La Seyne sur Mer

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La tentation du Repliement sur le patrimonial, quand le confort est là et que l’espérance fait défaut...

jeudi 6 février 2020, par René Merle

La Tentation du repli vers le passé apparemment sans politique, celui des vestiges, des monuments, des présumés aïeux...

À l’occasion de ces retrouvailles organisées dont certains sont friands, il m’arrive de revoir des « anciens » de mes épisodes passés, (études secondaires et supérieures, enseignement), que j’avais connus bien engagés dans des courants qui se voulaient porteurs d’avenir.
Las, quand, en fin de parcours, les grandes causes s’émoussent, que règne le vide organisationnel, mais que la faim ne fait pas sortir le loup du bois (comme dans les classes dites "subalternes" en proie au mal vivre et au chômage), je peux constater que bien des Éveillés (pas tous heureusement), militants de jadis, faute de mieux se redécouvrent dans le local, le patrimonial, la généalogie, la toponymie, et j’en passe, tellement le politique est désespérant…
Amis lecteurs des classes moyennes, convenablement « éduqués », anciennement lestés de politique, soyons honnêtes, qui de nous n’a pas ressenti cette tentation du repli vers le passé apparemment sans politique, celui des vestiges, des monuments, des présumés aïeux ?
Je n’ai absolument rien contre le retour au local, au patrimonial, etc., retour auquel j’ai amplement participé et auquel je continue à participer... Mon blog linguistique en témoigne par exemple, et pas mal de versants de ce site également.
C’est quand ce repli verrouille le regard et l’intervention sur le présent que le bât blesse.
Ainsi, avec ce repli, fleurissent tant et tant d’études rassurantes qui, pour sérieuses qu’elles soient, n’en sont pas moins les béquilles d’une marche fracassée vers un vrai destin collectif.
Ainsi continue-t-on sa course vers la fin, en constellant de modestes et savantes étoiles rallumées le terreau des provinces, pardon, des régions, mais non, des territoires, livrés plus que jamais aux arrivistes à sang froid et aux technocrates des regroupements de communes, qui remplacent les honnêtes tâcherons communaux d’antan, et se soucient comme d’une guigne du patrimonial, des vestiges, des monuments et des présumés aïeux…

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