La Seyne sur Mer

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L’Ospite. La Virgen de agosto

jeudi 7 janvier 2021, par René Merle

Je viens de voir à l’affilée L’Ospite, de Duccio Chiarini, et Eva en août (La virgen de agosto), de Jonás Trueba. Deux films qui mêlent à la mélancolie existentielle une ironie discrète. La premier a pour décor Rome, le second Madrid. Deux capitales, deux pays voisins pour lesquels j’ai toujours eu un tropisme, tropisme presque familial pour l’Italie, tropisme en reconnaissance de mystère pour l’Espagne.
Deux films a priori sans grands rapports, mais qui en fait posent dans la spécificité du lieu une réalité contemporaine qui peut tous nous toucher, de façon oh combien plus efficace et délicate que le nombrilisme de certains films français.
Deux anti héros, entre 30 et 40 ans, bons représentants de ces couches de « dignotosa mediocrità », comme l’écrit un critique italien. Lui, le Romain, est professeur non titulaire voué aux remplacements. Elle, la Madrilène, est comédienne sans emploi. Tous deux dans l’après d’une rupture, tous deux en quête de sens à donner à leur vie sans enfants, tous deux se raccrochant aux rencontres amicales ou imprévues. Rien de dramatique, rien de désespéré dans ces deux brèves séquences de vie flottant au jour le jour, et qui donnent pourtant envie de vivre.

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