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Regard (hexagonal) sur la fin de l’été, et… la mémoire courte

mardi 25 août 2020, par René Merle

L’été s’en va, et notre Président aussi qui vient de quitter nos terres varoises, et leurs eaux (jet ski oblige. Les mérous de la réserve naturelle vont enfin être tranquilles).
Je sais bien, malgré la menace persistance du virus et l’abonnement au petit écran de nos spécialistes médicaux, nos compatriotes ont essayé de profiter au maximum de ce vide estival, rempli à grand peine par les incessants déplacements de ministres, qui, comme les carabiniers, arrivent toujours après coup… C’est dire que nos compatriotes n’avaient guère la tête politique. Et comme le disait un certain Maréchal, nombre d’entre eux ont la mémoire courte, si tant est qu’ils ont de la mémoire, sinon en matière footballistique…
Ainsi de l’accueil ma fois plus qu’honorable que l’opinion estivale a fait à deux jokers majeurs du renouvellement, Jean Castex et Roselyne Bachelot.
Mémoire courte… quand on sait que tous deux furent les responsables de la réforme mortifère de l’hôpital (Loi HPST dite loi Bachelot, 2009, préparée entre 2005 et 2007 par le directeur de l’hospitalisation au ministère de la Santé, Jean Castex et sa tarification à l’acte T2A).

Pour le reste, les grandes manœuvres électorales ont commencé avec les universités de fin d’été des divers courants politiques.
J’écoutais ce dimanche le leader des Insoumis déclarer : « le système néolibéral, le capitalisme ont failli », et de signifier « la rupture avec cet ordre du monde ».
J’espère que ceux qui applaudissaient auront quand même en mémoire qu’en Grèce, il y a peu, l’insoumis Tsipras était tout aussi catégorique. On connaît la suite.
Et puisque mémoire il y a, j’espère aussi et surtout que les plus anciens de ceux qui applaudissaient, se souviendront de la déclaration du mentor dont Jean-Luc Mélenchon se réclame toujours :
« Réforme ou révolution ? J’ai envie de dire - qu’on ne m’accuse pas de démagogie, ce serait facile dans ce congrès - oui, révolution. Et je voudrais tout de suite préciser, parce que je ne veux pas mentir à ma pensée profonde, que pour moi, sans jouer sur les mots, la lutte de chaque jour pour la réforme catégorique des structures peut être de nature révolutionnaire.
Mais ce que je viens de dire pourrait être un alibi si je n’ajoutais pas une deuxième phrase : violente ou pacifique, la révolution c’est d’abord une rupture. Celui qui n’accepte pas la rupture - la méthode, cela passe ensuite -, celui qui ne consent pas à la rupture avec l’ordre établi, politique, cela va de soi, c’est secondaire..., avec la société capitaliste, celui-là, je le dis, il ne peut pas être adhérent du Parti socialiste
. »
François Mitterrand, Congrès d’unification socialiste d’Épinay sur Seine, (13 juin 1971).
C’est dire qu’en période pré-électorale, j’ai une propension à me méfier des belles paroles…

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