Depuis sa naissance en 1854, parallèlement à l’entreprise qui se voulait au départ populaire de son Armana, puis à l’organisation du mouvement aux plans locaux et régionaux, le Félibrige a misé principalement sur une renaissance littéraire pour défendre et promouvoir la langue d’Oc. Cette floraison de publications offrit évidemment de belles réussites, à côté de textes plus quelconques ; la plus belle des réussites étant sans conteste celle de Mistral, dont la réputation nationale fut (…)
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Félibrige
Articles
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Félibrige 1866
23 octobre 2025, par René MERLE -
Naissance du Félibrige
23 octobre 2025, par René MERLEAbandonnant l’entreprise de Gaut, Roumanille, Mistral et cinq amis proches fondent le Félibrige à Avignon, en 1854. Dès 1855 les Félibres publiaient chez les frères Aubanel, à Avignon, leur Armana où ils annonçaient clairement la couleur, si l’on peut dire.
En voici l’article inaugural, qui donne le ton de cette production qui se veut bonhomme et populaire, mais qui, de façon quelque peu codée, veut régler son compte au rassemblement tel que le concevait le Roumavagi et à ses conceptions (…) -
Renaissantisme provençaliste, et politique (1855-1914), l’exemple du Var. Le Felibrige varois
23 octobre 2025, par René MERLERené Merle, “Renaissantisme provençaliste et politique (1855-1914), l’exemple du Var”. Mélanges Michel Vovelle, Sociétés, Mentalités, Cultures, France (XVe-XXe siècles), Université de Provence, 1997, pp. 353-357
Le Félibrige naît en 1854 en pays rhodanien de la réunion de sept poètes provençaux, dont Roumanille et le jeune Mistral. Il se donne pour première mission de redonner au provençal, à la langue populaire, toute sa dignité. Cette naissance est une prise de distance avec l’ensemble (…) -
Gelu et les Félibres, 1874
23 octobre 2025, par René MERLEGelu fit une ultime réapparition lors des festivités toulonnaises de 1873. Cf. : Gelu à Toulon, 1873
L’Armana prouvençau per lou bèl an de Diéu 1874, adouba e publica de la man di felibre publie un compte rendu qui n’accorde pas une importance particulière à Gelu, dont on connaissait les positions antifélibréennes, et, pour sauver la mise, en utilisant le terme félibréen de "majoral", lui accole une dignité imaginaire de "majoral d’âge du Gai savoir", c’est-à-dire, pour parler clair, (…) -
Lou Cassaire et le félibrige
23 octobre 2025, par René MERLEEn 1862, la Félibrige (né en 1854) s’organise véritablement, en établissant, - véritable académie régente de la langue et de sa graphie -, un nombre restreint de membres, répartis en sept sections.
L’entreprise est cruellement critiquée par les troubaires marseillais regroupés autour de l’hebdomadaire Lou Cassaire. Vous lisez ci-dessus un exemple de ces amabilités, avec les premiers couplets d’un long développement très agressif .
En réponse, les félibres rhodaniens écrasent de leur (…) -
Barjomau et les Félibres ! 1864
23 octobre 2025, par René MERLESous le Second Empire, regroupés autour du libraire-éditeur Féraud, les rimailleurs provençaux de Marseille visaient un public populaire dans leurs pièces de divertissement. Voici un exemple des amabilités que ces Troubaïres marseillais adressaient aux félibres, auxquels ils reprochaient une langue artificielle et un purisme élitiste. Barjomau (l’inspecteur des contribution indirectes Félix Peise) était alors un fer de lance de l’offensive anti-félibréenne. On lira sur ce blog (cf. Les (…)
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« La Dóutrino mistralenco »
23 octobre 2025, par René MERLEJ’ai relu avec grand intérêt la conférence prononcée en 1907 devant l’Escolo de la Targo de Toulon par le capoulié Pierre Dévoluy, « la capoulié de l’action » : La Dóutrino mistralenco.
Il est intéressant d’en comparer les thèmes à ceux grandement diffusés par l’occitanisme contemporain. Résumons les. L’histoire que l’on enseigne dans les écoles n’est que celle de Paris. Elle veut ignorer qu’au Moyen Âge le sud de la Gaule, le Midi, était radicalement différent du Nord en ce qui concerne (…) -
Nouno Judlin
23 octobre 2025, par René MERLE"L’ouro d’espèr", un poème de la poétesse félibréenne Nouno Judlin
L’ouro d’espèr vai pica, en van la pos suplica, siés souleto, bèn souleto. Lou silènci es alentour, que te plouro un dòu d’amour. Siés souleto, bèn souleto, freirejant emé la mort, espampairis de bèus ort, e tant palo que siés talo qu’uno qu’à plus set de res. Inguènt, baume n’i’a plus ges que soulage lou sòuvage patimen de toun mau-cor. ’n’autro peno es en accord, ’me ta peno, e vous meno tòuti dous en rudo man. Quau (…) -
Entre-signe sus lou Felibrige varés d’avans 1914.
23 octobre 2025, par René MERLELou Terraire, publication du Centre Culturel Provençal, Draguignan, n°59, 1996
Fa quàuqueis an, estudièri l’escrituro prouvençalo dei Varés dins la proumièro mita dóu siècle passa : assajèri de coumprèndre lou role e la plaço dóu prouvençau dins la “souciéta civilo”, de replaça leis escrivan, pichoun vo pas pichoun, dins soun tèms. Mi regalèri. Aro espepiouni l’escri prouvençau varés, passa 1850. Mi regàli un còup de mai. Bèn entendu, la diversita deis intervencien, amusanto vo seriouso, (…) -
1897 - "La Lanterne", sur les Félibres
23 octobre 2025, par René MERLEDans la feuille parisienne La Lanterne – 10 août 1897, le critique et écrivain Jean Ajalbert [1863-1947], alors quelque peu libertaire (et boulangiste), et lui même d’origine méridionale, se moque gentiment des descentes estivales des Félibres de Paris sur le Midi, mais il s’interroge aussi sur la vitalité apparente du « vrai » mouvement, celui de la province, et sur son avenir. Variétés Ce qui distingue les félibres des pauvres gens franchimans, c’est une grande résistance à la chaleur. En (…)