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À propos de Shakespeare, Août 2014

lundi 4 juin 2018, par René Merle

Si vous suivez sur France Culture la très intéressante émission d’Antoine Perraud Tire ta langue, (non, je ne dis pas cela parce que j’y ai été invité, encore que…), vous devez avoir écouté, le 29 juin, l’entretien avec le chercheur québécois Lamberto Tassinari : "Que devait exactement Shakespeare à John Florio ?". Bon, IL est possible que ni Florio ni Tassinari ne vous soient familier. À qui l’aurait manquée, rappelons donc la présentation de l’émission :

" Avec Lamberto Tassinari, membre fondateur de la revue transculturelle montréalaise ViceVersa qu’il a dirigée jusqu’à son terme en 1997. De 1982 à 2007, il a enseigné la langue et la littérature italiennes à l’Université de Montréal. Écrivain et chercheur, il a publié en 1985 un premier roman Durante la partenza et en 1999, un recueil d’essais, Utopies par le hublot. En 2008 est paru en italien Shakespeare ? È il nome d’arte di John Florio, qui développe l’hypothèse selon laquelle le linguiste italien résidant en Angleterre, John Florio (1553-1625), serait probablement l’auteur caché derrière les oeuvres dramaturgiques et poétiques de son puîné William Shakesepeare (1664-1616), fécondées par Montaigne (dont Florio fut le traducteur en anglais), la langue italienne et La Bible... Retour sur une thèse pour le moins controversée et une figure aussi méconnue que fascinante des lettres anglaises."

Et si le sujet vous intéresse, vous pourrez également lire à ce sujet, sur le blog Daniel Bougnoux, « Le Randonneur », [http://media.blogs.la-croix.com], la longue polémique menée du printemps au plein été, qui a vu notamment l’affrontement de Lamberto Tassinari et d’un spécialiste réputé, Henri Suhamy.
Je ne suis pas indifférent, loin de là, aux éclairages et aux vérités biographiques. Mais j’avoue ma totale incompétence en matière shakespearienne... Donc, bien que dans la bobosphère médiatique, il est bon de sortir ses ergots, je me garderai de prendre parti.
En tout cas, une des retombées de ces lectures a été que je me suis mis à relire Shakespeare cet été. Et c’est déjà ça ! Avec deux regrets cependant, deux gros regrets. Le premier est qu’il est difficile traiter de théâtre sans voir la représentation. Le second, j’ose à peine l’avouer, c’est que je ne suis pas à même de le lire vraiment correctement l’anglais d’antan, et j’ai bien peur (à tort sans doute) que la traduction française, aussi pertinente qu’elle soit, ne tire le texte vers une grandiloquence, un excès, un pathos que le texte original ne doit sans doute pas porter... Mais, en définitive, je l’ai lu en me félicitant de ne rien savoir de certain sur l’auteur : qu’importe après tout ? d’une certaine façon, les personnages m’ont paru d’autant plus crédibles que je ne voyais pas le supposé individu Shakespeare ( ?) en filigrane, mais la très plastique et permanente humaine nature. Mais peut-être suis-je dans l’erreur absolue ?

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