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Emmanuel Macron 666. Le chiffre de la Bête et le Messie

mercredi 2 septembre 2020, par René Merle

Mme Boutin [1] nous l’avait suggéré lors de l’élection présidentielle de 2017 : le score d’Emmanuel Macron portait le signe de la Bête (l’Antéchrist), ce chiffre 666 qu’annonçait l’Apocalypse selon saint Jean [2]. Le candidat startup n’avait-il pas obtenu 66,06% des suffrages au second tour ?
Elle en a eu confirmation en découvrant l’immatriculation du jet-ski présidentiel estival de 2020, qui se terminait par les mêmes chiffres.
Pourtant, chacun le sait, le prénom « Emmanuel » est dérivé de l’hébreu , soit « Dieu est parmi nous », et désigne le Messie promis par l’Ancien Testament au peuple juif… Et c’est bien sur cette base messianique qu’Emmanuel, pourfendeur de la politique des partis, était arrivé en tête au premier tour, et qu’il avait pu terrasser le dragon FN au second tour.
Mais voilà, Mme Boutin a semé en nous le doute :
— Emmanuel Messie ou Emmanuel 666 ?
Quoi qu’il en soit, nous dit Saint Jean, la Bête viendra semer le mal, la terreur et les catastrophes, avant que ne revienne le Messie, qui l’anéantira.
Bigre.
Voilà qui nous incite à réfléchir à ce premier mandat d’Emmanuel Macron. 666 ? Le moins que l’on puisse dire est que, sans avoir été apocalyptique, il a quand même plongé le pays dans de profondes divisions, pratiqué de la force un usage démesuré, et assumé le mensonge d’un « en même temps, gauche et droite » qui s’est avéré tout simplement être à droite.

Mais voilà aussi qui nous incite à imaginer le Messie qui nous délivrerait du porteur du 666.
Silence radio à droite en cette fin d’été, mais les candidats se bousculent dans la nébuleuse gauche « vert-rose-rouge ». Chacun (et même l’ex président normal) est persuadé d’être le bon numéro, mais chacun sait qu’il ne pourra pas l’emporter sans le ralliement des autres. On se tâte, on recommence à se parler, on se sourit, et surtout on se teint en vert…
Dans notre vieux pays où les traditions monarchiste et bonapartiste ont encore de beaux restes, chacun de ces candidats virtuels pense sans doute que l’élection se jouera sur un charisme personnel, et que les programmes ont seulement l’importance que peuvent leur accorder les naïfs, comme ceux qui crurent au programme commun mitterrandien, ou à la gauche plurielle jospinienne.
Et pendant ce temps, la crise sanitaire, économique, sociale, morale n’en finit pas de s’aggraver…

Notes

[1Mme Boutin, ancienne ministre du logement du président Sarkozy, présidente d’honneur du parti chrétien démocrate

[2Chapitre 13, 19

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