La Seyne sur Mer

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Encore sur l’identité, Brassens

dimanche 17 mai 2020, par René Merle

Encore sur l’identité, pardon, Identity [1] again. Brassens et sa ville natale.

Comme je m’énerve vraiment un peu devant l’abondance des annonces peintes en rose (au double sens du mot, optimiste et socialiste) sur le thème : « Après, pas comme Avant », et des appels et pétitions pour un petit sursaut de la Gauche ( !) en ce sens, annonces et pétitions qui me paraissent illustrer la fameuse formule de Giuseppe Tomasi di Lampedusa dans Le Guépard : « Bisogna cambiare tutto per non cambiare nulla » (Il faut tout changer pour que rien ne change), je me suis dit qu’une bouffée mélodique m’aiderait à supporter ce déconfinement politico-médiatique, et j’en suis donc revenu à la notion d’identité évoquée dans l’article précédent ? J’ai alors ricoché sur notre Brassens, dont personne ne mettra en doute l’ouverture à l’universel et le refus des enfermés « qui sont de quelque part », avec ce retour quelque peu joyeusement funèbre à Sète (la chanson est de 1966), la ville qu’il avait quittée bien jeune.

Vous avez certainement remarqué que Brassens, qui ne parlait pas pour rien dire, sépare bien la fuite de son âme vers un paradis qui n’a rien de sétois, (celui de la bohème parisienne du XIXe siècle), et le repos de son corps pour lequel il sollicite le pays natal. Ainsi en va-t-il, dans le contexte de nos identités multiples, de là d’où l’on vient, de là dont on s’est échappé, et de là où, quoi qu’il en soit, on retourne.

Notes

[1Ces Anglais nous ont vraiment tout piqué, question lexique

1 Message

  • Encore sur l’identité, Brassens Le 17 mai à 11:56, par MP

    7’06" ! Pas formaté pour le passage sur les radios. Pour la petite histoire, Maxime le Forestier raconte que Brassens a laissé dormir dans ses tiroirs des années la Supplique ..., au motif qu’il n’était pas satisfait de l’avant-dernier vers "Qui fait du pédalo sur la vague en rêvant" Il cherchait un autre mot que "pédalo", qui ne lui convenait pas. Finalement il n’a pas trouvé. Pédalo est donc resté. Brassens était extrêmement sensible au langage, attentif aux mots, et il travaillait beaucoup ses textes. Et jetait beaucoup aussi. On a l’impression que tout coule de source, alors que tout est travaillé, ciselé. Art suprême, finalement le travail est oublié et ne subsiste que la grâce de la musique et de la poésie.

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