La Seyne sur Mer

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Casque d’or, le bal dont je ne me lasse pas

samedi 27 mars 2021, par René Merle

Malgré son échec commercial, Casque d’Or, de Jacques Becker [né en 1906] (tourné en 1951, sorti en 1952), est un de mes films préférés du cinéma français de l’après-guerre. Pour moi, la scène de la rencontre de Casque d’or et de Manda est une des plus belles scènes de ce cinéma...
En 1973, Reggiani lui consacrera une chanson, Un menuisier dansait, que l’on trouvera facilement sur le Net.

Triste contrepoint à cette mythologie, un triste écho publié le 12 août, en première page de la toute jeune Humanité, en son année de naissance 1904

"Les gloires passent vite, dans le kaléidoscope de la vie parisienne. Ainsi, c’est à peine si l’on se souvient de Casque d’Or, cette beauté de carrefour, dont les beaux yeux firent couler le sang des Apaches. Nous l’avons aperçue hier. Elle promenait ses charmes déjà fatigués sur le boulevard de Sébastopol et n’y provoquait nulle sensation. Casque d’Or a passé, comme tant d’autres héroïnes de drames ou de scandales. Après avoir vainement essayé du théâtre, de la « littérature » - n’a-t-elle pas écrit ses mémoires ? - avoir posé pour des peintres et des photographes, elle est revenue à ses occupations premières. « Fleur de Bitume », comme dirait notre confrère Emile Goudeau [1]".

Notes

[1Goudeau, modeste fonctionnaire mais par ailleurs homme de lettres, grand humoriste et mystificateur, avait publié Fleurs du Bitume en 1878, l’année où il fondait le Club des Hydropathes !

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