La Seyne sur Mer

Accueil > Histoire, de la Préhistoire à aujourd’hui > XIXe siècle (jusqu’en 1914) > Seconde République > Campdoras avait de qui tenir

Campdoras avait de qui tenir

samedi 9 février 2019, par René Merle

Voici un complément biographique sur Campdoras, (un des dirigeants de la colonne insurrectionnelle varoise de décembre 1851), auquel j’ai consacré une étude présente sur ce site :
Campdoras : de l’espérance républicaine brisée au destin américain. De l’Insurrection de 1851 à la guerre de Sécession
J’extrais ces quelques lignes de l’ouvrage de Georges Vidal, Han Ryner. L’homme et l’œuvre, Aux éditions anarchistes, Librairie internationale, Paris, 1924.
Han Ryner, de son vrai nom Ner, écrivain et philosophe libertaire, 1861-1938 – Ses parents étaient des Roussillonnais émigrés en Algérie où il est né. Il fit ses études à Forcalquier et Aix-en Provence, et ses premiers postes d’enseignant furent en Provence, notamment à Sisteron où il se distingua dans la lutte contre l’épidémie de choléra de 1884… et par son non conformisme. Mais venons-en à Campdoras.
« La mère de Han Ryner était la fille d’un officier de santé qui, sous le gouvernement de Louis-Philippe, fut de toutes les sociétés secrètes républicaines et bonapartistes (on distinguait mal et on disait patriotes.) Elle était la sœur d’Antonin Campdoras qui, au Coup d’Etat de 1851, fut un des chefs du soulèvement républicain dans le Var. A Draguignan [il faut bien sûr lire Aups] – où la révolte fut définitivement écrasée – il se battit contre les troupes du Prince-Président, bientôt Empereur, avec une épée d’honneur qui lui avait été donnée (à quelle occasion ? on ne se souvient pas) par le Prince-Président. Ce Campdoras était alors médecin dans la marine militaire. Après la défaite de des partisans, il se sauva en Italie, puis en Amérique, où il a fait souche. »
(Vidal avait recueilli de Ryner ce souvenir transmis par la mémoire familiale).

Répondre à cet article

| Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0 | SPIP