La Seyne sur Mer

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Les grands ne nous paraissent grands que parce que nous sommes à genoux

samedi 28 mars 2020, par René Merle


Dès son premier numéro, 12 juillet 1789 [1], le très répandu journal Révolutions de Paris, du jeune publiciste Élisée Loustalot [2] portait en en-tête, comme en écho à La Boétie [3] :

« De la servitude volontaire »… J’avais récemment, comme tant d’autres, pointé tout ce que le texte de la Boétie avait de contemporain :
Retour sur la Boétie. "De la servitude volontaire" et de notre présent.

Quand je lis que la côte de l’exécutif fait en bond, alors que le Roi est nu, je me dis en effet que :
« Les grands ne nous paraissent grands,
Que parce que nous sommes à genoux.
Levons nous
… »

Notre Président n’apparaît grand que parce qu’il a endossé la capote de Clémenceau, chef de guerre, (et le képi de Pétain, contempteur des erreurs passées), pour nous tirer de ce pétrin mortel. Vingt ans de gestion catastrophique du service santé par les hautes fonctionnaires au service des présidents successifs, cela ne se répare pas en un jour, ni en quatre phrases. Notre Monarque feint d’en tirer les leçons pour l’avenir. Je ne doute pas que quand nous sortirons de la crise, il balaiera qui lui demande des comptes et poursuivra son œuvre de destruction. Et ce en accord avec son socle électoral (si 75 % des Français estiment que la crise est mal gérée, il en reste quand même 25 % qui pensent le contraire, et ce sont ses électeurs du premier tour).

Notes

[1Cf. l’insistance de l’imprimeur à montrer que le journal avait précédé le basculement décisif du 14 juillet :

[2Dans l’agitation qui précéda le 14 juillet, Loustalot s’était signalé par ses harangues enflammées dans la promenade du Palais Royal

[3Cf. mot clé : La Boétie.

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