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"Première campagne" d’Audrey Gordon

vendredi 4 octobre 2019, par René Merle

Du candidat au Maître (supposé) des horloges

Vu hier, avec un retard de cinq mois à l’allumage, Première campagne d’Audrey Gordon. Ou comment la jeune journaliste Astrid Mezmorian est chargée par France 2 de suivre la campagne présidentielle du presque inconnu Emmanuel Macron.
Beau documentaire sur la fabrique haletante de l’information au quotidien, la difficulté de la proximité souhaitée avec le candidat et la distance nécessaire pour ne pas servir la cause.
Et Macron dans tout ça ? Vu de loin, dans ses meetings, ou de près dans la « déambulation » qui lui est chère dans une bulle de micros et de perches. Toujours à l’aise. Réponse à tout.
Fabrication médiatique, dit un interviewé. Plus ou moins que pour les autres leaders politiques ? Le film ne se prononce pas et n’a pas à se prononcer.
Mais le spectateur se pose légitimement la question. Comment ce quasi inconnu a-t-il pu trouver les fonds nécessaires à pareille campagne. Qui le pousse, ou le manipule ?
Et au-delà de quelques séquences d’interviews minute, comment apprécier l’écho, l’engouement, le désir de changement qui vont entraîner vers lui un petit quart des votants ?
A star is born. Et n’en fait désormais n’en fait qu’à sa tête…
Peu après avoir regardé ce beau film, j’ai jeté un œil distrait sur le one man show présidentiel de Rodez. « Convention citoyenne » ( ?) au cœur de la France dite profonde. L’adroit bateleur garde toujours le même registre : je veux vous convaincre que j’ai raison, je vous écoute mais il en sera finalement comme je l’ai décidé.
Bis repetita ce matin dans sa rencontre avec les éleveurs auvergnats…
Bien malin qui dira si cette stratégie continuera longtemps à être payante…

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