La Seyne sur Mer

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et encore l’accent tonique

jeudi 18 juin 2020, par René MERLE

Évidemment, si en situation d’urgence vous voulez faire comprendre où se place l’accent tonique sur la pénultième à des gens qui ne savent pas prononcer un mot d’origine occitane, ou d’une autre langue néo latine, il suffit de remplacer la finale par un « e ».
Ainsi, comme en Dauphiné, « ravioli » devient « raviòle » et l’accent tonique est correctement mis sur la pénultième
Si les panneaux dont je parlais hier écrivaient « la Sègne », personne n’aurait l’idée d’accentuer la finale.
Mais bon, le purisme de la graphie impose, et je comprends que ceux qui veulent faire un affichage public de la langue tiennent à la présenter en majesté…graphique

2 Messages

  • Majesté graphique ? Le 1er juillet à 00:00, par Jean-Yves Royer

    Majesté graphique ?

    C’est sans doute l’intention, mais le résultat n’est pas forcément toujours très majestueux… L’idée est, le plus souvent, juste de témoigner d’une certaine provençalité, malheureusement quelquefois inventée.

    Ainsi, dans la région de Forcalquier, le panneau Dauphin se double d’un « Dòfin » ne correspondant à rien, et à Peyruis est accolé un « Peirui » pour le moins problématique.
    Sigonce a été arbitrairement provençalisé en « Sigounço », sauf que ce n’est pas comme ça que disent les indigènes occitanophones qui parlent (je l’écris à la française) de « Sigouence » (que je noterais donc pour ma part « Sigònça »).

    Pour Villeneuve (anciennement Vilanova, déperchement depuis le XVe siècle d’un ancien Puei de la Roca voisin), dont la forme moderne a donné (je la note à la française) « Vièranove », on y affiche désormais un « Vilonovo de la Roco » qui n’a jamais existé et que personnellement je trouve affreux.

    En ce qui concerne Forcalquier, que nos archives médiévales occitanes écrivaient ainsi aux XVe et XVIe siècle (au XIIe on avait Fontcalqueir ou Foncalquier) on a aujourd’hui en dessous un « Fourcauquié », qu’il faudrait écrire « Fourcouquié » si l’on voulait noter à la française sa réalisation moderne.

    Bref, à parler de majesté graphique, j’avoue en trouver beaucoup plus dans Forcalquier, Villeneuve, Sigonce, Peyruis et Dauphin que dans « Fourcauquié », « Vilonovo de la Roco », « Sigounço », « Peirui » et « Dòfin »…

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  • et encore l’accent tonique Le 1er juillet à 08:36, par René MERLE

    Merci pour ton message. Je partage entièrement ton point de vue. Ces reconstitutions hasardeuses, qui procèdent d’un désir de provençalisation ou d’occitanisation, sont parfois liées à la méconnaissance des archives et à l’ignorance des prononciations locales. Mais il est vrai qu’en ce qui concerne les premières, ça demande du travail. À a connaissance, le seul qui ait vraiment fait cela dans le Var est Emmanuel Aguillon, le potier de La Roque, avec les archives médiévales. Quand aux secondes, cela signifierait que l’on prenne la peine d’écouter avant de balancer un terme jugé conforme à la "vérité" lexicale. Je l’ai bien vu pour la Seyne (sur mer of course)...
    Pòrta ti ben et siguès brave
    Renat

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