leur débours, l’ex-président de l’Assemblée, actuellement n°2 du gouvernement, a, semble-t-il, mené une politique de diners-contacts tout aussi élitaires qui n’étaient pas non plus de son débours.
Mais pourquoi se formaliser que l’argent public soit ainsi dépensé, si c’est pour la bonne cause de la santé de notre startup nation ? Ne convient-il pas de rallier les élites à la Cause ? Et ne faut-il pas dans ce cas mettre les petits plats dans les grands ? Il faudrait vraiment être de parti pris pour critiquer ces initiatives citoyennes…
On ne peut d’ailleurs que regretter que des mauvais esprits osent avancer que ces raouts politico-mondains contribuent à donner de nos dirigeants l’image d’une caste tout à fait coupée des réalités populaires. Que diable, les palais de ceux qui nous gouvernent n’ont-ils pas été grands ouverts à toutes sortes de représentants du peuple, des footballeurs et footballeuses dont beaucoup viennent de nos cités maudites, aux représentants de la nouvelle culture musicale des dites cités. Voilà qui enfonce quand même quatre malheureux homards géants et les trop excellentes bouteilles des celliers de la République…
Il convient également de rassurer ceux qui croient bon d’évoquer, à propos de notre si Nouveau Régime, la fin de l’Ancien Régime, quand la Cour et ses privilégiés narguaient la détresse populaire. « S’ils n’ont pas de pain, qu’ils mangent de la brioche… ». Apocryphe ou pas, la phrase avait envoyé à Versailles 20.000 femmes qui ramenèrent à Paris « le boulanger, la boulangère et le petit mitron ». Petite famille dont le château fut quelque peu pris d’assaut par la suite… Nous en sommes d’autant moins là que les factieux gilets jaunes qui attaquaient Élysée et ministères s’en sont retournés Gros Jeans comme devant, sans que dans sa masse le bon peuple s’émeuve. Bis repetita placent ? Allons donc…
Oublions donc ces futilités, comme nous avons oublié la mort de cette vieille dame maghrébine que les mauvaises langues, toujours elles, affirment victime d’une grenade baladeuse marseillaise. D’ailleurs après tout, que faisait-elle à la fenêtre à l’heure où il faut aller regarder la télé ?
Bref, dissipons ces vapeurs délétères, et rallions-nous sans états d’âme, et peut-être même avec enthousiasme, aux efforts de notre président et de son gouvernement pour nous rendre la vie meilleure.

1 Message

  • Des dîners startup Le 11 juillet à 20:15, par DUBOIS Jean Michel

    Devant la porte graffitée de sa permanence, une députée LREM (ex divers gauche…), clamait au bon peuple que l’argent public allait être utilisé pour remettre en état le bois martyrisé ; « porte des étoiles » empruntée par les adhérents venus en masse afin de comprendre et dispenser la « théorie du ruissellement en sens inversé ».
    Le même argent public, employé pour les agapes fastueuses d’un mignon (ex c’est selon le sens du vent) de sa majesté, n’était que l’un des stigmates oligarchiques. L’argent public devant être remboursé par le (on ne sait plus qui !), la porte fut reformée et gardée par un cordon de CRS…

    N B : pincez-moi, que je me réveille de cette sinistre et ignoble farce.
    Et heureusement que nous vivons dans une démocratie…

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