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Pour que la politique redonne de l’espoir

vendredi 8 novembre 2019, par René Merle

La perspective du Bien commun

Cf. : Pour sortir de l’étau « Macron – Le Pen »
J’écrivais dans cet article récent :
« Hors du champ de ruines que décrit Martelli, de quels groupes, de quelles forces pourrait aujourd’hui surgir la formule magique, enthousiasmante et mobilisatrice, qui nous délivrerait de l’hypothèque Macron comme de l’hypothèque Le Pen ?
J’avoue que je reste sur ma faim.
 »

Il se trouve que hier j’ai assisté à la conférence – débat organisée par l’IHS CGT Var, sur le thème de la marchandisation de la santé dans le Var.
J’en suis sorti ragaillardi, tant par le propos des conférenciers [1] que par des interventions de travailleurs du service de la Santé…
L’état des lieux, après l’avalanche de réformes menées depuis des années, la substitution de la logique marchande à la logique de service public, les revendications et les actions en cours, se prolongeaient d’une forte interrogation sur la suite.
Et nous touchons là à ce que peut être une politique qui donne de l’espoir.
Enrayer la casse, bien évidemment. Mais au-delà, partir du constat vécu des usagers et des personnels, des luttes multiformes des personnels, pour proposer un avenir possible. Retour aux fondamentaux. Imposer avec le soutien de l’opinion la notion de vrai service public de la santé et de vraie sécurité sociale [2]. Bien commun.
La tâche n’a rien d’utopique, et elle peut ouvrir sur d’autres horizons.

Notes

[1Christophe Prudhomme, dirigeant de la fédération CGT santé, porte-parole des médecins urgentistes de France (AMUF) ; Isabelle Godard, secrétaire générale de l’union départementale santé CGT

[2À propos de sécurité sociale, vous avez peut-être vue, noyée dans les considérations sur Benalla, le voile, les héritiers Johnny, etc., cette indécente décision d’un pouvoir désormais maître de la Sécu. À propos du financement de plusieurs mesures dites « d’urgence » décidées au début de l’année pour apaiser la colère des gilets jaunes, une courte dépêche d’agence nous a appris que « Dérogeant à la loi Veil, qui date de 1994, l’exécutif a en effet décidé cette année de ne pas compenser dans le budget de la Sécu le coût de deux de ces mesures (avancer l’exonération de cotisations sociales sur les heures supplémentaires et rétablir un taux de CSG à 6,6% au lieu de 8,3% pour une partie des retraités). Et on nous bassinera ensuite avec le Trou de la Sécu… »

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