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Le Parti Communiste français félicite Abd-el-Krim, 11-9-1924

mardi 18 décembre 2018, par René Merle

Le télégramme qui mit les communistes au ban

Un exemple de l’engagement du jeune PCF contre l’oppression colonialiste : l’Humanité du 11 septembre 1924 présente ainsi le télégramme de la direction communiste à Abd-el-Krim, télégramme qui, on s’en doute, a fait scandale dans tous les autres secteurs de l’opinion.

« Le Ve congrès a souligné l’importance des luttes libératrices des peuples opprimés contre l’impérialisme mondial. Partout, des luttes se développent, en Chine, au Maroc. Le prolétariat mondial doit les soutenir. Pour la première fois, le Parti français prend position nette. Il rompt définitivement avec la position colonialiste négrière de la social-démocratie. Il continuera, à côté des peuples opprimés, à mener sa lutte jusqu’au triomphe de la Révolution dans le monde entier.

Groupe parlementaire, Comité directeur du Parti communiste, Comité national des Jeunesses communistes, saluent la brillante victoire du peuple marocain sur les impérialistes espagnols. Ils félicitent son vaillant chef Abd-el-Krim. Espèrent qu’après la victoire définitive sur l’impérialisme espagnol, qu’il continuera, en liaison avec le prolétariat français et européen, la lutte contre tous les impérialismes, français y compris, jusqu’à la libération complète du sol marocain.
Vive l’indépendance du Maroc !
Vive la lutte internationale des peuples coloniaux et du prolétariat mondial.
Pour les organismes directeurs,
SEMARD, DORIOT. »

Le destin des deux secrétaires nationaux du Parti les séparera cruellement, Jacques Doriot (1898-1945) créera son parti fasciste et, au terme de l’épisode collaborationniste, mourant sur une route du réduit hitlérien, le 22 février 1945 ; Pierre Semard (1887-1942), dirigeant syndicaliste des cheminots et militant communiste, sera fusillé par les nazis à la prison d’Evreux le 7 mars 1942.

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