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Président Giscard d’Estaing, journée de deuil national

dimanche 6 décembre 2020, par René Merle

9 mars, journée de deuil national en l’honneur du défunt président Giscard d’Estaing, je me permets d’ajouter quelques lignes au livre de condoléances…
La veille de son septennat nous parle d’un temps que « les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître », ni même imaginer, un temps où la contraception était clandestine, l’avortement illégal, le divorce course d’obstacles…
On ne dira jamais assez quel souffle d’air frais les réformes sociétales giscardiennes ont apporté à notre vie, en prise qu’elles étaient avec la mutation de la société et les légitimes pressions du féminisme.
Pour autant, car il y a un mais, je ne peux oublier que son septennat a été celui de l’entrée de notre société dans le néo-libéralisme [1], sous l’égide de cette Trilatérale [2] dont beaucoup de nos compatriotes ignorent qu’elle dirige le monde au profit du grand capital. Trilatérale dont il fut aussitôt un des membres éminents. L’intérêt présidentiel pour les nouvelles technologies, sa fascination pour la compétitivité et la libération des prix, son incitation à la casse de nos fleurons industriels comme la sidérurgie, accompagnèrent le début du démantèlement de la République sociale née de la Libération. Son européanisme a encore plus engagé la France dans un système où elle perd beaucoup de sa souveraineté : pensons par exemple à la mise en place du système monétaire européen (SME) en 1979.
Et si le Président Giscard a donné le droit de vote à 18 ans, c’est aussi lui qui a institué le CDD. La masse des jeunes en situation de précarité peuvent lui en savoir gré !
Bref, le libéralisme sociétal, qui rendait à chacun plus de liberté individuelle au plan sexuel et au plan familial, s’accompagnait d’un libéralisme économique qui plaçait chacun dans la « liberté » de la compétition et de la fin des protections sociales…

Notes

[1Le monde capitaliste entre alors dans le grand cycle néo libéral dur aux pauvres et doux aux riches, qu’illustre l’arrivée au pouvoir de Reagan et de Mme Thatcher

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