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Notre Bon Roi

vendredi 21 décembre 2018, par René Merle

et de son entourage

Au printemps 1789, lors de la flambée d’émeutes campagnardes et urbaines contre la vie chère et la disette, flambée annonciatrice de la secousse décisive de Juillet, les révoltés ne mettaient pas en cause « Notre Bon Roi », personnage tutélaire et sacré, mais son entourage : son épouse frivole, ses conseillers cyniques, ses courtisans si loin du peuple… Mais le Roi ne répondit pas à son Bon Peuple, et ceci lui coûta cher…

On peut s’amuser du retournement actuel de situation. Notre Bon Roi est vilipendé, haï même, mais il rayonne désormais d’empathie, approuve cinq semaines après une pétition anti taxe, claironne sans rire que sa mission a été de rapprocher les élites et le peuple, et ce dès sa campagne électorale.

Et pour achever l’enfumage, il fait comprendre à son Bon Peuple que la faute n’est pas sienne, mais celle des technocrates, de Bercy, de Matignon, des ministres défaillants, etc. Bref il joue désespérément de la stratégie du fusible.

Affaire à suivre.

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