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Avril 2017, Castaner - Macron à Marseille

dimanche 13 septembre 2020, par René Merle


Comme le temps passe… un peu plus de trois ans à peine…
Dans la série « Les Français ont la mémoire courte », comme l’affirma un certain Maréchal, j’ai repensé à cette soirée d’avril 2017 à Marseille, ou, à trois semaines du premier tour de l’élection présidentielle, nous avons pu prendre toute la mesure de la vraie nature du macronisme, et nous inquiéter de la suite.
La salle est pleine. Sur la tribune, quelques rangées de groupies extatiques censés représenter la "diversité" locale, et devant elles, en chauffeur de salle, le député socialiste des Alpes de Haute Provence, futur ministre de l’Intérieur. Le voilà d’abord qui arbore une écharpe du PSG, histoire de la faire huer. puis le voici qui se met à sauter comme un cabri en entonnant le chant des supporters marseillais, « Qui ne saute pas n’est pas Marseillais », devenu « Qui ne saute pas n’est pas Macron ! ». Et nos extatiques de sauter avec le pantin pitoyable. Si vous ne me croyez pas, regardez les images sur Youtube…
Mais voilà encore que surgit notre fringant candidat, devant une salle en délire à laquelle il lancera « On craint degun [1] ! », dans ce qu’il voulait être une connivence linguistique avec les fils de Phocée…
On sait que les campagnes électorales sont grosses de démagogie, mais cette soirée marseillaise d’Avril, par le sommet atteint, fut comme révélatrice de la profonde médiocrité d’une coterie qui se voulait celle du Messie.
Au fait, je me demande ce que pensent aujourd’hui les convaincus qui se crurent obligés de sauter pour saluer l’envoyé de la finance…

Notes

[1On ne craint « personne »

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