Categories

Accueil > France contemporaine politique > Macronisme > LaRem. Toulon. Quand le local éclaire le général

LaRem. Toulon. Quand le local éclaire le général

vendredi 16 août 2019, par René Merle

La longue marche vers la terre promise et la reconnaissance

Il arrive que des relations géographiquement proches (j’habite Toulon), me demandent pourquoi ce site contient si peu d’informations sur la vie locale et départementale.
J’en conviens.
Je ne traite pas de cette actualité, déjà parce que le lectorat du site n’a rien de départemental, et que les lecteurs de Bourges ou de Romans, de Montauban ou de Paris ne sont guère concernés par nos menues péripéties politiques et culturelles méditerranéennes. Je ne le fais pas aussi parce que les lecteurs "départementaux" de ce site sont amplement informés en la matière par la gazette locale et les réseaux sociaux.
Naturellement, si j’avais voulu, je serais sur Facebook, en corrosif écho à la dite gazette ; je commenterais péripéties politiques et faits divers, en versant blâme et éloge ; et, pour plus de connivence, je sacrifierais à la nostalgie, j’évoquerais mes anciens condisciples d’école primaire et mes premières sorties hors du cocon familial (sous le sceau du secret de la confession, cela s’entend), je me hasarderais à commenter les créations culturelles de mes concitoyens, me faisant ainsi quelques amis et ennemis. Etc. Etc. …
Mais bon, je ne l’ai jamais fait et je ne crois pas le faire demain.

Mais j’ose aujourd’hui une entorse à ma discrétion, en signalant le billet sans complaisance que Libération de ce jour consacre à une jeune députée de « ma » localité.
Libération

Je n’ai évidemment pas à juger du parcours de cette responsable politique, qui n’a d’ailleurs rien à cirer de mon sentiment.
Je dirai simplement que quand, par un vécu amical, local, et politique [1], l’on se trouve au plus près de pareil itinéraire, on ne peut que s’interroger sur l’adéquation de la fougue communiste de la jeunesse, (héritée d’engagements familiaux dont je fus très proche), avec le « réalisme » de ce qui s’en est suivi : passer d’un PCF jugé sans avenir au soutien à la liste socialiste de Michel Vauzelle aux régionales, assumer ensuite une responsabilité départementale socialiste et lui claquer la porte au nez, pour rallier la République en marche avec M. Castaner, voilà qui témoigne d’un opportunisme dont beaucoup d’idéalistes (s’il en reste) devraient s’inspirer. Foin des idéaux, foin des fidélités, soyez « the right woman (or man) at the right place », pour le plus grand bien de vos concitoyens, et, quels que soient vos engagements successifs, assurez professionnellement (grâce à eux ?) vos arrières.

Je n’ai jamais voté à droite, mais on nous annonce que cette « right woman », investie par LaRem, va partir à l’assaut de la mairie toulonnaise de droite. Si ma fidélité (pas la sienne) ne me retenait pas, je me dirais qu’il vaut mieux un homme de droite de chez droite qu’un caméléon [2]. Mais bon, voter à droite étant exclu, je voterai donc, une fois de plus pour les perdants d’avance de la gauche plus ou moins rassemblée, mais en aucun cas pour cette ambitieuse « républicaine en marche » (naturellement dévouée au service de nos concitoyens, en manque de tramway)…

Notes

[1Les amis de La Garde et de "la Mèque" me comprendront

[2Mais soyons prudents, nu ne sait quelles contorsions nous réservent la vie politique locale. La droite peut ratisser large, et vice-versa

1 Message

Répondre à cet article