La Seyne sur Mer

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Retour vers l’Étrurie

lundi 17 décembre 2018, par René Merle

La tombe d’Orcus

Je feuillette mes archives, et je vais vers l’Antiquité, plus dans ce qu’elle a de mystérieux et d’inaccessible que dans ce qu’elle ouvre pour nous des sources fécondes : ainsi des croyances de peuples à jamais disparus et qui ne nous ont légué aucun texte, hormis quelques poussières de mots énigmatiques. Ces hommes étaient nos semblables, mais nous ne pouvons qu’à peine imaginer dans quelle vision de la vie, et de la mort, ils se retrouvaient. Nous ne saurons jamais à quelles créatures divines, fantomatiques, mais si prégnantes, ils avaient donné vie et auxquelles ils se soumettaient… Me revoici donc avec les Étrusques, dont j’ai souvent parlé dans mes blogs précédents, mes lecteurs antérieurs s’en souviennent peut-être, ces Tuschi qui donnèrent son nom à la Toscane.

Dans la nécropole étrusque de Monterozzi, près de Tarquinia (au nord du Latium), la tombe dite « tomba dell’Orco » (la tombe de l’Ogre, en fait la tombe d’Orcus, divinité infernale), date probablement du IIIe siècle avant J.C (ou plus largement entre la fin du IVe et le début du IIe av. J.C.). On peut y voir des fresques aujourd’hui mille fois reproduites en illustration de cette puissante et énigmatique civilisation commerçante, finalement phagocytée par la civilisation romaine.

J’admire, mais en même temps je ne peux pas ne pas ressentir un sentiment de gêne devant ce qu’il faut bien appeler le viol d’une intimité ultime, celle du voyage inexorable dans la mort et dans l’au-delà.
Voici donc, éternellement vivante dans sa beauté, la défunte, l’aristocrate Velia Spurinna, femme de Arnth Velcha…
Mais voici, éternellement menaçant, Aita, souverain des enfers dont la tête est surmontée de celle d’un loup…
Où allait Velia ? De qui devait-elle à jamais se préserver ?

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