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Italie. À propos des insurrections populaires du « Triennio » révolutionnaire.

dimanche 14 février 2021, par René Merle

La guerre révolutionnaire, initiée en 1792, de défensive devint vite une guerre de conquête où l’ambition de libérer les "peuples frères" de la tyrannie et de la superstition se transforma vite en guerre de pillage et d’annexion.
Pour autant, il est certain que, dans un premier temps à tout le moins, l’arrivée de l’armée française a été saluée avec ferveur par une partie de l’opinion "éclairée" gagnée aux Lumières. Quitte à être ensuite désabusées.
Cf. par exemple : Edoardo Calvo, Jacobin piémontais.


Armée française et Jacobins italiens.
Si les Jacobins italiens ont été nombreux et ardents [1], le rejet populaire n’en a pas moins été massif.
En envahissant l’Italie, Bonaparte avait voulu terroriser par avance toute protestation [2]. Mais les révoltes populaires anti-françaises et anti jacobines du « triennio rivoluzionario » de 1796 à 1799 ont cependant été fort nombreuses. En écartant la grande révolte "sanfédiste" du Royaume de Naples en 1799 [3], et en 1799 celle de "Viva Maria" en Toscane et celle de Rome, on peut, pour s’en tenir à cette Italie du Nord occupée qui nous préoccupe, citons celles du Piémont méridional, et les fameuses Pâques véronaises en 1797, ainsi que celles qui secouèrent le pays de la Ligurie à Romagne et à la Vénétie.
Tant à l’occasion du bicentenaire de la révolution française qu’à l’occasion du cent-cinquantième anniversaire de l’unité italienne, ces insurrections ont fait l’objet de nombreuses études en Italie : naturellement, comme on pouvait s’y attendre, nombre d’auteurs ont sacrifié à l’idéologie. Si tous s’accordent à pointer le rôle des exactions françaises dans la colère populaire, certaines privilégient la profondeur du sentiment religieux devant les "ennemis de Dieu" et le rôle d’une amorce de patriotisme italien, d’autres au contraire nient toute donne commune à ces révoltes et les abordent seulement dans l’extrême variété des situations locales, en faisant primer l’aspect communaliste ou l’aspect populaire sur des considérations plus générales.
Le lecteur intéressé pourra d’abord se reporter à deux recensions (en français) parues dans les Annales historiques de la Révolution française concernant des ouvrages parus en italien :
Vovelle
Anna Maria Rao

Qui lit l’italien peut se reporter avec intérêt à :
Oscar Sanguinetti

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