La Seyne sur Mer

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Léon Clédat et les parlers franco-provençaux

dimanche 17 mai 2020, par René MERLE

On a peine à imaginer aujourd’hui la floraison d’études et de revues consacrées aux patois de France dans les trente dernières années du XIXe siècle, floraison qui, bien entendu, procédait de l’inventaire avant disparition et non d’une tentative « renaissantiste ».
Parmi ces initiatives, signalons particulièrement celle de Léon Clédat, professeur à la faculté de lettres de Lyon, qui mena une enquête serrée sur les « patois » de la région lyonnaise (au sens large).
Voici sa méthode de travail, telle qu’il la définit dans le tome I (1887) de sa Revue des Patois, recueil trimestriel consacré à l’étude des patois et anciens dialectes romans de la France et des régions limitrophes.
« Les patois de la région lyonnaise
Sous le titre qu’on vient de lire, je me propose d’étudier les patois de France que M. Ascoli a rangé dans la classe des patois franco-provençaux [graphie de l’auteur], et ceux de quelques départements voisins de cette région. Ce sont les patois des départements de l’Ain, des Hautes-Alpes, de l’Ardèche, du Doubs, de la Drôme, de l’Isère, du Jura, de la Loire, de la Haute-Loire, du Rhône, de la Haute-Saône, de Saône et Loire, de la Savoie, de la Haute-Savoie, des Vosges et du territoire de Belfort.
Les textes publiés dans ces différents patois étant insuffisants pour l’étude méthodique que je désirais entreprendre, je me suis adresse, avec le haut patronage de M. Michel Bréal [linguiste réputé, inspecteur de l’enseignement supérieur], à M. Charles, recteur de l’Académie de Lyon, qui a bien voulu recommander mon entreprise à MM. les recteurs des Académies de Besançon, de Chambéry, de Clermont et de Nancy. MM. les inspecteurs d’Académie, avisés par les recteurs, ont bien voulu, de leur côté, avertir de mon projet les instituteurs de chaque département par l’intermédiaire des bulletins départementaux de l’instruction primaire, et m’envoyer les noms des instituteurs qui paraissaient disposés à me seconder. Enfin, je me suis adresse à MM. les directeurs des Ecoles Normales primaires de la région, pour obtenir le concours des élèves-maîtres de ces Ecoles. »

Sur Léon Clédat, on lira : Jacques-Philippe Saint-Gérand, Université de Clermont-Ferrand II, LÉON CLÉDAT, HISTORIEN, PATOISANT ET RÉFORMISTE (1850 – 1930) ENTRE HISTOIRE DE LA LANGUE ET LINGUISTIQUE HISTORIQUE DU FRANÇAIS
Clédat

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