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14 juillet, 20h20

dimanche 14 juillet 2019, par René Merle

Stigmatisons les factieux

De mauvais Français se sont permis de siffler le représentant de la Nation alors qu’il descendait les Champs Élysées, droit dans ses bottes sur un véhicule militaire. Fort heureusement les Forces de l’Ordre sont intervenues et ont appréhendé plus de 150 de ces perturbateurs. Nous devons également à leur diligence l’interpellation de trois leaders des Gilets Jaunes dont la présence, - les commentateurs et experts en sécurité des chaînes en continu l’ont immédiatement souligné -, était en elle-même une véritable provocation. Malheureusement pour nos Forces de l’Ordre, les fourbes Gilets Jaunes avaient traitreusement décidé de venir en civil, et il était difficile de les différencier des vrais patriotes venu saluer notre Président.

Immédiatement après ces sifflets intoléraables, notre Ministre de l’Intérieur, avec la gravité que nous lui connaissons, a stigmatisé les siffleurs, en affirmant qu’ils devaient avoir honte, car « la nation, il faut la respecter ».
Propos repris un peu plus tard par le très socialiste et national Premier Adjoint de la Mairie de Paris.

Heureusement, nous avons pu nous retrouver avec la Nation en considérant la tribune officielle, avec son escouade de ministres et notamment le numéro deux du gouvernement, honteusement attaqué par des folliculaires anti nationaux.

Il faut croire que les admonestations du Ministre de l’Intérieur et l’action énergique des Forces de l’Ordre n’avaient pas été suffisantes : dès la fin du défilé, des énergumènes se sont répandus sur les Champs-Élysées, rééditant les scènes scandaleuses que nous avions connues il y a quelques mois, avant que notre Ministre de l’Intérieur, toujours lui, ne déclare que le mouvement Gilets Jaunes était mort de sa belle mort…

Il n’en reste pas moins que, en attendant les résultats footballistiques de l’Algérie, force est restée à la Loi et le calme a été rétabli.
On ne peut s’empêcher de penser que si notre Bon Roi Louis XVI avait agi avec la même promptitude et la même fermeté, les factieux n’auraient pas pris la Bastille.

Il conviendrait aussi peut-être de mettre au pilori des ouvrages récents et démoralisateurs comme L’Archipel français, de Jérôme Fourquet, qui utilise ses talents de sondeur et sociologie, pour décrire une soi-disant lente dislocation du corps social sous l’effet de multiples fragmentations. En ce jour d’unité nationale, derrière la figure charismatique de notre Président, de notre gouvernement et de son numéro deux, rien ne doit venir ternir le constat d’une profonde solidarité entre toutes les composantes de notre société, dont témoignent d’ailleurs le score de LaRem et le chiffre des abstentionnistes.

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