La Seyne sur Mer

Accueil > France contemporaine > France contemporaine politique > Politique européenne > Les exigences de Bruxelles

Les exigences de Bruxelles

vendredi 22 janvier 2021, par René Merle

Ainsi, en pleine épidémie, Bruxelles exige du gouvernement français qu’il mène à terme la réforme des retraites et celles de l’assurance-chômage. Sans quoi, gare, pas de subventions…
Énorme provocation et cynisme évident. On n’ouvrira le robinet que pour les bons adeptes du néo-libéralisme, quitte à provoquer une crise majeure.
Il faudrait quand même que nos candidats à la candidature à l’élection présidentielle, qu’ils se réclament de la gauche, de l’écologie, de la France insoumise ou du Peuple uni, disent comment ils comptent vraiment faire aboutir un programme de justice sociale, sans faire sauter le carcan de Bruxelles.
Sinon, ils ne seront que des Tsipras en puissance, qui renieront leurs promesses au nom du réalisme…
Il n’est pas possible de bâtir une véritable alternative, s’il en est encore temps, sans être clair sur cette obéissance aux injonctions mortifères de l’Europe, ou sur leur refus.
Mais en cas de refus, c’est-à-dire en cas d’affrontement direct avec les représentants européens du capitalisme mondialisé, il faudra avoir une solide, une énorme assise populaire. Allende avait risqué l’aventure avec seulement un tiers des votants. On connait la suite.
Tsipras l’avait obtenue, ce qui ne l’a pas empêché de trahir parce que les masses qui lui faisaient confiance s’en sont quand même tenues à la délégation de pouvoir et ne se sont pas donné les moyens d’empêcher le reniement.
On ne peut pas dire que, pour l’heure, nos appareils politiques soient bien clairs sur ces perspectives...

Répondre à cet article

| Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0 | SPIP