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Du racisme anti arabe à l’islamophobie - II

vendredi 13 novembre 2020, par René Merle

Suite de : Du racisme anti arabe à l’islamophobie - I

Allez, enfonçons encore quelques portes ouvertes, et donnons quelques précisions aux jeunes générations qui attendent avec impatience notre disparition, pour ne plus avoir à payer nos retraites.
Les lecteurs déjà au fait de géopolitique ou de politique migratoire s’abstiendront, car les lignes qui suivent ne leur apprendront rien.
Il n’est d’ailleurs pas le moins du monde question ici de faire l’histoire approfondie de l’immigration maghrébine, (j’en serais bien incapable), et, corrélativement de l’insertion ou de la non insertion des immigrés et enfants d’immigrés, un thème qui a nourri tant de pétitions, de débats télévisés, et évidemment tant d’études et d’essais dont notre monde intellectuel est friand. Je ne peux que vous y renvoyer, et Internet en est un bon reflet.
Il n’est pas question non plus de présenter un tableau exhaustif des relations internationales qui ont pu agir sur cette insertion ou cette non insertion de la population d’origine immigrée maghrébine. Je ne suis pas Pascal Boniface, et je ne chronique pas au Monde diplomatique.
Alors à quoi bon écrire ? Disons que mon propos est seulement, rapidement et donc bien schématiquement, de m’aider à comprendre comment l’on est passé du tristement traditionnel racisme anti arabe des années d’avant la Guerre d’Algérie [1], de la détestation de l’Autre, pris dans sa réalité physique la plus immédiate, - détestation où la religion tenait bien peu de place -, à ce qu’il devient convenu d’appeler l’islamophobie, c’est-à-dire la haine d’une religion. Et ce alors même que les adeptes de cette religion ne sont plus seulement des étrangers débarquant sur le sol métropolitain, mais désormais des citoyens français jouissant des mêmes droits et des mêmes devoirs que les autres.

J’évoquais dans l’article précédent le flux migratoire continu, voire accru, qui a suivi l’accession de l’Algérie à l’indépendance, en 1962, et le décret sur le regroupement familial de 1976.
Les années 1980 furent des années de confusion où la présence diffuse, et parfois très concentrée d’immigrés maghrébins dans la population française entraîna à la fois une coexistence allant heureusement vers la normalité [2], et une méfiance dont le Front national naissant allait faire son cheval de bataille. Alors se répandit le mot infâmant : « les Gris », qui stigmatisait à la fois les immigrés installés en France depuis des décennies et la vague montante d’enfants d’immigrés, venus jeunes avec des parents, et surtout, de plus en plus, nés français en France, dont l’horizon était français (mais avec possibilité, fort employée, de double nationalité) [3]
La question décisive devint alors celle de la situation et de l’avenir de ces centaines de milliers d’enfants et de jeunes gens tout naturellement français, mais vivant dans des familles où le souvenir prégnant du pays natal s’accompagnait de la pratique de la langue natale.
Qu’on y songe en effet, hormis le français, les deux langues les plus parlées en France étaient (et demeurent) l’arabe dialectal et le berbère (d’Algérie et du Maroc).
Du côté du pouvoir et de l’Éducation nationale, loin de prendre acte de cette situation, de réfléchir au rôle de cet héritage linguistique dans la formation de la jeunesse qui en héritait, parlers arabes et berbères connurent le traitement appliqué antérieurement aux parlers populaires, « patois » péjorés, exclus de l’enseignement et de la vie publique. Deux mondes sans communication. On ne pouvait mieux signifier aux parents que l’avenir de leurs enfants dépendait de la rupture avec la langue de l’enclos familial et du retour estival « au bled ». On ne pouvait mieux déprécier les parents aux yeux d’enfants accédant à une autre langue et un autre monde grâce à l’école publique.
Nonobstant les difficultés sociologiques, nombreux furent ceux, et peut-être surtout celles, qui, avec l’encouragement prégnant de leurs parents, purent, ou surent, faire pleinement leur le français de l’enseignement public, et profiter de l’ascenseur social que celui-ci ouvrait encore. Plusieurs ministres femmes en ont témoigné dans les quinquennats successifs. Et la crise sanitaire actuelle a fait connaître par télé interposée les noms maghrébins de tant de médecins, sociologues, avocats, publicistes, et j’en passe…
On ne saurait en dire autant de la situation dans les quartiers populaires et dans les « cités » ghettos, nids de misère et de déshérence sociologique, où l’absence de vraies perspectives d’avenir détournait une partie de la jeunesse du respect pour le sanctuaire scolaire.
Notre société du spectacle, qui sait tout récupérer, a bien vite compris quel profit elle pouvait de ce nouveau français des cités, où s’affirmait vigoureusement un accent qui devenait d’une certaine façon celui d’une génération populaire, quelle que soit son origine ethnique. Accent bientôt « mode », grâce aux séries, aux films dits réalistes, et à un « entertainment » multiforme… Ce qui apparut comme un reflet de la réalité signait en fait l’enfermement de la jeunesse d’origine maghrébine dans un Ailleurs à la fois pittoresque et inquiétant.
Autrement plus significatif que ces mises faciles en exotisme intérieur fut par exemple en 2004, le superbe film d’Abdellatif Kechiche, L’Esquive, (qui, on l’a souvent dit et je le répète, est un film sur la parole). Il révélait à qui l’ignorait encore le français parlé par la jeune génération des cités, mais il montrait aussi quelle maîtrise du français et de la culture française accompagnait le montage pour une fête scolaire du Jeu de l’amour et du hasard, de Marivaux, par de jeunes collégiens d’une cité HLM.

Les années 1980 furent celles d’une profonde mutation, où l’humilité forcée des parents (« surtout ne pas se faire remarquer »), se transformait chez certains jeunes en fierté d’appartenance revendicative.
C’était une nouvelle époque, où apparut une nouvelle appellation, pas forcément péjorative, et même revendiquée, de « Beurs » [4] pour désigner les jeunes nés sur le territoire français et dont les parents sont immigrés maghrébins.
Il n’est pas question alors de réflexion historico-métaphysique sur le pourquoi et le comment de l’immigration. Il est seulement question de la réalité d’un vécu souvent difficile. « Nous sommes d’ici et nous parlons de notre situation ici ». Ainsi commencèrent, après l’émeute des Minguettes à Vénissieux, en 1983, les « marches contre l’inégalité sociale et le racisme », vite baptisées par les médias marches des Beurs.
Le septennat de François Mitterrand avait débuté en 1981. Et le PS avait vite abandonné les promesses du Programme commun de la gauche pour un « réalisme » néo-libéral de la « rigueur ». Il n’était donc pas question de laisser se développer dans la jeunesse un vrai mouvement de contestation sociale contre les discriminations. Directement créé en 1984 par le socialisme à la sauce Mitterrand, et manipulé par lui, SOS racisme, récupéra le mouvement des Beurs en le coupant de sa dimension première, et « Touche pas à mon pote » devint aussi bien le slogan des Belles Âmes humanistes que l’alibi de jeunes gens en quête de reconnaissance sociale et d’avenir politique dans les sphères du pouvoir.
Dans le même temps, funeste dialectique, afin d’empêcher la Droite classique d’obtenir la majorité absolue, le pouvoir mitterrandien favorisait la croissance de l’influence du FN, un FN qui faisait son fonds de commerce de la critique du mouvement des Beurs…
Dans ce bouillonnement protestataire d’une partie de la jeunesse d’origine maghrébine, rien ne relevait a priori de la religion, et encore moins d’un islamisme politique jusqu’alors pratiquement inconnu en France.
Mais c’est pourtant avec es années 1980 que cette appellation d’islamisme s’est répandue, à partir de la donne internationale : Iran, Afghanistan, Algérie.

Iran ? De la révolution contre le pouvoir dictatorial mais laïcisant du Shah, naquit en 1979 la République islamique. Quelle confusion alors chez des esprits pourtant a priori lucides, comme ceux de Sartre et de Foucault : leur soutien à un islamisme reçu comme religion des pauvres, révolutionnaire, tiers mondiste, anti impérialiste, occultait l’islamisation forcenée de la société, l’éradication sanglante des militants laïcs et des communistes du Parti Toudeh…
Episode bien oublié aujourd’hui, quand l’Irak laïque attaqua en 1980 l’Iran islamiste, alors que l’Occident, et particulièrement la France, fournissait à l’Irakien Saddam Hussein l’armement dont il avait besoin, y compris les armes chimiques, beaucoup de nos intellectuels et de nos Belles Âmes prirent le parti de la République islamique.
Ainsi se répandit dans les médias et dans la sphère politique le mot d’islamisme, avec des répercussions immédiates sur la société française.
Depuis l’après 1968, pour un certain gauchisme, la figure de l’immigré avait remplacé celle du prolétaire français désigné désormais comme châtré de toute aspiration révolutionnaire. Cette illusion d’optique fut bien vite démentie. Les prolétaires d’origine maghrébine, travailleurs de l’automobile par exemple, se mobilisaient dans une énergique action syndicale qui irritait profondément le pouvoir socialiste d’alors.
D’où le dérapage du ministre de l’intérieur socialiste Gaston Defferre qui en 1983 qualifia de « grèves saintes d’intégristes, de musulmans, de chiites » les grèves dans l’industrie automobile [5].

Mais le mot « islamisme » connut bientôt tragiquement une signification beaucoup plus réelle et concrète avec les attentats islamistes meurtriers de 1986.
Pour l’opinion publique, le mot « islamiste » prenait tout son sens, mais il ne pouvait s’appliquer à l’ensemble des musulmans. En effet, les attentats avaient pour but revendiqué de faire cesser le soutien apporté par la France à l’Irak, pays musulman mais laïque, dans sa lutte contre l’Iran intégriste.

Autre source de diffusion du mot « islamiste » dans ces années 1980, l’Afghanistan.
Quand en 1979 les Soviétiques envahirent l’Afghanistan pour porter secours au pouvoir communiste attaqué par les talibans islamistes, l’Occident soutint, finança et arma les Talibans, et pendant les dix années de cette guerre, bien des intellectuels français, indifférents aux périls de l’islamisme terriblement intégriste des Talibans, eurent pour ces intégristes les yeux de Chimène. Et le mythe du combattant de la foi se répandait dans nos quartiers et nos cités…

Algérie ? En 1989, la victoire des Talibans en Afghanistan allait déclencher un autre épisode, tout près de nous celui-ci, la guerre civile algérienne.
Les milliers de volontaires musulmans de tous pays qui avaient combattu aux côtés des Talibans s’en revinrent chez eux, et notamment en Algérie, où l’influence du Front islamique du Salut (FIS) était grande.
En 1991, le gouvernement algérien annula les élections dont le premier tour annonçait la victoire du FIS. Le FIS fut interdit, des milliers de ses partisans arrêtés. Ce fut le début de la guerre civile qui ensanglanta le pays pendant dix ans, où les anciens d’Afghanistan jouèrent un rôle décisif et se signalèrent par leur cruauté à l’égard de leurs compatriotes musulmans non intégristes [6].
Pendant que les Algériens subissaient, l’Occident détournait la tête, voire conseillait au gouvernement algérien, au nom de la démocratie, de changer de politique à l’égard de l’islamisme [7]
Des intellectuels algériens n’ont depuis pas cessé de dénoncer la cécité ou la lâcheté de ces dirigeants occidentaux [8].
L’écrivain bien connu Boualem Sansal qui, pour avoir vécu cette guerre civile, sait ce que l’islamisme veut dire [9], n’a cessé de mettre en garde les pouvoirs européens.

Voilà les nouvelles que recevaient nos compatriotes musulmans dans une période où la sécularisation, constatable pour l’Islam comme pour les autres religions, avait fait son chemin, mais où le communautarisme et l’endoctrinement prospéraient dorénavant, grâce au réseau légal et souvent financé de l’étranger (Arabie saoudite, Qatar, Turquie), qui multipliait mosquées, associations, écoles, et sites de propagande. Alors commencèrent à fleurir foulards, voiles, voire parfois niqab et burka, alors se confortèrent les interdits alimentaires et sociétaux...

La généralisation de la présence des enfants d’immigrés maghrébins sur tout l’hexagone, et en particulier dans les villes, témoignait à sa façon de l’intégration en normalité de ces jeunes, mais en même temps cette osmose rendait encore plus ostensibles les signes de communautarisme et d’islamisation, que l’on pouvait constater partout dans la rue, comme dans les commerces ou sur les lieux de travail.

À la fin des ces confuses années 1980 apparut la première crise publique à propos des signes musulmans religieux, avec le foulard de collégiennes de Creil en octobre 1989. D’autres suivront.
En 1998, le grand leurre optimiste de l’équipe dite « black blanc beur », victorieuse du mondial, vint provisoirement occulter la réalité des cités et des banlieues.
Ce leurre masquait aussi bien cette islamisation rampante que l’exaspération d’une référence proclamée aux origines, et parfois pour quelques-uns proclamée en arrogance, par exemple sur les gradins d’un match international.

Le 15 mars 2004 est publiée la loi prohibant dans les écoles, collèges et lycées publics, le port de signes ou tenues par lesquels les élèves manifestent ostensiblement une appartenance religieuse.
Les polémiques ne cesseront pas pour autant, ainsi en particulier celle du port du voile par des mères accompagnant les sorties scolaires.
Aux protestations des organisations communautaires musulmanes contre ces lois jugées "liberticides" se joignirent bien des intellectuels de gauche qui crièrent à l’islamophobie.

Pendant ce temps, bien peu reconnaissant envers ses soutiens étatsuniens pendant la guerre en Afghanistan contre les Soviétiques, Al-Qaïda [10] de Ben Laden commit l’attentat que l’on sait le 11 septembre 2001, acte majeur de sa lutte contre les « Croisés » occidentaux.
Sous le prétexte fallacieux de complicité avec Ben Laden et de détention d’armes de destruction massive, Bush en profita pour attaquer l’Irak laïque en 2003.
Dans le chaos qui suivit, Al Qaïda proclama avec d’autres groupes djihadistes "l’État islamique d’Irak" (2006) qui devint en 2013 "l’État islamique en Irak et au Levant", Etat islamique appelé ordinairement en Occident Daesh. Le « Levant » désignait avant tout cette Syrie où Daesh tenait une place de plus en plus grande dans la révolte, initiée en 2011, contre le régime de Bachar-el-Assad, sans que les Occidentaux fassent clairement dans leur soutien à la révolte à la différence entre des forces d’opposition non intégristes et les groupes intégristes. Les un comme les autres bénéficièrent initialement ou durablement de l’aide de la Turquie, de la France, des États-Unis, de l’Arabie Saoudite, du Qatar et de la Jordanie…
Au-delà de sa lutte contre le régime « impie » de Bachar, le but proclamé de Daesh était d’étendre son califat à l’ensemble des pays musulmans, voire au-delà, et de porter la terreur chez les « Croisés » par des attentats aveugles ou ciblés. Et quand le danger représenté par Daesh et ces groupes islamistes devint évident, et que les occidentaux commencèrent à les combattre, de véritables brigades internationales de jeunes combattants, notamment français et tunisiens, vinrent renforcer Daesh en passant par la Turquie. Preuve s’il en était besoin que l’islamisme radical n’était plus seulement apporté de l’extérieur, mais qu’il avait dorénavant de vraies racines dans une jeunesse en quête de repères.
Cerise sur le gâteau, l’intervention franco-anglaise contre le régime libyen en 2011, et le chaos sanglant qui s’ensuivit, permirent la dissémination des groupes islamistes armés dans tout le Sahel.

On le voit, l’Occident et certains régimes musulmans dits "modérés" portent une lourde responsabilité dans la propagation d’un islamisme conquérant et meurtrier, qui a certainement fait plus de victimes « musulmanes » que de victimes « chrétiennes ». Alors même que, demeurant dans leur déni, les tenants intellectuels des idéologies indigénistes, racialistes et décoloniales, et autres communautaristes, importées depuis les pays anglo saxons et particulièrement des États Unis, nous expliquent que désigner clairement l’ennemi ferait porter l’opprobre sur l’ensemble de nos citoyens musulmans !

Notes

[1Guerre d’Algérie ? pardon, « les événements d’Algérie » comme on a si souvent pudiquement, et hypocritement, qualifié ces huit années tragiques

[2Que l’on pense aux plats maghrébins désormais emblématiques de la consommation française, à la présence si utile de ces modestes magasins d’alimentation ouverts à toute heure (ah, le délicat humour français sur « l’arabe fruitier »), et surtout aux innombrables rencontres, dans les secteurs les plus divers, avec des prestataires de services (ouvriers, artisans, commerçants, techniciens) d’origine maghrébine).

[3Pour les lecteurs occitanophones, je donne ici un billet mien du 12 décembre 1989, paru dans le quotidien communiste marseillais La Marseillaise :
"Lei Gris
Vos aprendrai pas rèn, mai de parlar alèuja. Aquest estiu, aneri per un debat dins una vilòta pròchi de ieu ; après begueriam un còp, ambé lei collègas. Plaça, fònt que raja, platanas, jogaires de bòchas, estatua de la Republica, bar, discutidas, jogaires de cartas... De nos ausir, d’unei que si bevián lo pastis, nos parleron, en “patoas” coma disián, que li fasiá plesir, de tot un pauc, dau païs, de la lenga... Fin finala, l’occitan es encara dins lei bocas, sensa vergonha, mi pensavi. Meme se pas luenh, en riba de mar, dins de lotissaments sensa fin tant e tant son venguts d’amont per viure au solelh : sabon meme pas que l’occitan existís, o se ne’n garçan.
E puei quauqu’un diguèt : Mai ara, m’as comprés, ambé lei Gris...
L’a d’emplastres ansin que ti fan de bèn, que ti remeton lei mès sus tèrra. L’i tornarem, sensa faire de morala, sus aqueu problema dei grèus, que lo racisme e lo fascisme s’enrasigan tanbèn dins un sentit d’identitat que, per èstre positiu, pòu pas èstre pres en carga que per lei fòrças democraticas. Devèm e lèu prepausar d’analisis e d’accions positivas sus la plaça e lo ròtle de la cultura d’òc dins la libanisacion de la societat miejornala.
Renat Merle"
Le billet est tiré de mon site linguistique Remembrança, accès sur ce site à gauche de la bande supérieure sous le titre.

[4« Beur » est le verlan du mot « arabe ». L’enflure médiatique du mot l’a fait remplacer dans la créativité populaire par le mot contre-verlan « rebeu »

[5On lira sans doute avec intérêt cet article de Libération : Grèves mulsulmanes.

[9« Terrible résultat : plus les islamistes gagnaient de terrain et redoublaient de cruauté, moins les gens réagissaient. L’info tue l’info, l’habitude est un sédatif puissant et la terreur, un paralysant violent ». Boualem Sansal, Le Figaro, 31 août 2018, article : « Oui, l’Europe a peur de l’islamisme, elle est prête à tout lui céder ».

[10Fondée en 1987, l’organisation était née d’une structure transmettant aux Talibans avec la bénédiction américaine les dons en provenance des pays musulmans,

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