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		<title>L'enqu&#234;te sur la publication en langue d'Oc et en francoproven&#231;al (fin XVIII&#176;, XIX&#176; si&#232;cles) : motivations, approches m&#233;thodologiques.</title>
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		<dc:date>2025-10-26T00:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Ren&#233; MERLE</dc:creator>


		<dc:subject>Occitan</dc:subject>
		<dc:subject>Francoproven&#231;al</dc:subject>
		<dc:subject>Motivations</dc:subject>
		<dc:subject>Neuch&#226;tel</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Colloque international de sociolinguistique historique du domaine gallo-roman : Enjeux et m&#233;thodologies d'un champ disciplinaire &#233;mergeant, 8-9 juin 2007, Universit&#233; de Neuch&#226;tel, Suisse. Actes publi&#233;s en 2009, Berne. &lt;br class='autobr' /&gt; Pour qui ne l'aurait pas lu, cette intervention qui pr&#233;cise bien le cadre de mon travail : &lt;br class='autobr' /&gt;
&#034; Votre invitation m'a permis en quelque sorte de cristalliser, je ne dirai pas mon testament de chercheur, puisque l'entreprise continue , mais une revisite de cette recherche, en (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://renemerle.com/remembranca/spip.php?rubrique2" rel="directory"&gt;Motivations de ma recherche en domaine occitan et francoproven&#231;al&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://renemerle.com/remembranca/spip.php?mot2" rel="tag"&gt;Occitan&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://renemerle.com/remembranca/spip.php?mot3" rel="tag"&gt;Francoproven&#231;al&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://renemerle.com/remembranca/spip.php?mot103" rel="tag"&gt;Motivations&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://renemerle.com/remembranca/spip.php?mot414" rel="tag"&gt;Neuch&#226;tel&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Colloque international de sociolinguistique historique du domaine gallo-roman :&lt;br class='autobr' /&gt;
Enjeux et m&#233;thodologies d'un champ disciplinaire &#233;mergeant, 8-9 juin 2007, Universit&#233; de Neuch&#226;tel, Suisse. Actes publi&#233;s en 2009, Berne.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Pour qui ne l'aurait pas lu, cette intervention qui pr&#233;cise bien le cadre de mon travail&lt;/i&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034; Votre invitation m'a permis en quelque sorte de cristalliser, je ne dirai pas mon testament de chercheur, puisque l'entreprise continue , mais une revisite de cette recherche, en ce moment de la vie o&#249;, le temps du d&#233;part en retraite (1996) largement d&#233;pass&#233;, l'on peut se retourner et tenter de faire le point. &lt;br class='autobr' /&gt;
Je serais heureux que ce bilan de la recherche d'un historien, son origine, ses motivations, sa m&#233;thodologie, la grille des d&#233;frichements ult&#233;rieurs que cette recherche a suscit&#233;e, puisse int&#233;resser les sociolinguistes que vous &#234;tes, m&#234;me, et peut-&#234;tre surtout, s'ils n'y retrouvent pas toujours la conceptualisation et les cadres op&#233;rants qui leur sont familiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette recherche est en fait n&#233;e d'une frustration.&lt;br class='autobr' /&gt;
On m'aurait &#233;tonn&#233; si l'on m'avait dit, &#224; la fin des ann&#233;es 1960, que, dans ma double formation, le certifi&#233; de lettres et l'agr&#233;g&#233; d'histoire que j'&#233;tais allait s'investir, sur le long terme des quarante ann&#233;es &#224; venir, dans l'histoire des pratiques linguistiques dans la France du Sud-Est et en Suisse romande, en leur consacrant de tr&#232;s nombreux articles, plusieurs ouvrages et une th&#232;se. C'est dire que cet engagement, auquel rien ne me pr&#233;parait, est n&#233;e de la circonstance et de l'inattendu.&lt;br class='autobr' /&gt;
On ne dira jamais assez combien la secousse des &#233;v&#233;nements de 1968, en France, a stimul&#233;, voire renouvel&#233;, par l'irruption d'une po&#233;sie et d'une chanson &#171; engag&#233;es &#187; l'int&#233;r&#234;t pour les cultures dites r&#233;gionales, et particuli&#232;rement pour la culture occitane, en liant ce qui apparaissait souvent comme un pass&#233;isme quelque peu poussi&#233;reux, la d&#233;fense de la langue d'Oc, &#224; un engagement contestataire et juv&#233;nile pleinement moderne, (on ne disait pas encore post-moderne). &lt;br class='autobr' /&gt;
Contestation qui, au-del&#224; de la revendication hautement formul&#233;e de &#171; r&#233;paration historique &#187;, voulait souvent faire de la &#171; Langue du peuple &#187;, une &#171; arme du peuple &#187; dans une qu&#234;te d'identit&#233; et de dignit&#233; &#224; la fois contestataire et nationalitaire (MARTEL 2003).&lt;br class='autobr' /&gt;
Interpell&#233; par cette nouvelle donne, le jeune trentenaire que j'&#233;tais, jusqu'alors monolingue fran&#231;ais dans le champ de l'hexagone et plut&#244;t indiff&#233;rent aux entreprises f&#233;libr&#233;ennes&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;N&#233; en 1854, le F&#233;librige, d'abord proven&#231;al, puis &#233;tendu &#224; l'ensemble de la (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, n'a pas eu de peine &#224; apprendre, ou plut&#244;t &#224; retrouver la langue d'Oc (en l'occurrence sa vari&#233;t&#233; proven&#231;ale maritime, diff&#233;rente &#224; plusieurs &#233;gards du proven&#231;al rhodanien sacralis&#233; par le Mistralisme), langue de mes grands parents et des anciens de mon environnement, langue dont les sons &#233;taient inscrits dans les vibrations de mes cordes vocales, et dont le lexique demeurait partiellement pr&#233;sent dans mon fran&#231;ais quotidien, ce &#171; francitan &#187; qui faisait alors l'objet de nombreuses &#233;tudes et portait bien des esp&#233;rances de r&#233;cup&#233;ration de la langue d'Oc. &lt;br class='autobr' /&gt;
Esp&#233;rances aujourd'hui d&#233;menties par la r&#233;gression de l'accent m&#233;ridional et la quasi-disparition du lexique d'origine occitane dans la plupart des r&#233;gions urbanis&#233;es et touch&#233;es par les brassages de population.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais, comme sous peine d'&#234;tre Lettre morte, une langue ne vit vraiment que dans la bouche de ceux qui la parlent, la d&#233;marche de retrouver la langue d'Oc par la lecture, par la fr&#233;quentation d'un cours public et la pratique d'ouvrages didactiques, m'est aussit&#244;t apparue ins&#233;parable du contact avec les (ultimes ?) locuteurs naturels de cette langue. Locuteurs chez lesquels je ne trouvais pas seulement une source d'information linguistique, mais qui m'apparaissaient riches de toute une exp&#233;rience humaine dont, en tant qu'historien, en tant que citoyen, j'&#233;tais demandeur.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ces retrouvailles avec l'oralit&#233; populaire en proven&#231;al m'ont d'abord conduit, en dehors d'abord de tout cadre universitaire, &#224; des enqu&#234;tes et des collectages de t&#233;moignages, essentiellement avec des personnes n&#233;es &#224; la fin du XIX&#176; si&#232;cle et au d&#233;but du XX&#176;, enqu&#234;te bient&#244;t &#233;largie &#224; une grande partie de l'ensemble linguistique occitan. &lt;br class='autobr' /&gt;
Un bilan de cette collecte, centr&#233;e sur l'engagement social, politique et culturel de ces t&#233;moins dans l'histoire contemporaine fran&#231;aise depuis le d&#233;but du si&#232;cle, fut publi&#233; de fa&#231;on militante en 1977 (MERLE 1977). L'ouvrage fut, &#224; ma grande surprise, un v&#233;ritable succ&#232;s de librairie, qui m'amena &#224; r&#233;pondre &#224; des invitations d'intervention dans un grand nombre de localit&#233;s du Sud. &lt;br class='autobr' /&gt;
Mais il m'attira aussi un certain nombre de critiques &#233;manant d'intervenants depuis longtemps actifs dans le champ de la culture d'Oc, intervenants dont je d&#233;couvrais l'&#339;uvre et l'importance par la m&#234;me occasion. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ces critiques se focalisaient autour de deux th&#232;mes majeurs, par ailleurs antinomiques. &lt;br class='autobr' /&gt;
Pour d'aucuns, en privil&#233;giant le t&#233;moignage oral, la parole, &#171; l'ethnotexte &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le professeur Jean-Claude Bouvier et son &#233;quipe (Universit&#233; de Provence) ont (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; je n&#233;gligeais le vecteur essentiel de la culture d'Oc : la Lettre dignifiante et salvatrice. Une entreprise de d&#233;fense de la langue d'Oc ne saurait &#234;tre que d&#233;fense et promotion de la litt&#233;rature d'Oc, pass&#233;e et pr&#233;sente.&lt;br class='autobr' /&gt;
Reproche d'autant plus vif que nombre de mes intervenants liaient, &#224; juste titre me semble-t-il, le d&#233;clin de la langue et de la culture d'Oc au laminage du socle sociologique traditionnel de la langue d'Oc : la paysannerie et le petit peuple des foyers industriels traditionnels. Ce faisant, implicitement ou explicitement, ils posaient le constat de d&#233;clin linguistique dans une protestation et soutenaient un avenir possible de la langue par des revendications d'ordre &#233;conomique ou social : &#171; Volem viure al pa&#239;s &#187;, (&#171; Nous voulons vivre au pays &#187;). Au contraire, pour ces critiques, la culture d'Oc ne se l&#233;gitimait que de la langue et pour la langue, ind&#233;pendamment du nombre de ses locuteurs, de la langue maintenue dans la perp&#233;tuation des &#233;ternelles valeurs troubadouresques. &lt;br class='autobr' /&gt;
D'autres enfin me reprochaient d'avoir privil&#233;gi&#233; le t&#233;moignage d'acteurs fortement engag&#233;s dans la vie politique et sociale fran&#231;aise, acteurs dont l'expression &#233;tait occitane mais l'horizon &#233;tait pleinement national &#8211; fran&#231;ais. En inscrivant cette parole recueillie dans le champ d'engagements uniquement &#171; hexagonaux &#187;, je tenais &#224; distance, quand je ne la combattais pas, la dimension pr&#233;sum&#233;e &#171; nationalitaire &#187; de l'entreprise occitaniste du pr&#233;sent. Ce faisant, je t&#233;moignais bien de l'existence de ce qui fut la langue du peuple, mais je trahissais la caract&#233;ristique principale de la Renaissance occitane des ann&#233;es post-68, celle du r&#233;veil d'un Peuple qui prenait conscience de son existence.&lt;br class='autobr' /&gt;
J'&#233;tais d'autant plus sensible &#224; ces critiques qu'elles n'&#233;manaient pas de dialectologues, dont certains (une minorit&#233; sans doute), indiff&#233;rents de fait au destin du parler qu'ils &#233;tudient, &#233;pinglent les mots tombant dans l'oubli comme des papillons sur leurs bouchons. Ces critiques &#233;manaient de personnes dont l'axe de vie avait &#233;t&#233;, profond&#233;ment, affectivement, et le plus souvent sans profils de carri&#232;re, la d&#233;fense et l'illustration de cette langue d'Oc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout en respectant la seconde cat&#233;gorie de critiques, je ne pouvais prendre en compte leur argumentation, tant la r&#233;alit&#233; m'apparaissait en distorsion avec leur projet nationalitaire d'un Peuple d'Oc. Autant ce que je savais, ce que j'&#233;tudiais, de l'histoire de nos r&#233;gions proven&#231;ales et languedociennes depuis la Grande R&#233;volution me montrait des sp&#233;cificit&#233;s &#233;videntes de mentalit&#233;s et de comportements, autant ces sp&#233;cificit&#233;s s'inscrivaient pleinement dans l'histoire nationale fran&#231;aise. Les M&#233;ridionaux n'avaient jamais &#233;t&#233; habit&#233;s d'une conscience identitaire les poussant &#224; la s&#233;paration d'avec la France. Et il ne me semblait pas en aller diff&#233;remment au pr&#233;sent.&lt;br class='autobr' /&gt;
Par contre, le reproche d'&#234;tre indiff&#233;rent &#224; la cr&#233;ation litt&#233;raire, d'ignorer la r&#233;alit&#233; pass&#233;e et pr&#233;sente des Lettres d'Oc, me touchait d'autant plus que j'&#233;tais moi-m&#234;me, &#224; mes heures, po&#232;te et prosateur en langue d'Oc. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il m'a sembl&#233; alors que je devais investiguer s&#233;rieusement ce qui avait pu &#234;tre publi&#233; en langue d'Oc, et tout particuli&#232;rement dans la r&#233;gion o&#249; j'habitais et o&#249; j'enseignais, la Provence.&lt;br class='autobr' /&gt;
En fait d&#233;j&#224;, m&#234;me si mon ouvrage de 1977 se fondait essentiellement, on l'a vu, de retrouvailles d'oralit&#233;, ma pratique vivante de la langue (enqu&#234;te linguistique, contacts personnels, et bient&#244;t entreprise th&#233;&#226;trale (MERLE 1976)) ne pouvaient que se compl&#233;ter d'une rencontre avec l'&#233;crit en langue d'Oc. D'autant que, dans ce climat de &#171; revival &#187; occitan, j'avais accept&#233; d'assumer des cours de proven&#231;al dans l'enseignement public (lyc&#233;e : pr&#233;paration au baccalaur&#233;at), et de donner des cours publics pour adultes dans le cadre d'activit&#233;s associatives. Si la prise de parole dominait dans le cours public, et si toute libert&#233; m'y &#233;tait &#233;videmment donn&#233;e pour une &#233;ventuelle approche des textes, le texte litt&#233;raire en langue d'Oc tenait une place importante dans l'enseignement scolaire, au programme fix&#233; par l'Administration. &lt;br class='autobr' /&gt;
Or en Provence, o&#249; je vivais et travaillais, les associations de Maintenance de la langue, monde, oh combien jusqu'alors inconnu pour moi, avaient le monopole de l'enseignement. Ces associations de Maintenance, jalousement d&#233;tentrices de la m&#233;moire de l'&#233;crit proven&#231;al, et de sa vie au pr&#233;sent. &#233;taient alors pour l'essentiel unies dans le culte d'une gloire litt&#233;raire mistralienne sur laquelle se fondait leur l&#233;gitimation de la Langue. Le programme propos&#233; par elles &#224; l'Administration rectorale, et avalis&#233; par celle-ci, n'admettait que l'&#233;tude de quelques textes sacr&#233;s de l'&#233;cole mistralienne. Elles s'estimaient donc &#224; m&#234;me de d&#233;cr&#233;ter quels auteurs avaient droit &#224; l'enseignement, &#224; l'exclusion de tous autres. &lt;br class='autobr' /&gt;
Sans mettre le moins du monde en cause l'int&#233;r&#234;t de ces textes, je savais bien qu'ils &#233;taient loin de repr&#233;senter la totalit&#233; de la cr&#233;ation d'Oc. Une cr&#233;ation que ces associations, quand elles voulaient bien y pr&#234;ter attention, pr&#233;sentaient sans trop s'y arr&#234;ter de fa&#231;on t&#233;l&#233;ologique. Leur vision de la cr&#233;ation d'Oc revisitait le pass&#233; : apr&#232;s l'effacement de la culture troubadouresque (consacr&#233; &#224; partir du XIVe si&#232;cle), &#224; dater du XVIe si&#232;cle, toute l'&#233;criture d'Oc, annon&#231;ait et pr&#233;parait la &#171; Renaissance &#187; mistralienne. Ainsi, la somme des textes publi&#233;s avant les d&#233;buts du F&#233;librige (1854), quand elle n'&#233;tait pas ignor&#233;e, &#233;tait le plus souvent organis&#233;e comme une marche devant aboutir au point om&#233;ga salvateur, au seuil qualitatif de la Renaissance mistralienne. Et dire &#171; Renaissance &#187; impliquait &#233;videmment et exclusivement de &#171; Renaissance &#187; litt&#233;raire. &lt;br class='autobr' /&gt;
Cette vision t&#233;l&#233;ologique ne pouvait gu&#232;re convenir &#224; l'historien. &lt;br class='autobr' /&gt;
Qui plus est, alors que la graphie de la langue d'Oc n'avait jamais &#233;t&#233; fix&#233;e par aucun pouvoir officiel, ces associations consid&#233;raient que leurs choix graphiques &#233;taient les seuls valables, et interdisaient d'enseignement d'autres choix, pass&#233;s ou contemporains. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ce double ostracisme dans le choix des auteurs et celui de la graphie, ostracisme relay&#233; par les autorit&#233;s rectorales, aboutit rapidement &#224; la fin de ma participation &#224; l'enseignement officiel du proven&#231;al en lyc&#233;e.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est de cette double d&#233;ception, au plan de la d&#233;ontologie historique et au plan p&#233;dagogique, qu'est n&#233;e ma d&#233;cision d'engager une recherche sur la totalit&#233; de l'&#233;crit proven&#231;al, &#233;crit que, &#224; l'instar des susdites associations, j'imaginais a priori comme uniquement &#171; litt&#233;raire &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jusqu'alors, comme pour nombre de jeunes M&#233;ridionaux de ma g&#233;n&#233;ration, je n'avais approch&#233; les lettres d'Oc que par une connaissance assez superficielle des Troubadours et de l'&#339;uvre mistralienne, et par une premi&#232;re et tr&#232;s int&#233;ressante approche de la cr&#233;ation contemporaine pr&#233;fac&#233;e par Aragon (LAFONT 1962). &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans ces premi&#232;res ann&#233;es 1970, la parution d'&#339;uvres majeures, et notamment celles de Robert Lafont, permettait dor&#233;navant un acc&#232;s commode &#224; des pans entiers de la litt&#233;rature d'Oc (LAFONT 1970) que le programme officiel ignorait. J'en faisais ample p&#226;ture. &lt;br class='autobr' /&gt;
Mais, en ce qui concernait plus particuli&#232;rement les &#233;crits proven&#231;aux du XIXe si&#232;cle, je ne disposais comme recherche approfondie d'ensemble que de la tr&#232;s int&#233;ressante, mais d&#233;j&#224; bien ancienne th&#232;se d'&#201;mile Ripert (RIPERT 1918). Les interventions f&#233;condes de Claude Barsotti (BARSOTTI 1975), puis de Philippe Gardy (GARDY 1978), m'indiquaient bient&#244;t quelle mine restait &#224; explorer.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mon champ d'essai a alors &#233;t&#233; l'inventaire et la mise en perspective historique de cet inventaire du texte en proven&#231;al dans une zone r&#233;duite, celle de la r&#233;gion toulonnaise o&#249; je demeure. Zone qui a priori, au vu des rares anthologies officielles de la maintenance, semblait &#234;tre celle d'un blanc d'&#233;criture dans la p&#233;riode que j'avais choisi d'&#233;tudier, de la pr&#233;-R&#233;volution &#224; la Seconde R&#233;publique. Mais l'int&#233;r&#234;t, pass&#233; et pr&#233;sent, de quelques &#233;rudits locaux, notamment de l'A.V.E.P, m'indiquait d&#233;j&#224; que ce blanc &#233;tait tout relatif .&lt;br class='autobr' /&gt;
En fait, tr&#232;s rapidement, ce que j'avais pu penser &#234;tre un blanc d'&#233;criture se r&#233;v&#233;lait comme une sorte de r&#233;duction, voire d'occultation d'&#233;criture par l'officialit&#233; de la Maintenance. &lt;br class='autobr' /&gt;
Cette premi&#232;re plong&#233;e archivistique fut une vraie d&#233;couverte : d&#233;couverte, au-del&#224; de quelques noms d&#233;j&#224; connus, d'un univers foisonnant de publications, litt&#233;raires ou non litt&#233;raires, qu'il importait, sans se borner &#224; une description purement linguistique, de situer dans leur contexte, de remettre en perspective historique. Elle me confirmait dans le sentiment que l'hagiographie mistralienne avait amen&#233; beaucoup de bons esprits &#224; n&#233;gliger, voire ignorer, quantit&#233; de textes attestant d'un usage non litt&#233;raire de la langue, textes d'intervention politique, sociale, religieuse, etc, qui certes n'&#233;taient le plus souvent pas des chefs d'&#339;uvre de litt&#233;rature, mais portaient t&#233;moignage, et t&#233;moignage pr&#233;cieux, sur notre histoire nationale, et sur celle du bilinguisme.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je m'appliquais donc &#224; pr&#233;senter l'essentiel de cette recherche en appliquant des principes simples : pr&#233;senter (en fran&#231;ais) les textes dans leur contexte biographique et historique, donner de larges extraits en respectant la graphie des auteurs (qui ne pouvait &#234;tre, et pour cause, la graphie f&#233;libr&#233;enne fix&#233;e apr&#232;s 1854), ne pas traduire mais aider &#224; la compr&#233;hension du texte par des notes et un lexique. &lt;br class='autobr' /&gt;
La publication suivit quelques ann&#233;es plus tard (MERLE 1986d) .&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais d&#233;j&#224; la richesse du mat&#233;riel d&#233;couvert et inventori&#233; dans l'aire toulonnaise m'avait incit&#233; &#224; &#233;largir cette recherche sur l'ensemble de la zone des parlers proven&#231;aux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi est n&#233;e au d&#233;but des ann&#233;es 1980 une entreprise d'investigation dans la zone culturelle proven&#231;ale et ses franges, entreprise dont il n'est pas question dans le cadre de cette intervention de d&#233;velopper amplement les r&#233;sultats, mais seulement de pr&#233;senter rapidement les principes m&#233;thodologiques qui ont pu la guider, &lt;br class='autobr' /&gt;
Il convenait d'abord de poser &#224; mon travail des limites chronologiques. &lt;br class='autobr' /&gt;
J'ai choisi d'entreprendre un double travail d'inventaire et de r&#233;flexion sur la publication en langue d'Oc, en amont et en aval de la naissance du F&#233;librige. Choix qui me permettait de mesurer la modification de la donne introduite par la mise en place d'un mouvement renaissantiste organis&#233; dans l'intervention publique en langue d'Oc dans les registres sociaux, politiques, religieux, etc. &lt;br class='autobr' /&gt;
En amont, ce travail s'ouvrait avec les pr&#233;mices de la grande secousse r&#233;volutionnaire, matrice de la francisation. En aval, il s'arr&#234;tait &#224; cette fin du XIX&#176; si&#232;cle, qui, avec la scolarisation obligatoire, et bient&#244;t le brassage de la guerre, fut la seconde et d&#233;finitive matrice de la francisation et marqua le d&#233;clin irr&#233;m&#233;diable de l'usage social de la langue d'Oc.&lt;br class='autobr' /&gt;
En inventoriant la somme de ce qui avait pu &#234;tre publi&#233;, dans la totalit&#233; des registres d'&#233;criture et d'intervention (&#171; litt&#233;raires &#187;, politiques, religieuses, satiriques, etc...), mon propos &#233;tait de reconqu&#233;rir la v&#233;rit&#233; de l'&#233;crit en occitan en dehors de toute fascination associative. &#192; travers le prisme de l'&#233;crit, il convenait de situer la vie de la langue dans son contexte social de diglossie, de pr&#233;ciser les strat&#233;gies d'utilisation de ces publications dans une mise en perspective historique d&#233;gag&#233;e de toute hagiographie. Il convenait surtout de s'interroger, au-del&#224; du public r&#233;duit, voire confidentiel, des publications litt&#233;raires &#171; renaissantistes &#187;, sur les retomb&#233;es que pouvaient avoir eu sur un public plus vaste les autres types d'intervention (feuilles volantes ou brochures monolingues, billets encart&#233;s dans la presse fran&#231;aise, etc).&lt;br class='autobr' /&gt;
Si cette proposition de travail n'a pas trouv&#233; d'&#233;chos aupr&#232;s des secteurs concern&#233;s des facult&#233;s d'Aix en Provence et de Nice, j'ai trouv&#233; imm&#233;diatement accueil et appui aupr&#232;s des chercheurs de l'&#233;cole sociolinguistique en domaine occitan de l'Universit&#233; de Montpellier, et particuli&#232;rement aupr&#232;s de Philippe Gardy. Appui fructueux qui me mettait en contact avec d'autres chercheurs travaillant dans la m&#234;me direction, et tout particuli&#232;rement Philippe Martel. La revue de sociolinguistique Lengas, publi&#233;e par l'Universit&#233; sous la direction de Philippe Gardy, allait imm&#233;diatement publier les premiers r&#233;sultats de ma recherche (MERLE 1985a) (MERLE 1985b).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette recherche a &#233;t&#233; soutenue, d&#232;s le d&#233;but, par plusieurs axes m&#233;thodologiques :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Il convenait d'abord de situer la recherche dans une aire fonctionnelle au plan relationnel, g&#233;ographique, &#233;conomique, g&#233;opolitique, et donc ne pas s'enfermer a priori dans une aire dialectale strictement proven&#231;ale. Le cadre choisi a &#233;t&#233; celui du Sud-Est fran&#231;ais, dans la dialectique et la compl&#233;mentarit&#233; socio-&#233;conomiques ancestrales de la Basse Provence et des hautes terres de Provence et Dauphin&#233;, et dans l'&#233;change tout aussi ancestral, structur&#233; par l'axe rhodanien, entre Languedoc oriental et Provence. C'est dire que dans mon inventaire principal, je devais travailler sur des textes que les linguistes d&#233;finissent comme proven&#231;aux, vivaro-alpins, languedociens, (voire francoproven&#231;aux sur les marges nord de cette zone).
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Il convenait &#233;galement de ne d&#233;gager aucune conclusion avant d'avoir r&#233;alis&#233; l'inventaire le plus complet possible de tout ce qui avait &#233;t&#233; publi&#233; dans la p&#233;riode consid&#233;r&#233;e, pi&#232;ces de tous ordres (non seulement litt&#233;raires r&#233;p&#233;tons-le, mais encore politiques, religieuses, satiriques...), pi&#232;ces dont les inventaires d&#233;j&#224; consultables laissaient pressentir l'importance num&#233;rique. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'inventaire s'appuyait en effet en ce qui concerne les textes en langue d'Oc sur quelques solides biographies &#233;rudites totalisantes qui, &#224; l'exception de celle propos&#233;e en 1877 par Robert Reboul (REBOUL 1877), privil&#233;giaient le domaine litt&#233;raire. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il restait &#224; prolonger ces inventaires par l'investigation de sources jusqu'alors peu ou pas explor&#233;es : l'immense source du d&#233;p&#244;t l&#233;gal, celles encore des r&#233;f&#233;rences propos&#233;es par le bureau de la censure, les fichiers des biblioth&#232;ques municipales, ceux des d&#233;p&#244;ts d'archives d&#233;partementales et nationales, et le continent de la presse en fran&#231;ais, si souvent accueillante au billet en &#171; patois &#187;. D&#233;marche qui s'apparente &#224; celle du collectionneur comme &#224; celle de l'enqu&#234;teur (et il n'est sans doute pas indiff&#233;rent &#224; l'affaire que je sois par ailleurs auteur de romans policiers).&lt;br class='autobr' /&gt;
Sans pr&#233;tendre &#224; l'exhaustivit&#233;, le r&#233;sultat de l'inventaire a montr&#233; combien la r&#233;alit&#233; de la publication dialectale d&#233;passait, et de loin, ce que l'on pouvait alors imaginer. Il t&#233;moignait aussi de l'organisation de cette &#233;criture en foyers de publication, li&#233;s aux possibilit&#233;s locales d'impression et &#224; l'existence d'une presse dans le meilleur des cas d&#233;partementales. Et ce constat posait la question des degr&#233;s de communication entre ces foyers, de leur rapport &#224; une conscience culturelle d'Oc qui les englobait (on &#233;crit dans sa ville, et souvent pour sa ville, mais on se sait proven&#231;al ou languedocien, et bien souvent on se r&#233;clame de l'existence d'une langue commune &#224; tout le Midi). &lt;br class='autobr' /&gt;
Il convenait aussi, dans une d&#233;marche comparative, de ne jamais s&#233;parer cette publication dialectale de ce qui pouvait se publier en fran&#231;ais au m&#234;me moment, de mesurer les ph&#233;nom&#232;nes de mim&#233;tisme, d'osmose, ou de prises de distance, d'autant que la totalit&#233; des intervenants dialectaux ma&#238;trisaient parfaitement le fran&#231;ais et avaient souvent t&#226;t&#233; de l'intervention publique dans cette langue. Une comparaison particuli&#232;rement fructueuse sera celle de la cr&#233;ation th&#233;&#226;trale en fran&#231;ais et de la cr&#233;ation th&#233;&#226;trale en langue d'Oc (MERLE 1990c).&lt;br class='autobr' /&gt;
Enfin il convenait de comparer constamment les r&#233;sultats obtenus en domaine d'Oc avec la r&#233;alit&#233; de la publication en domaine francoproven&#231;al, r&#233;alit&#233; connue ou r&#233;alit&#233; elle aussi encore grandement &#224; d&#233;fricher. En ce qui concerne le francoproven&#231;al, je disposais de bibliographies locales et r&#233;gionales (dauphinoises, for&#233;ziennes, lyonnaises en particulier), et de l'indispensable somme propos&#233;e par le Glossaire des patois de la Suisse Romande. &lt;br class='autobr' /&gt;
Un premier bilan de cette comparaison de la publication en zone de parlers occitans et en zone de parlers francoproven&#231;aux a fourni la mati&#232;re &#224; un ouvrage publi&#233; en 1990, investigant et comparant l'ensemble des foyers d'&#233;criture, occitans et francoproven&#231;aux (MERLE 1990d). &lt;br class='autobr' /&gt;
Il ne s'agissait pas bien s&#251;r, rassurez-vous, d'une quelconque annexion des parlers francoproven&#231;aux &#224; l'ensemble occitan, mais d'envisager ce qui avait pu advenir au plan de la publication dans des foyers d'&#233;criture francoproven&#231;ale clairement locaux ou r&#233;gionaux, sans v&#233;ritable conscience &#171; nationalitaire &#187; d'ensemble, en rapport &#224; la zone &#224; forte conscience &#171; nationalitaire &#187; de Provence et de Languedoc. Je ne rencontrais &#233;videmment pas en zone francoproven&#231;ale une motivation &#171; nationalitaire &#187; &#224; l'occitane (souvenir plus ou moins magnifi&#233; d'un pass&#233; de grande culture, sentiment port&#233; par l'&#233;rudition et par l'empirisme des rencontres d'une intercompr&#233;hension entre parlers d'Oc, et donc d'un ensemble &#171; national &#187; d'Oc. La chronologie des pouss&#233;es d'&#233;criture francoproven&#231;ales, leur th&#233;matiques, &#233;taient-elles en coh&#233;rence ou en distorsion avec ce que je pouvais constater en zone d'Oc ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Et ceci m'apparaissait d'autant plus int&#233;ressant que ces zones fran&#231;aises de parlers francoproven&#231;aux (principalement grande r&#233;gion lyonnaise, r&#233;gion grenobloise, Forez) d'une part se situaient dans le prolongement direct de l'axe rhodanien que je viens d'&#233;voquer, et d'autres part vivaient les m&#234;mes p&#233;rip&#233;ties politiques, d&#233;pendaient du m&#234;me pouvoir central, le premier point fort de cette d&#233;marche comparative &#233;tant &#233;videmment la p&#233;riode de la R&#233;volution (MERLE 1988) (MERLE 1989a) (MERLE 1990a). &lt;br class='autobr' /&gt;
Tout &#224; fait passionnante &#233;galement fut la comparaison de la publication dialectale des auteurs populaires, un peu vite baptis&#233;s &#171; po&#232;tes ouvriers &#187; au tournant des ann&#233;es 1840, dans la zone marseillaise (MERLE 1987a) et dans la zone lyonnaise (MERLE 1989b), o&#249; j'ai eu le plaisir d'exhumer l'&#339;uvre importante mais bien oubli&#233;e de Roquille, d&#233;nonciateur de la r&#233;pression de l'insurrection des Canuts et chantre de la premi&#232;re gr&#232;ve des mineurs de Rive de Gier (MERLE 1989c).&lt;br class='autobr' /&gt;
Autre int&#233;r&#234;t de cette &#233;tude comparative avec les textes de la zone des parlers francoproven&#231;aux : elle permettait la comparaison entre la nature de l'&#233;criture dialectale (occitane et francoproven&#231;ale) dans l'&#233;tat fran&#231;ais, et dans des &#233;tats francophones voisins : R&#233;publique de Gen&#232;ve, Conf&#233;d&#233;ration helv&#233;tique, partie savoyarde du Royaume sarde. La publication dans ces zones de parlers francoproven&#231;aux a fait l'objet d'interventions en Suisse (Conf&#233;rences, RTSR) (MERLE 1992a) et donn&#233; mati&#232;re &#224; un ouvrage de restitution et de mise en perspective historique des textes dialectaux de Suisse Romande en amont et en aval de la p&#233;riode r&#233;volutionnaire (MERLE 1991).&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette d&#233;marche comparative entre foyers occitans et francoproven&#231;aux a &#233;t&#233; &#233;galement tr&#232;s stimulante dans l'&#233;tude des regards port&#233;s sur &#171; l'idiome natal &#187; par l'inventaire officiel des patois men&#233; sous l'Empire, long travail initi&#233; pr&#233;cocement qui a donn&#233; r&#233;cemment lieu &#224; plusieurs articles (MERLE 1986b) (MERLE 2006a) et se concr&#233;tisera par une publication prochaine (MERLE 2008).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re partie de cette recherche, consacr&#233;e &#224; la p&#233;riode pr&#233;c&#233;dant la naissance du F&#233;librige, p&#233;riode d&#232;s le d&#233;but dont je mesurais l'importance (MERLE 1986a), devait aboutir &#224; la soutenance (1987) et &#224; la publication (1990) d'une th&#232;se consacr&#233;e &#224; l'inventaire comment&#233; du texte proven&#231;al entre 1775 et 1840 (MERLE 1990b) : Ce premier inventaire commen&#231;ait en amont de la grande R&#233;volution, autour d'une pouss&#233;e de publication marquant les ann&#233;es 1770 et s'arr&#234;tait (provisoirement) au d&#233;but des ann&#233;es 1840, marqu&#233;es par le d&#233;but du premier &#171; revival &#187; collectif de publication occitane, autour de l'hebdomadaire marseillais Lou Bouillabaisso, la publication du grand dictionnaire d'Honnorat, les r&#233;v&#233;lations de Gelu et de Benedit, etc. (MERLE 1986c).&lt;br class='autobr' /&gt;
Il convenait pour cette p&#233;riode de bien distinguer ce qui proc&#233;dait uniquement du divertissement, voire de la tentation litt&#233;raire, et ce qui proc&#233;dait, y compris dans des registres apparemment jusqu'alors vou&#233;s au divertissement (chansons, pi&#232;ces &#224; d&#233;clamer, etc.) de la communication efficace en mati&#232;re politique, religieuse, etc., en direction d'une population encore majoritairement analphab&#232;te, dans laquelle la compr&#233;hension du fran&#231;ais &#233;tait encore fort limit&#233;e, et donc a fortiori la pratique orale du fran&#231;ais : situation mouvante qui voit le fran&#231;ais gagner sans cesse, de g&#233;n&#233;ration en g&#233;n&#233;ration, sans pour autant que &#171; l'idiome natal &#187; cesse d'&#234;tre majoritairement parl&#233; au quotidien. &lt;br class='autobr' /&gt;
En ce qui concerne l'&#233;crit de divertissement, dans la p&#233;riode pr&#233;c&#233;dant ou suivant imm&#233;diatement la R&#233;volution, l'&#233;crit dialectal ne pouvait &#233;maner que de lettr&#233;s, sensibles aux vertus expressives de &#171; l'idiome natal &#187; face au fran&#231;ais du Bon Ton qu'ils pratiquaient par ailleurs excellemment. C'est dire que cet &#233;crit dialectal de divertissement ne pouvait toucher directement, parmi ceux qui ont eu acc&#232;s &#224; l'alphab&#233;tisation (en fran&#231;ais), que ceux qui savent appr&#233;cier la saveur de l'idiome. Au-del&#224; de ces registres connus d'&#233;criture, dont il a &#233;t&#233; relativement facile d'inventorier les occurrences, il a &#233;t&#233; aussi possible de retrouver, par le travail d'archives, des strates beaucoup plus frustes et populaires de chansons et de modestes productions th&#233;&#226;trales.&lt;br class='autobr' /&gt;
Apr&#232;s 1830, sous la Monarchie de Juillet, il convenait de pointer une inflexion notable de cette &#171; saveur &#187; linguistique. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'&#233;paisseur dialectale populaire demeure, mais avec l'acculturation (notamment le d&#233;veloppement de la scolarit&#233; &#224; partir des premi&#232;res ann&#233;es 1830), progressent grandement la compr&#233;hension et la lecture du fran&#231;ais, voire sa pratique orale quotidienne. L'alphab&#233;tisation (en fran&#231;ais) autorise ainsi le passage &#224; l'&#233;criture dialectale d'intervenants issus de milieux petits-bourgeois et de milieux populaires, et leur permet une rencontre avec un public, populaire lui aussi.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le texte en langue d'Oc ressemble alors de plus en plus &#224; du fran&#231;ais traduit ; signe, paradoxalement, qu'il est de plus en plus le fait d' &#171; &#233;crivants &#187; d'origine modeste, qui avec les progr&#232;s de l'alphab&#233;tisation se sont r&#233;v&#233;l&#233;s auteurs, dans l'admiration et l'imitation du mod&#232;le fran&#231;ais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus complexe &#233;tait la question de la communication efficace en dialecte. &lt;br class='autobr' /&gt;
En amont et en aval imm&#233;diat de la grande R&#233;volution, l'oralit&#233; dialectale, r&#233;p&#233;tons-le, est encore g&#233;n&#233;rale. La diff&#233;renciation se fait entre ceux qui, tout en parlant la langue d'Oc, ont acc&#232;s au fran&#231;ais et ceux qui sont cantonn&#233;s dans le monolinguisme dialectal. Dans ces conditions, la communication efficace descendante est grandement attest&#233;e dans l'oralit&#233; par le r&#244;le des interm&#233;diaires linguistiques, pr&#234;tres, notaires, r&#233;gents, etc. qui traduisent en dialecte au bon peuple un fran&#231;ais qu'il comprendrait mal, ou pas. Mais la question se posait des strat&#233;gies de communication efficace dans la publication dialectale : &#233;tait-il possible d'en rep&#233;rer ? Dans quelle mesure ces textes se diff&#233;renciaient-ils de l'ordinaire intercession orale des petits notables ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Il convenait d&#233;j&#224; de mettre en avant les entreprises de communication efficace men&#233;es par l'&#201;glise, en parcourant le vaste champ de la publication religieuse en langue d'Oc (essentiellement cantiques et cat&#233;chismes), publication dont les bibliographies attestent du flux continu sur tout le XVIIIe si&#232;cle comme dans la p&#233;riode post-r&#233;volutionnaire (MERLE 1993) (MERLE 1995). J'ai &#233;galement consacr&#233; une &#233;tude pouss&#233;e de la publication religieuse autour de l'&#233;v&#233;nement inattendu, mais vite pris en compte, de l'&#233;v&#233;nement de La Salette, o&#249; la Dame aurait parl&#233; &#171; patois &#187; aux deux jeunes bergers dauphinois (MERLE 1992b).&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais il &#233;tait particuli&#232;rement n&#233;cessaire et int&#233;ressant de s'interroger sur l'utilisation du dialecte dans les paroxysmes des crises politiques, en compl&#233;ment de l'usage dominant du fran&#231;ais, langue de l'officialit&#233; et de la politique : crise majeure de la R&#233;volution fran&#231;aise (1789-1799), crise de la chute de l'Empire et du retour des Bourbons, crise de 1830 et de l'instauration de la Monarchie de Juillet. L&#224; encore, l'inventaire a permis des d&#233;couvertes plus que bienvenues.&lt;br class='autobr' /&gt;
En ce qui concerne la p&#233;riode r&#233;volutionnaire (1789-1799), on peut faire clairement la diff&#233;rence entre les textes de communication r&#233;ellement efficace n&#233;s de l'urgence (ainsi cette affiche officielle appelant en proven&#231;al les Proven&#231;aux au calme au printemps 1789, que nous avons eu le plaisir d'exhumer) et les textes de c&#233;l&#233;bration de la victoire populaire o&#249;, au-del&#224; de la n&#233;cessaire communication efficace, l'usage du parler populaire pose le Peuple en dignit&#233; (ainsi de cette Verita desplegado, que nous avons eu &#233;galement le grand plaisir d'exhumer (REMUZAT 1988) et qui depuis a fait l'objet d'un court m&#233;trage diffus&#233; par FR3).&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce travail sur le texte r&#233;volutionnaire a &#233;t&#233; d'autant plus stimulant qu'il s'inscrivait dans une d&#233;marche commune &#224; nombre de chercheurs s&#233;rieux, d&#233;marche qui devait aboutir &#224; la publication d'un fort ouvrage collectif (MERLE 1989a).&lt;br class='autobr' /&gt;
Il &#233;tait d'autant plus n&#233;cessaire que, pouss&#233;s par la circonstance, nombre d'associatifs qui ne s'&#233;taient jusqu'alors jamais souci&#233; de ces textes non litt&#233;raires, se sont pr&#233;cipit&#233;s pour les reproduire de fa&#231;on quasi photocopi&#233;e, dans l'ignorance du contexte et parfois dans le malentendu historique : ainsi de la traduction en proven&#231;al de la constitution de 1791, pr&#233;sent&#233;e comme une importante d&#233;cision officielle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au regard de la francisation sans cesse en progr&#232;s, la pierre de touche de la r&#233;alit&#233; ou du fantasme d'une communication politique efficace par l'&#233;crit dialectal a &#233;t&#233; la p&#233;riode de la Seconde R&#233;publique. En effet, en instaurant le suffrage universel (masculin), la R&#233;publique mettait les divers courants politiques devant la n&#233;cessit&#233; de convaincre la masse populaire. Il a &#233;t&#233; passionnant d'&#233;tudier les diverses strat&#233;gies alors mises en place en ce qui concerne la publication politique dans &#171; l'idiome natal &#187; (MERLE 1999), strat&#233;gies brutalement balay&#233;es par le coup d'&#201;tat de d&#233;cembre 1851.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce travail sur l'&#233;criture dialectale sur le long terme de la p&#233;riode 1770 &#8211; 1840 a &#233;t&#233; ins&#233;parable du regard que, &#224; travers cette &#233;criture, les M&#233;ridionaux peuvent porter sur eux-m&#234;mes en reflet le plus souvent du regard port&#233; sur eux par l'imaginaire fran&#231;ais (MERLE 1987b) .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce qui concerne le rythme des publications, ce travail m'a permis de mettre en &#233;vidence la pr&#233;sence renouvel&#233;e plusieurs fois d'un cycle ternaire : apathie de la publication dialectale, relance de l'&#233;criture dialectale par l'&#233;v&#233;nement politique (1789, retour des Bourbons en 1814-1815, R&#233;volution de Juillet&#8230;), glissement de l'&#233;criture politique &#224; l'&#233;criture de plaisir et de cr&#233;ation, &#233;chec de cette entreprise et retour &#224; la d&#233;r&#233;liction.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce cycle plusieurs fois renouvel&#233; se rompt vers la fin des ann&#233;es 1830, avec l'explosion des textes dialectaux et le rythme r&#233;gulier de leurs publications. J'ai d&#233;j&#224; soulign&#233; la part des laboratoires urbains, notamment celui de la r&#233;gion marseillaise, voire de la r&#233;gion lyonnaise, o&#249; s'affirment de fortes individualit&#233;s populaires qui trouvent un vrai public. Ces &#233;claireurs n'&#233;taient en rien les annonciateurs d'une &#171; renaissance &#187; d'une langue &#224; laquelle ils ne voyaient pas d'avenir. Avec eux, le d&#233;bat sur le sens et l'avenir d'une &#233;criture en dignit&#233; dans &#171; l'idiome natal &#187; commence &#224; toucher l'opinion, particuli&#232;rement par leurs interventions dans la presse en fran&#231;ais.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est dans la comparaison avec le foyer d'&#233;criture fribourgeoise, et particuli&#232;rement dans celle de la Gruy&#232;re, qu'il m'a &#233;t&#233; permis de rencontrer alors pr&#233;cocement la probl&#233;matique renaissantiste, comme celle qui la combattait : en ce d&#233;but des ann&#233;es 1840, en quelques mois, dans un d&#233;bat passionnant, la presse de Fribourg donne un v&#233;ritable condens&#233; des d&#233;bats que conna&#238;tra le Sud-Est de la France dans les ann&#233;es 1850-1860 sur la possibilit&#233; et l'int&#233;r&#234;t d'une &#233;criture du dialecte (MERLE 1991).&lt;br class='autobr' /&gt;
Les ann&#233;es 1850-1860 marqueront le d&#233;but d'une p&#233;riode o&#249; s'affirmera dans l'&#233;criture litt&#233;raire, notamment avec le F&#233;librige, la volont&#233; de dignifier en Langue &#171; l'idiome natal &#187;, alors que l'oralit&#233; bilingue fran&#231;ais-dialecte devient tr&#232;s majoritaire dans une population d&#233;sormais grandement alphab&#233;tis&#233;e, et donc lectrice de textes fran&#231;ais. Mais cette population sera-t-elle aussi lectrice des textes sacr&#233;s de la Renaissance, dont le Mir&#232;io de Mistral ouvre la liste en 1859 ? Sera-t-elle seulement au fait de l'entreprise f&#233;libr&#233;enne ? C'est vers la presse que je me suis tourn&#233; pour avoir des &#233;l&#233;ments de r&#233;ponse.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; partir de la fin des ann&#233;es 1860 (Empire lib&#233;ral), puis sous la Seconde R&#233;publique, avec le d&#233;veloppement de l'alphab&#233;tisation, la libert&#233; de la presse, les modifications techniques et la baisse de son prix, le journal n'est plus un petit luxe r&#233;serv&#233; aux privil&#233;gi&#233;s et aux lettr&#233;s, mais un &#233;l&#233;ment important de la vie quotidienne. Il convenait de v&#233;rifier la place qu'y ont tenue les interventions en dialecte (sans traductions la plupart du temps), d'appr&#233;cier dans quelle mesure les normes graphiques et linguistiques de la Renaissance f&#233;libr&#233;enne y &#233;taient utilis&#233;es. Inventaire qui ne pouvait s'appuyer sur aucun d&#233;pouillement ant&#233;rieur et qui, au plan de l'ensemble des d&#233;partements de langue d'Oc, d&#233;passait &#233;videmment les forces d'un seul chercheur. &lt;br class='autobr' /&gt;
Je me suis donc born&#233;, si l'on peut dire, &#224; inventorier de la fa&#231;on la plus compl&#232;te possible la presse d'un d&#233;partement t&#233;moin, du Second Empire &#224; la veille de la guerre de 1914 : le Var, d&#233;partement &#224; la fois rural et urbanis&#233;, aux forts engagements politiques antagonistes (MERLE 1996). L'&#233;tude met en valeur la place majeure des interventions politiques. Il ne s'agit plus alors vraiment de communication efficace, mais de coups de griffes caustiques ou de renforts affectifs &#224; des engagements qui se disent en fran&#231;ais. Rares par contre sont les interventions dans &#171; l'idiome natal &#187; en ce qui concerne les luttes sociales (MERLE 2006b), y compris la r&#233;volte viticole de 1907 dans laquelle beaucoup d'occitanistes ont pu lire a posteriori un mouvement &#171; nationalitaire &#187; (MERLE 1997b). Cette enqu&#234;te met aussi en &#233;vidence &#224; la fois la r&#233;alit&#233; reconnue du renaissantisme f&#233;libr&#233;en, et le peu de rapports qu'il entretient avec ces intervenants dialectales, qui dans leur grande majorit&#233; tiennent &#224; distance les normes mistraliennes (MERLE 1997a)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voici donc, rapidement, et par l&#224; sch&#233;matiquement pr&#233;sent&#233;s, les principes m&#233;thodologiques qui ont guid&#233; cette recherche.&lt;br class='autobr' /&gt;
Si initialement elle a pu &#234;tre suscit&#233;e par l'agacement (le mot est faible) devant le boisseau mis par une partie de la Maintenance sur tout ce qui n'&#233;tait pas directement &#171; mistralien &#187;, cette recherche a &#233;t&#233; men&#233;e dans la conviction que, loin de desservir la cause de la d&#233;fense de la langue et de la culture d'Oc, elle en &#233;tait partie prenante. &lt;br class='autobr' /&gt;
Avec le recul, je mesure d'ailleurs combien la d&#233;marche a contribu&#233; &#224; d&#233;tendre la crispation d'une grande partie des associations de maintenance dont je parlais, et de nouer avec elles des contacts positifs sur la base de la meilleure connaissance, voire de la d&#233;couverte de ce riche corpus d'&#233;criture. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il me reste &#224; souhaiter que de jeunes chercheurs continuent le travail entrepris, si les structures universitaires et celles de la recherche leur en donnent la pleine possibilit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;f&#233;rences bibliographiques&lt;/p&gt;
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&lt;p&gt;LAFONT, Robert, (1970) Renaissance du Sud, Paris : Gallimard.&lt;/p&gt;
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MERLE, Ren&#233;, (1985b), &#8220;Usage politique du proven&#231;al, 1814-1840&#8221;, Actes du colloque de Montpellier (8-10 nov. 1984). La question linguistique au Sud au moment de la R&#233;volution fran&#231;aise, Lengas revue de sociolinguistique, 18, 1985, T.II, 423-454.&lt;br class='autobr' /&gt;
MERLE, Ren&#233;, (1986a), &#8220;Pr&#233;f&#233;librige : lou fu&#233; e&#239;s estoupes ?&#8221;, Les fous de la langue, Amiras, Aix : &#201;disud, 6-36. &lt;br class='autobr' /&gt;
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MERLE, Ren&#233;, (1987b), &#8220;Langue d'oc et parole populaire : la mise en place des ethnotypes&#8221;, L'invention du Midi, Amiras, Aix : &#201;disud, 27-48.&lt;br class='autobr' /&gt;
MERLE, Ren&#233;, (1988), &#8220;Citoyennet&#233; et idiome natal, la dialectique identitaire pendant la R&#233;volution. Textes dialectaux du sud-est occitan et de la zone francoproven&#231;ale&#8221;, in, R&#233;gion, Nation, Europe, unit&#233; et diversit&#233; des processus sociaux et culturels de la R&#233;volution fran&#231;aise, Actes du colloque de Besan&#231;on, (25-27 nov. 1987), Besan&#231;on : Universit&#233; de Franche-Comt&#233; , 675-686.&lt;br class='autobr' /&gt;
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MERLE, Ren&#233;, (2006b), &#171; Langues (fran&#231;ais, italien, proven&#231;al) et niveaux de langues dans les deux conflits du travail aux Forges et Chantiers de La Seyne-sur-Mer (Var), 1897 et 1898&#034;, Universit&#233; de Provence, Promemo, n&#176;4, 3-10&lt;br class='autobr' /&gt;
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REBOUL, Robert, (1877), Bibliographie des ouvrages &#233;crits en patois du Midi de la France et des travaux sur la langue romano-proven&#231;ale, Paris, Techener.&lt;br class='autobr' /&gt;
(REMUZAT), La Verita desplegado, 1789-1790, &#233;dition critique (1988) : (BERTRAND R&#233;gis, GARDY, Philippe, MERLE, Ren&#233;), Toulon : Soci&#233;t&#233; d'&#233;tudes historiques du texte dialectal, 51 p.&lt;br class='autobr' /&gt;
RIPERT, &#201;mile, (1918), La Renaissance proven&#231;ale (1800-1860), Paris, Aix : Champion. &#034;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;N&#233; en 1854, le F&#233;librige, d'abord proven&#231;al, puis &#233;tendu &#224; l'ensemble de la langue d'Oc, a longtemps &#233;t&#233; la principale association de maintenance de la langue et de la culture d'Oc.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Le professeur Jean-Claude Bouvier et son &#233;quipe (Universit&#233; de Provence) ont alors grandement contribu&#233; &#224; la pratique de la collecte d'ethnotextes.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Palimpeste de la langue perdue (2015)</title>
		<link>https://renemerle.com/remembranca/spip.php?article874</link>
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		<dc:date>2025-10-23T07:55:45Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Ren&#233; MERLE</dc:creator>


		<dc:subject>Francoproven&#231;al</dc:subject>
		<dc:subject>Langue d'Oc</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Palimpeste de la langue perdue Il peut appara&#238;tre paradoxal, alors que depuis quelques d&#233;cennies, et particuli&#232;rement depuis la g&#233;n&#233;ralisation d'Internet, on n'a jamais &#233;crit en langue d'oc (en occitan), de replonger dans un pass&#233; ant&#233;f&#233;libr&#233;en, et a fortiori ant&#233;occitaniste, qui ne fait pas particuli&#232;rement briller la langue. Mais c&#233;tait un temps o&#249; les gens qui &#233;crivaient, m&#234;me les plus couillons, utilisaient une langue de naissance. Ce site est donc nourri de textes en langue d'Oc (langue (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://renemerle.com/remembranca/spip.php?rubrique2" rel="directory"&gt;Motivations de ma recherche en domaine occitan et francoproven&#231;al&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://renemerle.com/remembranca/spip.php?mot3" rel="tag"&gt;Francoproven&#231;al&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://renemerle.com/remembranca/spip.php?mot5" rel="tag"&gt;Langue d'Oc&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Palimpeste de la langue perdue&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Un palimpseste (du grec ancien &#960;&#945;&#955;&#943;&#956;&#968;&#951;&#963;&#964;&#959;&#962; / pal&#237;mps&#234;stos, &#171; gratt&#233; de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Il peut appara&#238;tre paradoxal, alors que depuis quelques d&#233;cennies, et particuli&#232;rement depuis la g&#233;n&#233;ralisation d'Internet, on n'a jamais &#233;crit en langue d'oc (en occitan), de replonger dans un pass&#233; ant&#233;f&#233;libr&#233;en, et a fortiori ant&#233;occitaniste, qui ne fait pas particuli&#232;rement briller la langue.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais c&#233;tait un temps o&#249; les gens qui &#233;crivaient, m&#234;me les plus couillons, utilisaient une langue de naissance.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce site est donc nourri de textes en langue d'Oc (langue dont je suis locuteur dans sa r&#233;alit&#233; proven&#231;ale maritime) et de textes en francoproven&#231;al. Ils sont accompagn&#233;s d'&#233;tudes sur l'&#233;criture en ces deux langues dans un vaste espace g&#233;ographique (grand Sud-Est fran&#231;ais, Suisse romande, vall&#233;es occitanes d'Italie&#8230;). Il convient de les lire en t&#233;moignage d'une recherche historique et sociolinguistique dans laquelle, apr&#232;s une courte phase de militantisme occitaniste culturel plut&#244;t intense (dans les ann&#233;es 1970, d&#233;but des ann&#233;es 1980, je me suis investi (r&#233;fugi&#233; ?). J'en ai plusieurs fois expliqu&#233; les raisons &#034;rationnelles&#034;, et notamment la pr&#233;sence du francoproven&#231;al que je ne parle pas (mais que je lis)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cf. la rubrique Motivations de ma recherche en domaine occitan et (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Palimpeste... Maintenant que, l'&#226;ge venu, et bien venu, la veine de la recherche est quelque peu tarie, qu'y a-t-il dans cette &#233;paisse couche de textes ?&lt;br class='autobr' /&gt; Pour m'en tenir aux textes en langue d'Oc, essentiellement de longs extraits de pi&#232;ces qui n'ont vraiment rien d'immortel, et dont, du strict point de vue litt&#233;raire, la post&#233;rit&#233; se passe sans probl&#232;mes. Rien donc a priori qui justifie l'exhumation, et qui inciterait &#224; la lecture.&#8232;&lt;br class='autobr' /&gt;
D'autant que nombre de ces pi&#232;ces traitent d'une r&#233;gion, o&#249; je vis, et dont, avec un pincement de c&#339;ur, je peux encore d&#233;couvrir, &#224; travers toutes les mutations, et non sans nostalgie, le visage qu'elle avait quand ces textes ont &#233;t&#233; &#233;crits. Or, bien &#233;videmment, cette connivence &#233;troite ne peut toucher que quelques compatriotes r&#233;gionaux. Quel sens aurait-elle en dehors de ses limites g&#233;ographiques ?&#8232;&lt;br class='autobr' /&gt;
Qui plus est, premi&#232;re emb&#251;che pour les lecteurs &#233;ventuels qui ne comprendraient pas le proven&#231;al (ils sont, me suis-je laiss&#233; dire, l&#233;gion, et le mot est faible), tr&#232;s volontairement ces textes ne sont pas accompagn&#233;s de traductions.&#8232;&lt;br class='autobr' /&gt;
Plus (ou pis) encore, pour ceux qui comprennent le proven&#231;al, et le d&#233;chiffrent dans les deux graphies en usage (occitane et mistralienne), ces textes sont pr&#233;sent&#233;s dans leurs graphies originelles, spontan&#233;es, patoisantes, empruntant au fran&#231;ais des codes mal domin&#233;s. Retour &#224; l'archa&#239;sme donc, et lecture insupportable pour qui ne pratique qu'une moderne graphie norm&#233;e, et participe &#224; sa s&#233;v&#232;re dict&#233;e annuelle (non, je ne plaisante pas, cela se fait...).&#8232;&lt;br class='autobr' /&gt;
Autant dire que ces articles ont eu, ont, et auront bien peu de lecteurs. De cet inventaire apr&#232;s disparition, de ces lettres mortes, n'en doutons pas, sortiront bien cependant quelques m&#233;moires d'&#233;tudiants en qu&#234;te d'insertion professionnelle d'oc (cela existe, bien peu, mais cela existe). Alors surgiront les notes de bas de page, les consid&#233;rations dialectales, les rep&#233;rages de francismes, voire les cuistreries sur la langue &#034;authentique&#034;...&lt;br class='autobr' /&gt; Cette approche savante n'&#233;tait pas mon propos quand j'ai collationn&#233; ces vers, et plus rarement cette prose, dans les journaux disparus et les manuscrits sauv&#233;s par des biblioth&#232;ques...&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais, si je gratte le manuscrit, qu'y a-t-il vraiment sous la couche de textes ? Palimpeste ?&#8232;En fait, dans la restitution &#233;voqu&#233;e pr&#233;c&#233;demment, mon propos &#233;tait, et demeure, au-del&#224; du pauvre texte retrouv&#233;, et aussit&#244;t perdu, celui de retrouver une parole, celui d'entendre des voix, dans leur raucit&#233; na&#239;ve du fond de gorge, des diphtongues, des voyelles &#233;clat&#233;es, des transpositions de lettres que r&#233;v&#232;le en filigrane leur orthographe sauvage, et que les graphies modernes s'appliquent soigneusement &#224; supprimer, des voix qui parlent comme les derniers vieux que j'ai pu entendre, des voix qui portent cette parole aux derniers temps o&#249; la parler n'avait rien d'artificiel, et non pas comme aujourd'hui les n&#233;o-locuteurs de l'&#233;cole et de la facult&#233;, voire de la radio et de la t&#233;l&#233; (je les salue avec respect, d'autant que je suis en fait un des leurs).&#8232;&lt;br class='autobr' /&gt;
Et alors, me dira-t-on, quelle vertu peut avoir ce dialogue avec &#034;les Tiens&#034;, avec des fant&#244;mes, par rapport &#224; la situation actuelle de la langue d'Oc, par rapport aux revendications des associations culturelles, etc. ?&#8232;Je n'en vois pas, et je n'en cherche pas... Il ne s'agit pas d'un acte de pi&#233;t&#233;, encore moins d'une pierre apport&#233;e &#224; un monument de la langue, qui n'en a gu&#232;re besoin. Simplement de savoir que ceci a exist&#233; avant moi, et que je me sens concern&#233; par ces voix qui ont cess&#233; de se faire entendre, comme le sera ma voix, comme le seront nos voix.&lt;br class='autobr' /&gt;
Palimpeste... Je mesure &#224; quel point tout ceci soit appara&#238;tre d&#233;risoire aux occitanistes engag&#233;s au pr&#233;sent, qui dans une aventure politique, qui dans la patience p&#233;dagogique, qui dans le profil de carri&#232;re, tous certains de maitriser une langue norm&#233;e, et qui s'autorisent de cette langue pour se l&#233;gitimer. Je n'ai rien contre, mais je suis ailleurs.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Un palimpseste (du grec ancien &#960;&#945;&#955;&#943;&#956;&#968;&#951;&#963;&#964;&#959;&#962; / pal&#237;mps&#234;stos, &#171; gratt&#233; de nouveau &#187;) est un manuscrit constitu&#233; d'un manuscrit d&#233;j&#224; utilis&#233;, dont on a fait dispara&#238;tre les inscriptions pour pouvoir y &#233;crire de nouveau&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Cf. la rubrique &lt;a href='https://renemerle.com/remembranca/spip.php?rubrique2' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Motivations de ma recherche en domaine occitan et francoproven&#231;al&lt;/a&gt;, et notamment la communication au colloque de Neuch&#226;tel : &#171; Ren&#233; Merle, L'enqu&#234;te sur la publication en langue d'Oc et en francoproven&#231;al (fin XVIIIe, XIXe si&#232;cles) : motivations, approches m&#233;thodologiques : &lt;a href='https://renemerle.com/remembranca/spip.php?article68' class=&#034;spip_in&#034;&gt;L'enqu&#234;te sur la publication en langue d'Oc et en francoproven&#231;al (fin XVIII&#176;, XIX&#176; si&#232;cles) : motivations, approches m&#233;thodologiques.&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Quand j'avais envisag&#233; de ne plus publier les ouvrages linguistiques</title>
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		<dc:date>2025-10-23T07:55:36Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Ren&#233; MERLE</dc:creator>


		<dc:subject>Occitan</dc:subject>
		<dc:subject>Francoproven&#231;al</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Un lecteur me demande si ma d&#233;cision de ne pas republier mes travaux concernant l'&#233;criture de l'occitan et du francoproven&#231;al implique une prise de distance, voire un d&#233;sint&#233;r&#234;t ou un d&#233;saveu. Rassurez-vous, cher lecteur, il n'en est rien. &lt;br class='autobr' /&gt; Je dois en fait pr&#233;ciser que je fais bien la diff&#233;rence entre d'une part cette recherche sur l'&#233;criture de ces deux langues dans notre grand Sud-Est et en Suisse, et d'autre part les id&#233;ologies qu'a pu engendrer, depuis maintenant plus de cent cinquante (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://renemerle.com/remembranca/spip.php?rubrique2" rel="directory"&gt;Motivations de ma recherche en domaine occitan et francoproven&#231;al&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://renemerle.com/remembranca/spip.php?mot2" rel="tag"&gt;Occitan&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://renemerle.com/remembranca/spip.php?mot3" rel="tag"&gt;Francoproven&#231;al&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Un lecteur me demande si ma d&#233;cision de ne pas republier mes travaux concernant l'&#233;criture de l'occitan et du francoproven&#231;al implique une prise de distance, voire un d&#233;sint&#233;r&#234;t ou un d&#233;saveu.&lt;br class='autobr' /&gt;
Rassurez-vous, cher lecteur, il n'en est rien.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Je dois en fait pr&#233;ciser que je fais bien la diff&#233;rence entre d'une part cette recherche sur l'&#233;criture de ces deux langues dans notre grand Sud-Est et en Suisse, et d'autre part les id&#233;ologies qu'a pu engendrer, depuis maintenant plus de cent cinquante ans, la r&#233;alit&#233; diglossique (langue dominante &#8211; langue domin&#233;e).&lt;br class='autobr' /&gt;
J'ai d&#233;j&#224; souvent expliqu&#233;, et je le ferai encore, pourquoi j'ai &#233;t&#233; amen&#233; &#224; me lancer dans la recherche du texte en occitan (puis, par comparaison, du texte en francoproven&#231;al) publi&#233; depuis la fin du XVIIIe si&#232;cle. Je voulais appr&#233;hender, en dehors des publications qui se voulaient &#171; litt&#233;raires &#187;, quels usages politiques, religieux, satiriques, voire administratifs, de cette langue avaient pu exister. J'ai ainsi progressivement &#233;t&#233; immerg&#233; dans un oc&#233;an inconnu, une Atlantide ensevelie, dont la d&#233;couverte m'a fascin&#233; et a soutenu un travail de longues ann&#233;es, qui m'a &#233;clair&#233; sur les r&#233;alit&#233;s d'usage de la langue et qui m'a permis de mieux mesurer les causes de son d&#233;clin, voire de sa mort.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce travail a donc fourni mati&#232;re &#224; la publication de plusieurs ouvrages. J'en avais donn&#233; le texte presque int&#233;gral dans le blog pr&#233;c&#233;dent. Je n'ai pas envie de recommencer, car je ne veux pas alourdir ce blog, et je sais par ailleurs que les rares personnes motiv&#233;es par ce type de recherche peuvent toujours se retourner vers les biblioth&#232;ques sp&#233;cialis&#233;es.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il en va autrement en ce qui concerne les diverses id&#233;ologies, p&#233;dagogiques, linguistiques et politiques, d&#233;velopp&#233;es depuis longtemps, et particuli&#232;rement depuis 1968, dans le Midi de la France, que d'aucuns n'appellent plus d&#233;sormais qu'Occitanie. En tant que chercheur, mais surtout en tant que citoyen, j'ai donn&#233; mon point de vue sur elles (articles, conf&#233;rences, etc.), et je le redonnerai dans ce blog, soit en reprenant des textes d&#233;j&#224; publi&#233;s, soit en en proposant de nouveaux. Vous pourrez suivre tout cela dans les cat&#233;gories &#171; Langue d'Oc &#187; et &#171; Identit&#233; nationale et identit&#233;s r&#233;gionales &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Encore sur mon engagement occitaniste</title>
		<link>https://renemerle.com/remembranca/spip.php?article35</link>
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		<dc:date>2025-10-23T07:55:27Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Ren&#233; MERLE</dc:creator>


		<dc:subject>Occitanisme</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Amis lecteurs, dois-je encore une fois affirmer que je n'ai jamais r&#234;v&#233; d'un drapeau et de fronti&#232;res pour une Occitanie mythique. Le chemin de mon engagement &#171; occitaniste &#187; a &#233;t&#233; celui de la d&#233;couverte d'une langue, de l'horizon le plus imm&#233;diatement familial &#224; celui d'un vaste ensemble allant de l'Atlantique aux Alpes et &#224; la M&#233;diterran&#233;e. &lt;br class='autobr' /&gt; Cette d&#233;couverte n'a jamais &#233;t&#233; antagoniste de mes autres engagements, notamment politiques et culturels. Elle n'a pas &#233;t&#233; facile. Bien des articles (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://renemerle.com/remembranca/spip.php?rubrique2" rel="directory"&gt;Motivations de ma recherche en domaine occitan et francoproven&#231;al&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://renemerle.com/remembranca/spip.php?mot63" rel="tag"&gt;Occitanisme&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Amis lecteurs, dois-je encore une fois affirmer que je n'ai jamais r&#234;v&#233; d'un drapeau et de fronti&#232;res pour une Occitanie mythique.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le chemin de mon engagement &#171; occitaniste &#187; a &#233;t&#233; celui de la d&#233;couverte d'une langue, de l'horizon le plus imm&#233;diatement familial &#224; celui d'un vaste ensemble allant de l'Atlantique aux Alpes et &#224; la M&#233;diterran&#233;e.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cette d&#233;couverte n'a jamais &#233;t&#233; antagoniste de mes autres engagements, notamment politiques et culturels.&lt;br class='autobr' /&gt;
Elle n'a pas &#233;t&#233; facile. Bien des articles de ce blog en expliquent les avanc&#233;es et les retraits.&lt;br class='autobr' /&gt;
J'ai publi&#233; il y a bien longtemps un petit roman, en fran&#231;ais, o&#249; je fais passer beaucoup de cette d&#233;couverte, et o&#249;, sous le couvert apparent de la fantaisie et de l'imagination, presque rien n'est invent&#233;... sinon les langues que l'on s&#232;me coup&#233;es. Le couteau sur la langue&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
Cet engagement occitaniste a toujours &#233;t&#233; ins&#233;parable du plaisir d'&#233;crire en langue d'Oc, tant dans des chroniques d'intervention militante que dans des &#233;crits de fiction personnels et des &#233;tudes sociolinguistiques.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il s'est aussi manifest&#233; l'enseignement de la langue, que j'ai pratiqu&#233; en lyc&#233;e dans les ann&#233;es 1970 et en cours public dans les ann&#233;es 1970 puis dans les ann&#233;es 1990.&lt;br class='autobr' /&gt;
Enfin, et peut-&#234;tre surtout, cet engagement occitaniste a &#233;t&#233; ins&#233;parable de ma recherche historique et sociolinguistique, que ce blog refl&#232;te grandement. Cette approche historique et sociolinguistique de la langue d'Oc, de son &#233;criture, de sa pratique sociale, etc., loin de nous enfermer dans le pass&#233;, ne peut pas &#234;tre indiff&#233;rente, du moins je l'esp&#232;re, &#224; ceux qui &#339;uvrent pour un avenir possible de la culture d'Oc.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Occitanisme ? Motivations de ma recherche</title>
		<link>https://renemerle.com/remembranca/spip.php?article4</link>
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		<dc:date>2025-10-23T07:55:19Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Ren&#233; MERLE</dc:creator>


		<dc:subject>Occitan</dc:subject>
		<dc:subject>Francoproven&#231;al</dc:subject>
		<dc:subject>Proven&#231;al</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;On peut l&#233;gitimement se demander pourquoi, dans un monde o&#249; les vagues migratoires de tous ordres (de l'h&#233;liotropisme d'outre Loire aux espoirs africains de vie meilleure) submergent les parlers autochtones r&#233;siduels, dans un monde o&#249; une acceptation de conformisme social fait &#233;cho &#224; la domination de l'idiome officiel, je m'int&#233;resse encore &#224; un parler, l'occitan proven&#231;al maritime qui fut celui de mes grands-parents, et plus largement pourquoi je m'int&#233;resse encore &#224; l'occitan dans toutes (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://renemerle.com/remembranca/spip.php?rubrique2" rel="directory"&gt;Motivations de ma recherche en domaine occitan et francoproven&#231;al&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://renemerle.com/remembranca/spip.php?mot2" rel="tag"&gt;Occitan&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://renemerle.com/remembranca/spip.php?mot3" rel="tag"&gt;Francoproven&#231;al&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://renemerle.com/remembranca/spip.php?mot4" rel="tag"&gt;Proven&#231;al&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;On peut l&#233;gitimement se demander pourquoi, dans un monde o&#249; les vagues migratoires de tous ordres (de l'h&#233;liotropisme d'outre Loire aux espoirs africains de vie meilleure) submergent les parlers autochtones r&#233;siduels, dans un monde o&#249; une acceptation de conformisme social fait &#233;cho &#224; la domination de l'idiome officiel, je m'int&#233;resse encore &#224; un parler, l'occitan proven&#231;al maritime qui fut celui de mes grands-parents, et plus largement pourquoi je m'int&#233;resse encore &#224; l'occitan dans toutes ses composantes, langue dont la mort clinique dans l'usage social semble assur&#233;e, malgr&#233; les efforts plus que m&#233;ritoires des diverses associations de d&#233;fense et de promotion ?&lt;br class='autobr' /&gt;
La question est d'autant plus pertinente que cet int&#233;r&#234;t n'est en rien pour moi exclusif, et que j'ai &#233;t&#233; amen&#233;, ma vie durant, &#224; participer pleinement &#224; la vie politique, &#224; la vie culturelle de la France d'aujourd'hui o&#249; le fran&#231;ais, qui est aussi ma langue maternelle, est &#233;videmment le vecteur principal, pour ne pas dire le seul vecteur du vivre ensemble, une France o&#249; la salvation des parlers dits r&#233;gionaux est le cadet des soucis du plus grand nombre.&lt;br class='autobr' /&gt;
Un de mes amis, n&#233; dans une famille juive, mais parfaitement ath&#233;e, me disait avoir coiff&#233; la Kippa et prononc&#233; les pri&#232;res rituelles lors des fun&#233;railles de son p&#232;re : &#171; Si je ne l'avais pas fait, qui l'aurait fait ? &#187;, ajouta-t-il. Je pourrais dire la m&#234;me chose &#224; propos de mon h&#233;ritage linguistique familial.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nostalgie, fid&#233;lit&#233; certes, dans ce que j'avais appel&#233; dans un de mes ouvrages &#171; une mort qui n'en finit pas &#187;, mais aussi, et toujours, dans ce constat de d&#233;faite, quelque part, une esp&#233;rance de salut. Il y a bien longtemps de cela, en 1977, j'avais plac&#233; en t&#234;te de mon ouvrage Culture occitane, per avan&#231;ar, cette citation de Florian Vernet :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Grammatica :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Per nosautres&lt;br class='autobr' /&gt;
exist&#237;s pas encara&lt;br class='autobr' /&gt;
lo present de l'indicatiu.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, outre la langue occitane sous ses diff&#233;rentes formes, d'autres int&#233;r&#234;ts de ce site peuvent surprendre : &#034;francoproven&#231;al&#034;, &#034;catalan&#034;. Pourquoi le locuteur et l'&#233;crivant de l'occitan proven&#231;al que je suis s'int&#233;resse-t-il aussi &#224; deux langues voisines, toutes deux comme lui lambeaux perp&#233;tu&#233;s du latin apport&#233; par l'envahisseur romain ?&lt;br class='autobr' /&gt;
On peut l&#233;gitimement se le demander, tant le destin de ces trois familles linguistiques est dissemblable.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est justement cette diff&#233;rence de destin qui m'a int&#233;ress&#233;, et m'a permis de mieux comprendre ce qui &#233;tait advenu, et ce qui advient, pour cet occitan de Provence.&lt;br class='autobr' /&gt;
D'un c&#244;t&#233;, le catalan, une langue longtemps r&#233;prim&#233;e par le pouvoir espagnol r&#233;trograde et oppresseur, mais toujours enracin&#233;e dans la soci&#233;t&#233; catalane : une langue qui a assum&#233;, mais aussi transcend&#233; les conflits sociaux et politiques internes &#224; la soci&#233;t&#233; catalane, une langue qui a rompu la mal&#233;diction de la diglossie (langue haute &#8211; langue basse) en portant &#224; la fois des esp&#233;rances d&#233;mocratiques antifranquistes et des esp&#233;rances nationalitaires, une langue aujourd'hui en situation fragile mais &#233;vidente de normalit&#233; officielle. Bref, bien que l'hymne f&#233;libr&#233;en proven&#231;al soit un salut fraternel aux catalans, dont la langue apparaissait aux premiers f&#233;libres comme un rameau de la langue d'oc, la situation catalane n'a rien de comparable &#224; la situation de l'occitan : l'occitan n'a jamais &#233;t&#233; le vecteur d'un engagement politique, et encore moins, malgr&#233; quelques proclamations creuses, celui d'un v&#233;ritable engagement nationalitaire, enracin&#233; dans la soci&#233;t&#233; civile. Les locuteurs de l'occitan ont accept&#233; de ne pas transmettre la langue &#224; leurs enfants car ils voyaient l&#224; le moyen de mieux les ins&#233;rer dans une soci&#233;t&#233; et une structure nationales o&#249; par ailleurs, &#224; la diff&#233;rence des Catalans, ils trouvaient leur compte. Le regard sur la Catalogne m'a permis de mesurer la fragilit&#233; de la revendication de reconnaissance occitane qui, faute de l'impossibilit&#233; d'un engagement politique nationalitaire, a cru ne se fonder que d'une noblesse culturelle, des Troubadours &#224; Mistral prix Nobel&#8230; N'en d&#233;plaise aux tenants d'un salut de la langue par la seule Lettre, les &#339;uvres litt&#233;raires, aussi n&#233;cessaires, aussi prestigieuses soient-elles, n'ont pas suffi &#224; enrayer la d&#233;perdition d'usage de la langue populaire.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est d'ailleurs ce constat qui m'a amen&#233;, dans les ann&#233;es 1980, &#224; travailler sur la r&#233;alit&#233; totale de l'&#233;criture de l'occitan proven&#231;al et languedocien, tant j'&#233;tais incommod&#233; par les pr&#233;tentions totalitaires d'un certain Mistralisme. Mon propos a &#233;t&#233; alors d'&#233;tudier concr&#232;tement l'&#233;criture et la publication en langue d'oc en dehors de la seule ambition litt&#233;raire, de mesurer sa pr&#233;sence et son impact dans la vie religieuse, politique et sociale de notre Sud-Est fran&#231;ais, de la fin de l'Ancien R&#233;gime &#224; la guerre de 1914. Quelques ouvrages sont n&#233;s de cette recherche, o&#249; je pense avoir montr&#233; qu'il serait bien r&#233;ducteur de r&#233;duire l'&#233;criture et la pratique sociale de la langue d'oc &#224; la seule mise en forme po&#233;tique. Une grande partie du contenu de ce blog en t&#233;moigne.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est alors que m'a beaucoup aid&#233; le regard sur le francoproven&#231;al (ou arpitan), &#233;clat&#233; sur trois &#233;tats (France, Suisse, Italie), que les locuteurs naturels qualifiaient ordinairement et sans p&#233;joration de &#171; patois &#187;. Une langue qui ne b&#233;n&#233;ficiait en rien du prestige d'une litt&#233;rature reconnue. Or, j'ai pu constater l&#224; une m&#234;me pr&#233;sence dans la publication non litt&#233;raire, et une simultan&#233;it&#233; des cycles de reconnaissance et de p&#233;joration de l'idiome. Preuve s'il en &#233;tait que la reconnaissance litt&#233;raire de la langue d'oc dans notre Sud-Est n'&#233;tait qu'un &#233;piph&#233;nom&#232;ne occultant l'utilisation de l'idiome dans tous ses registres religieux, politiques et sociaux, et que la pr&#233;sence, puis le d&#233;clin de cette utilisation ob&#233;issaient en domaine francoproven&#231;al comme en domaine occitan &#224; la m&#234;me donne sociopolitique. Ce qui n'enl&#232;ve rien, bien s&#251;r, &#224; la r&#233;alit&#233; et &#224; l'int&#233;r&#234;t de la cr&#233;ation litt&#233;raire pass&#233;e et pr&#233;sente.&lt;br class='autobr' /&gt;
Depuis les ann&#233;es 1970, sans pour autant adh&#233;rer &#224; quelque chapelle que ce soit, j'ai &#233;t&#233; partie prenante du mouvement occitaniste. Une grande partie du contenu de ce blog refl&#232;te mes exp&#233;riences et mes interrogations sur cet occitanisme qui semble aujourd'hui assez diff&#233;rent de ses ambitions originelles.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le lecteur de ce site trouvera donc ici, je l'esp&#232;re, mati&#232;re &#224; documentation, lecture et r&#233;flexion sur des questions o&#249; je n'engage que moi.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Du sens d'un engagement &#034;occitaniste&#034;</title>
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		<dc:date>2025-10-23T07:55:04Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Ren&#233; MERLE</dc:creator>


		<dc:subject>Occitan</dc:subject>

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&lt;p&gt;Quelques reflets de trente ann&#233;es et plus d'engagement occitaniste &lt;br class='autobr' /&gt; Jeudi 2 d&#233;cembre 2004. Je n'ai jamais r&#234;v&#233; d'un drapeau et de fronti&#232;res pour une Occitanie mythique. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le chemin de cet engagement a &#233;t&#233; celui de la d&#233;couverte d'une langue, de l'horizon le plus imm&#233;diatement familial &#224; celui d'un vaste ensemble allant de l'Atlantique aux Alpes et &#224; la M&#233;diterran&#233;e. Cette d&#233;couverte n'a jamais &#233;t&#233; antagoniste de mes autres engagements. Elle n'a pas &#233;t&#233; facile. Les articles de cette (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://renemerle.com/remembranca/spip.php?rubrique2" rel="directory"&gt;Motivations de ma recherche en domaine occitan et francoproven&#231;al&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://renemerle.com/remembranca/spip.php?mot2" rel="tag"&gt;Occitan&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Quelques reflets de trente ann&#233;es et plus d'engagement occitaniste&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Jeudi 2 d&#233;cembre 2004.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je n'ai jamais r&#234;v&#233; d'un drapeau et de fronti&#232;res pour une Occitanie mythique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le chemin de cet engagement a &#233;t&#233; celui de la d&#233;couverte d'une langue, de l'horizon le plus imm&#233;diatement familial &#224; celui d'un vaste ensemble allant de l'Atlantique aux Alpes et &#224; la M&#233;diterran&#233;e.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette d&#233;couverte n'a jamais &#233;t&#233; antagoniste de mes autres engagements. Elle n'a pas &#233;t&#233; facile. Les articles de cette rubrique &#034;occitane&#034; en expliquent les avanc&#233;es et les retraits.&lt;br class='autobr' /&gt;
J'ai publi&#233; r&#233;cemment un petit roman, &lt;i&gt;Le couteau sur la langue&lt;/i&gt;, o&#249; je fais passer beaucoup de cette d&#233;couverte, et o&#249;, sous le couvert apparent de la fantaisie et de l'imagination, presque rien n'est invent&#233;... sinon les langues que l'on s&#232;me coup&#233;es :&lt;br class='autobr' /&gt;
Cet engagement occitaniste est ins&#233;parable du plaisir d'&#233;crire en langue d'Oc, &#233;voqu&#233; sur ce site.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il est aussi ins&#233;parable de la pr&#233;sence publique de la langue d'Oc, et ce en dehors de l'enseignement que j'ai pratiqu&#233; en lyc&#233;e dans les ann&#233;es 1970 et en cours public dans les ann&#233;es 1970 et dans les ann&#233;es 1990 &#224; La Seyne (Var).&lt;br class='autobr' /&gt;
Enfin, cet engagement occitaniste est ins&#233;parable de ma recherche historique et sociolinguistique.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je renvoie le lecteur curieux &#224; la presque totalit&#233; des textes de ce site consacr&#233;s &#224; la recherche et &#224; l'information historique&#034;. Cette approche historique et sociolinguistique de la langue d'Oc, de son &#233;criture, de sa pratique sociale, etc., ne peut pas &#234;tre indiff&#233;rente, du moins je l'esp&#232;re, &#224; ceux qui &#339;uvrent pour un avenir possible de la culture d'Oc.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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