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Phèdre

lundi 8 mars 2021, par René Merle

Il n’y avait pas de théâtre dans ma petite ville natale, et quand ensuite je me suis retrouvé enfermé dans le séminaire laïque de l’école normale d’instituteurs, la seule sortie culturelle occasionnelle était celle des Jeunesses musicales.
Autant dire que j’étais un parfait béotien en matière de théâtre vécu, partagé en salle, avant mes années d’étudiant à Paris. Que de découvertes alors !
Dans cette rubrique "Souvenirs de théâtre", je vais ici focaliser sur Racine, que j’évoquais dans un récent billet [1].
Pour commencer, Il y a eu le choc du Bérénice monté par Barrault, en 1955 à Marigny.
Choc qui me fit me précipiter sur le livre, tout frais sorti aux éditions du Seuil en 1952, que Barrault avait consacré à sa vision de Phèdre [2], sur laquelle il travaillait depuis 1942.
Par cette mise en scène, les vagues souvenirs d’avant la baccalauréat dès le début se gorgeaient de vie. Ainsi, dès le début, la sortie de Phèdre recluse s’éclairait d’une lumière solaire et d’une violence sensuelle, contrastant avec la froide virilité d’Hippolyte.
Acte I, scène 3.
Mes yeux sont éblouis du jour que je revois
[...]
Soleil, je te viens voir pour la dernière fois !

Et il faudrait parler de tout le montage symphonique de la pièce, sur lequel Barrault s’est si souvent expliqué.
Écoutons-le par exemple ici :

Notes

[1Cf. : Racine et Corneille.

[2La pièce fut créée le 1er janvier 1677 par la troupe royale en l’Hôtel de Bourgogne, sous le titre de Phèdre et Hippolyte.

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