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Éditorialiste ou chien de garde ?

mercredi 19 décembre 2018, par René Merle

Christophe Barbier

À mes fidèles lecteurs, qui se comptent sur les doigts de quelques mains, je dois une confidence, d’autant que le célèbre éditorialiste Christophe Barbier ne fait pas partie de ces fidèles.
Disons tout de suite que je suis assez admiratif devant la culture littéraire et théâtrale classique de Christophe Barbier (et, partant, des citations et allusions dont il peut agrémenter son propos, ce qui nous change des incultes présomptueux de service), son esprit de répartie, sa profonde connaissance de la vie politique française… et l’assez extraordinaire exercice gymnique dont il a fait preuve un jour, en se soulevant de la table à la force des poignets (et je suis très sérieux, pas de mauvaise plaisanterie, j’aurais bien aimé pouvoir en faire autant).

Je dois dire aussi que je n’ai pas hésité, lorsqu’il était directeur de la rédaction à l’Express, à répondre à la demande d’entrevue de cet historique magazine à propos de la Provence :
[>http://archivoc.canalblog.com/archives/2018/07/21/36612621.html]

Mais voilà, devant le rôle d’éditorialiste qu’il poursuit aujourd’hui sur BFMTV, je m’interroge…
Par exemple hier, notre oracle à l’écharpe rouge n’hésitait pas à expliquer aux Gilets jaunes comment ils pouvaient sortir haut le menton de la crise, et comment notre Président, emberlificoté dans ses promesses hasardeuses, allait pouvoir se sortir de la crise lui aussi, à condition d’écouter ses conseils...

Bref, comment l’on passe de la fonction d’éditorialiste à la fonction de Conseiller du Prince.
Et pourquoi seulement conseiller ?
Puisque l’heure est aux pancartes brandies, je brandis la mienne :
CHRISTOPHE BARBIER PRÉSIDENT !

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