La Seyne sur Mer

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À l’ombre des grand/e.s égotistes

mercredi 15 juillet 2020, par René Merle

Heureux ceux (celles) qui, sans descendants, n’ont eu à s’occuper que d’eux nous ont bassiné et nous bassinent avec leurs états d’âme et leurs élégies nombrilisées, somptueuses ou nulles. La poésie française recente, écrite et/ou chantée, en a eu son lot, avec des maîtres que je respecte, de Breton à Aragon, et leurs metteurs en musique. Le piège de l’égo est tel que, même autrement lotis par le destin, l’on s’y retrouve.
Il est si facile de ne s’occuper que de soi quand l’on considère à travers soi le sens de notre bref passage sur cette terre, et que l’on pose son misérable (au sens banal d’insignifiant) Ego en pierre de touche de la marche du monde. Rousseau était plus chirurgical, qui avait abandonné ses enfants [1], comme Neruda qui avait abandonné sa petite fille handicapée.
De fait, à ne considérer que le destin de nos Belles Âmes, il vaudrait mieux ne pas avoir d’enfants, et ne s’occuper que de soi, et naturellement des Grandes Causes diverses constamment proposées aux Grands Hommes (et Femmes, of course). Après tout, c’est cela que retient l’opinion, et que retiendra la postérité, qui n’a rien à cirer des choix existentiels de nos grandes âmes...

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