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Christophe Barbier et la Commune

mercredi 13 novembre 2019, par René Merle

Significatif parallèle Thiers-Macron

Je regardais ce lundi l’émission C à vous, où Christophe Barbier faisait sa promo pour de son ouvrage Macron sous les masques qui paraît aujourd’hui. Un Christophe Barbier toujours disert, toujours pertinent, toujours cultivé… et toujours du côté du manche.
Christophe Barbier aime les comparaisons historiques. Elles ont abondé dans l’émission. J’en relève une qui m’a quand même estomaqué. À propos de Macron vainqueur des Gilets jaunes grâce au coup de génie (sic) du Grand débat, C. Barbier a évoqué les mânes d’Adolphe Thiers, qui comme Macron fut ministre, avant, comme Macron, de sauver la République, mais en l’occurrence en écrasant la Commune de Paris. Quelque gêne chez un ou deux participants, oh pas plus ! Et C. Barbier d’enchaîner : « mais oui, la Commune, c’était Lénine ! »
Cette soudaine incandescence haineuse dans le discours maitrisé et policé m’a rendu la Commune encore plus respectable et plus émouvante…
Elle m’a aussi montré les failles de la doc. historique de l’interviewé, que l’on ne peut que renvoyer aux innombrables études sur la composition et les buts de la Commune de Paris.
Allez, malgré les vents mauvais, c’est l’occasion de se fredonner la vieille chanson, « La Commune n’est pas morte »…

2 Messages

  • Christophe Barbier et la Commune Le 13 novembre à 11:23, par comte Lanza

    A la "grande époque" des Gilets jaunes, on trouvait dans le courrier des lecteurs du Monde des appels au gouvernement à traiter les GJ comme on avait traité les Communards.

    Il s’agit de réactions similaires à celle de M Barbier, peut-être infondées sur le plan théorique, mais par contre très fondées comme "ressenti", une sorte de grande peur des membres de l’élite, pas seulement pour leurs biens matériels, mais pour leur domination intellectuelle. Les GJ ont suscité un mépris (et une peur) de classe comme on n’en avait pas vu s’exprimer depuis longtemps, chez des démocrates et progressistes patentés.

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    • Christophe Barbier et la Commune Le 13 novembre à 12:15, par René Merle

      Oui, je pense par exemple à notre ex ministre de l’éducation nationale et philosophe proclamé qui demanda que face aux violences les policiers fassent usage de leurs armes. Et d’ajouter : ""on a, je crois, la quatrième armée du monde, elle est capable de mettre fin à ces saloperies, faut dire les choses comme elles sont".

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